1 (Modifié par webmestre 15/02/2016 à 08:24)

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Bonjour j'ai un commentaire sur Zone d'Apollinaire à écrire mais je n'arrive pas, depuis le début de l'année mon professeur de Français nous a pas beaucoup aidés, pouvez - vous m'aider svp? Nous devons aussi trouver les procédés de cette partie du poème
C'est un commentaire du vers 135 jusqu'à la fin du poème c'est-à-dire :

Tu es debout devant le zinc d'un bar crapuleux
Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant

Ces femmes ne sont pas méchantes elles ont des soucis cependant
Toutes même la plus laide a fait souffrir son amant

Elle est la fille d'un sergent de ville de Jersey

Ses mains que je n'avais pas vues sont dures et gercées

J'ai une pitié immense pour les coutures de son ventre

J'humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

Tu es seul le matin va venir
Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues

La nuit s'éloigne ainsi qu'une belle Métive
C'est Ferdine la fausse ou Léa l'attentive

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d'Océanie et de Guinée
Ils sont des Christ d'une autre forme et d'une autre croyance
Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances

Adieu Adieu

Soleil cou coupé

Nous devons adopter le parcours de lecture suivant  :
A. Vous montrerez que le poète fait le récit d'une nuit d'ivresse.
B. Vous expliquerez pourquoi on peut dire de ce poème qu'il est à la fois moderne et traditionnel.

Je vous en remercie d'avance pour votre aide très précieuse.

Voici mon introduction :
Le poème que nous allons étudier s'intitule " Zone ", extrait du recueil Alcools d'Apollinaire et publié en 1913, vers 135 à 155.
Dès la parution de son ouvrage, Apollinaire fût considéré comme le plus grand poète du XXeme siecle car il allie dans ses poèmes personnels la tradition et la modernité, dont il fait l'expérience sur Paris. [copier-coller Internet]
Nous allons étudier les vers 135 à 155 du poème. Dans un premier temps, nous verrons en quoi cet extrait du poème Zone est un récit d'une nuit d'ivresse, puis nous expliquerons pourquoi on peut dire de ce poème qu'il est à la fois moderne et traditionnel.

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Bonjour linali,
Il faudrait nous proposer une ébauche de travail...
Tu as lu l'extrait ? Quelles sont tes impressions de lecture ?

3 (Modifié par webmestre 15/02/2016 à 08:24)

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

J'ai du lire tous le livre, donc oui j'ai lu ce poème et très franchement je n'ai pas vraiment compris, c'est pour cela que je sais pas trop quoi dire.

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Dès la parution de son ouvrage, Apollinaire fut considéré comme le plus grand poète du XXe siècle.

Je ne suis pas si sûr qu'il ait fait aussitôt l'unanimité ! Et puis, le XXe siècle venait juste de commencer, c'était peut-être un peu tôt pour émettre un tel jugement.

Plusieurs phrases de cette introduction ont été trouvées sur un site en rapport avec le bac de français... Ce ne sont  pas vraiment tes impressions de lecture à toi, ni un vrai travail personnel.

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

J'ai repris un exemple d'introduction que j'ai fais en cours avec mon professeur sur un autre poème dans Alcool, j'ai juste remplacé pour le poème zone

6 (Modifié par webmestre 15/02/2016 à 08:25)

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Tout ceci n'est qu'un copier-coller d'un autre site consacré au bac de français, un extrait de fiche.
Je pourrais même donner le lien de la page.
C'est étrange que vous ayez  rédigé exactement la même chose en cours avec votre professeur...

7 (Modifié par Yvain 14/02/2016 à 19:14)

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Non, il faut faire un travail honnête, je veux dire intellectuellement honnête, et interroger le texte.
Je voudrais d'abord savoir ce que tu as exactement à commenter : tout le poème Zone ou seulement l'extrait que tu as posté ?Je n'avais même pas lu l'introduction jusqu'au bout... C'est donc seulement cet extrait.
Le problème, c'est qu'il est difficile de "découper" ce poème dans le dénaturer et sans en fausser les perspectives.
Bon.
Quelques recherches préliminaires :
- A qui renvoie le "tu" ? A qui renvoie le "je" ?
- Quel environnement est évoqué ici ?
- Qui sont les femmes évoquées ici ?
- Étudie la relation entre le "je" et ces femmes.
- Compare avec la manière dont était évoqué le spectacle urbain au début et au milieu du poème : que remarques-tu ?
- Que remarques-tu à propos de la disposition des vers, de leur longueur, de leur rythme (vers 1 à 9) ?
- Et tu bois...eau-de-vie : que remarques-tu dans cette double comparaison ? Quel rôle joue "l'alcool" ?
- Quel parcours suit-on du début à la fin de l'extrait ?
- Que remarques-tu à propos de la disposition des vers, de leur longueur, etc...  à la fin (vers 10 à 19) ?
- Que penses-tu de l'évocation religieuse de la fin ?
- Adieu Adieu : à qui, à quoi ?
- Soleil cou coupé : commente cette superposition d'images.

Une indication précieuse : Apollinaire a dit que Zone était "un poème de fin d'amour".

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Je suis pas très douée pour ça et assez moyenne pour le français, c'est pour ça que j'ai demandée de l'aide.
Juste l'extrait que j'ai postée.

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

Remonte le fil, je viens juste de poster. Bien sûr, tu ne rédiges pas les réponses.

10 (Modifié par 15/02/2016 à 17:37)

Apollinaire, Zone - Tu es debout devant le zinc...

D'accord merci beaucoup j'essayerais de trouver et je vous enverrais ce que j'ai fais.

Bonjour, voici ce que j'ai trouvée comme réponse :

Le « tu » et le « je » représente le poète. Il se parle à soi-même.
Je ne sais pas trop l’environnement dans l’extrait que je dois commenter, mais dans la globalité du poème il me semble qu’il parle de son enfance des fois. Il parle de matinée, de soirée, il semble dans l’extrait être dans un bar vers la fin.
Les femmes évoquées représentent peut être ses conquêtes du passé.
De 1901-1904 il séjour en Allemagne, sur les bords du Rhin, au cours duquel il rentre Annie Playden, une de ses futures muses, qui le repousse et part jusqu’en Amérique pour le fuir. Puis de 1904 à 1912 il vit une passion destructrice avec Marie Laurencin, peintre cubiste. (ses deux seules conquêtes dont on a parlé en cours)
« Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie, Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie » , il fait référence a de l’alcool dont il a besoin, et fait indirectement référence a ses peines de cœur. Il compare l’amour avec l’alcool.
Les adieux à la fin du poème est adressé a ses amours et fait allusion à sa mort.
[ La première version avait été : « Le soleil est là c'est un cou tranché » ; dans la pré-originale de 1912, (‘’Les soirées de Paris’’) cela devint « Soleil levant cou tranché » ; enfin, le poète aboutit à la forme finale, cacophonique et énigmatique car s’entend le son « coucou » ! «Soleil cou coupé» est une exclamation elliptique qui sonne le glas du monde nouveau, décapité et d’avance perdu. ] ( trouvé sur internet ) Le reste c'est de moi.