1 (Modifié par webmestre 12/02/2016 à 17:41)

Gaudé, Eldorado, chapitre 3 - Le commandant était maintenant trempé...

Bonjour

Je me suis inscrite sur le forum parce que j'ai vraiment besoin d'aide ; je n'arrive définitivement pas à faire un commentaire
Je suis en première S et le français c'est pas trop mon domaine...

Je dois, pour la rentrée, faire un commentaire d'un extrait du chapitre 3 de Eldorado de Laurent Gaudé (de "Le commandant était maintenant trempé" à "pour s'excuser de n'y être pas parvenus" pour ceux qui auraient le livre et voudraient jeter un coup d'oeil !)
Mais ça fait une heure que je suis dessus et je bloque totalement, je n'arrive pas à écrire quoi que ce soit !
J'ai cherché sur internet des méthodes de commentaire, et j'ai trouvé celle ci qui est pas mal du tout : https://openclassrooms.com/courses/comm … e-de-texte
Mais ils prennent, pour exemple de texte à commenter, un discours de Bush. Or moi c'est un extrait de roman que j'ai à commenter et j'arrive vraiment pas à appliquer la méthode, malgré que je la trouve vraiment très bien expliquée !

Voila, je vous écrit ce message de détresse, afin de trouver une âme charitable qui me donnerait des pistes pour m'aider à me lancer !
merci énormément d'avance

Le commandant était maintenant trempé. Cela faisait plus d’une heure qu'ils avançaient dans la nuit. Cela ne servait plus à rien. Il le savait. Ils ne trouveraient plus personne. Salvatore Piracci pensa aux hommes qui étaient sur ces trois barques manquantes. Au désespoir des derniers instants, lorsque l’embarcation chavire et qu’il n’y a personne pour voir la vie se débattre une dernière fois. Il pensa aux corps plongés dans l’eau, gesticulant un temps jusqu’à être gagnés par le froid et s’abandonner à l’immensité. Il les voyait disparaître de la surface puis continuer à flotter dans les courants sous-marins, comme de grands oiseaux, bras écartés et bouche ouverte, loin du tumulte de la surface. Combien d’hommes étaient en train de mourir ainsi cette nuit, sans cri, sans témoin, avec leur seule peur pour escorte ? Il contemplait la mer tout autour de lui et il aurait aimé hurler. De toute sa force. Hurler pour que les mourants l’entendent au loin. Simplement cela. Qu’ils sachent que des hommes étaient là qui ne les trouveraient jamais ou qui arriveraient trop tard mais qui étaient partis à leur recherche. Qu’ils sachent qu’ils n’avaient pas été oubliés. Alors il demanda à Matteo de faire retentir la sirène en continu. Pour que les flots soient remplis de ce bruit. Les barques étaient peut-être là, à quelques centaines de mètres, et ils ne le sauraient jamais. Les corps noyés passaient peut-être à l’instant même sous la coque de la frégate. Le son long et continu de la sirène était comme un dernier salut. Pour dire qu’ils avaient tout fait pour les trouver et pour s’excuser de n’y être pas parvenus.

Gaudé, Eldorado, chapitre 3 - Le commandant était maintenant trempé...

Bonjour.

Peut-être cette fiche méthode de notre site te conviendra-t-elle mieux ?
https://www.etudes-litteraires.com/meth … ompose.php

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Gaudé, Eldorado, chapitre 3 - Le commandant était maintenant trempé...

Le commandant  Salvatore Piracci  : à la vie, à la mort
Un homme cherche des hommes

I. Une situation dramatique
la nuit/la mer/des barques manquantes

II. Une lutte jusqu'au bout (focalisation interne)
les images qui le hantent, les répétitions anaphoriques
ses interrogations
l'énergie qu'il déploie (de toute sa force) (sirène)(tout fait pour essayer)