Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Bonjour !
J'ai obtenu mon bac littéraire en 2015 avec mention TB, et je tournais autour de l'année à 15/16 de moyenne avec de bonnes appréciations malgré quelques absences. Deux de mes professeurs m'avaient suggéré de tenter une prépa, pensant que cela me correspondrait. J'ai refusé, principalement par peur du stress et par crainte de ne pas être à la hauteur.
Je suis donc en L1 philosophie-histoire, parcours intéressant mais qui ne correspond pas aux attentes que j'avais et à mes projets futurs. J'aimerais intégrer une hypokhagne l'année prochaine, à Paris mais je n'ai aucune idée de celle qui pourrait me convenir.
J'ai un niveau assez moyen (j'étais dans un lycée faible, ce qui relativise ma moyenne générale de terminale) et je voudrais donc intégrer une prépa de bon niveau mais assez "relax" afin de ne pas craquer au bout de deux mois 

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Bonjour

"J'ai un niveau assez moyen". 

Tu as obtenu la Mention TB au Baccalauréat, qui est le même pour tous, ce qui montre que ton niveau en Terminale était excellent en Terminale, peu importe le lycée dans lequel tu étais. A mon sens, tu as un peu manqué de confiance en souhaitant faire l'impasse sur l'hypokhâgne l'an dernier, mais ce n'est pas bien grave. Tu peux très bien demander des prépas moins sélectives sur Paris, comme Molière ou Lamartine, mais tu peux aussi tenter mieux, après à toi de voir, il est clair que la pression sera plus importante à Louis-le-Grand qu'au sein d'une prépa de proximité, car la quasi-totalité des élèves vise l'ENS, mais cette pression peut s'avérer tout à fait positive.

Bonne chance

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Mzs a écrit :

je voudrais donc intégrer une prépa de bon niveau mais assez "relax" afin de ne pas craquer au bout de deux mois 

Cette prépa n'existe pas. Je suis dans une bonne hypokhâgne (Molière) au vu de ses résultats, excellente au vu de son enseignement, il y a un peu de pression de la part de quelques professeurs (il en faut bien) et jusqu'à maintenant, si j'ai bien compté, 9 personnes sont parties depuis le début de l'année, la première au bout d'une semaine.

4

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

aurel92 a écrit :

...au Baccalauréat, qui est le même pour tous...

D'accord avec le reste. Hélas, la remarque ci-dessus est inexacte. Car, si l'examen est national, la correction ne l'est pas! Et nous, professeurs de prépa, sommes bien placés pour savoir qu'il n'y a pas toujours, loin s'en faut, la même chose sous une même mention. J'ai vu, de mes yeux vu, des élèves qui avaient eu 18 et 18 aux EAF se montrer incapables d'écrire une phrase tant soit peu complexe sans accumuler les fautes élémentaires de grammaire, et dans une orthographe quasi phonétique.
Cela n'est pas un énième couplet sur la "baisse alarmante" du niveau, notez-le bien; seulement un correctif nécessaire (et assez déprimant) sur l'idée que le Bac aurait encore une valeur nationale... 

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Je suis tout à fait d'accord, ce que je voulais expliquer, c'est surtout qu'une mention très bien au baccalauréat général n'en reste pas moins révélatrice d'un travail très sérieux durant l'ensemble de l'année.

6

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

aurel92 a écrit :

il est clair que la pression sera plus importante à Louis-le-Grand qu'au sein d'une prépa de proximité, car la quasi-totalité des élèves vise l'ENS, mais cette pression peut s'avérer tout à fait positive.

Personnellement j'ai fait mon hypokhâgne à Louis-le-Grand et je ne pense pas avoir eu plus de pression sur les épaules que mes amis ayant fait leur hypokhâgne ailleurs. Mais j'ai eu la chance d'avoir de très bons profs, dont certains étaient même très compréhensifs et stimulants malgré tout.

Les grands lycées sont redoutés parce qu'on s'imagine qu'il n'y a aucune entraide, beaucoup de travail et une grosse fatigue psychologique. Mais c'est partout pareil.
La prépa, c'est difficile, il ne faut pas se mentir. Mais on y survit. Le plus important en prépa, c'est de savoir relativiser, de ne pas craindre l'échec. Il faut de la maturité et de la confiance en soi, plus que de la force de travail. Une de mes camarades travaillait d'arrache-pied, mais elle était fragile. Résultat : elle s'est retrouvée huit places derrière moi au classement du premier concours blanc, alors que j'avais certainement beaucoup moins travaillé qu'elle. J'étais juste beaucoup plus zen.
Et on forge des amitiés solides durant ces années. J'ai rencontré ma meilleure amie en hypokhâgne, et on est toujours heureuses de se raconter nos petites anecdotes de l'époque (même si on n'en riait pas à l'époque...).

Alors franchement, n'aie pas peur de faire des dossiers pour les "grands" lycées. Tu ne souffriras pas plus qu'ailleurs, et tu auras d'excellents professeurs, en plus d'une jolie ligne sur ton CV.

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Je nuance seulement la question des professeurs : il y a d'excellents professeurs dans les "petites" prépas, et de très mauvais profs dans les grandes prépas.

Pour le reste, je suis d'accord : la prépa, c'est dur. En France comme en Navarre.

8 (Modifié par SuperV 22/02/2016 à 17:43)

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Jean-Luc Picard a écrit :
aurel92 a écrit :

...au Baccalauréat, qui est le même pour tous...

D'accord avec le reste. Hélas, la remarque ci-dessus est inexacte. Car, si l'examen est national, la correction ne l'est pas! Et nous, professeurs de prépa, sommes bien placés pour savoir qu'il n'y a pas toujours, loin s'en faut, la même chose sous une même mention. J'ai vu, de mes yeux vu, des élèves qui avaient eu 18 et 18 aux EAF se montrer incapables d'écrire une phrase tant soit peu complexe sans accumuler les fautes élémentaires de grammaire, et dans une orthographe quasi phonétique.
Cela n'est pas un énième couplet sur la "baisse alarmante" du niveau, notez-le bien; seulement un correctif nécessaire (et assez déprimant) sur l'idée que le Bac aurait encore une valeur nationale... 

Et même une valeur tout court. J'ai un khâmarade qui n'a pas eu de mention au baccalauréat, qui est pourtant bien classé devant des filles qui ont eu Très Bien et qui a eu encore récemment 17 à une explication de texte en philosophie. Par ailleurs, il est choquant qu'un ouvrage d'orthographe soit recommandé à l'ensemble d'une hypokhâgne pleine de bachelières ès lettres toutes mentionnées.

9

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Artz a écrit :

Je nuance seulement la question des professeurs : il y a d'excellents professeurs dans les "petites" prépas, et de très mauvais profs dans les grandes prépas.

Pour le reste, je suis d'accord : la prépa, c'est dur. En France comme en Navarre.

Très certainement oui. Je n'ai fait qu'un seul lycée, donc je n'ai pas de point de comparaison. En tout cas j'ai eu d'excellents professeurs dans l'ensemble, un médiocre (certainement très bon dans sa discipline mais mauvais pédagogue), et un parfait taré (un harceleur qui a d'ailleurs fini devant les tribunaux). Cela arrive,  malheureusement...

10 (Modifié par Artz 22/02/2016 à 19:55)

Lycées parisiens pour une hypokhâgne

Je ne remets pas en cause le niveau des professeurs à Louis-le-Grand : j'ai eu là-bas mon meilleur cours de philosophie de toutes mes khâgnes.

Je ne voudrais simplement pas qu'on croit, à te lire, que le niveau des professeurs est identique aux résultats des prépas. C'est évidemment plus compliqué. Et ce qu'il faut en retenir, c'est qu'on peut avoir d'excellents et de très mauvais professeurs partout.