1 (Modifié par Jehan 29/01/2016 à 17:13)

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

Bonjour à tous,
Actuellement en classe de première S,
J'ai une dissertation a rendre pour jeudi prochain, mais voila je coince un peu
Le sujet étant: "Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes."
Pourriez vous me donner quelques pistes de réflexions concernant ce sujet
Cordialement,
Yolorispa

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

2 (Modifié par Laoshi 29/01/2016 à 19:56)

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

Le sujet étant: "Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes."

Réfléchissez à ce que serait la formation des jeunes si l'on supprimait toutes les disciplines qui les initient à la pensée de ceux qui les ont précédés, développent leur jugement et leur sens critique.

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

Ce  qui se produirait ? Ce qui se passe : yolorispa, de première S, coince un peu.

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

En première S, on fait du français, on peut faire du latin et du grec.

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

Je n'ai pas cessé de le dire à mes élèves...
Cependant, je note ici que pour beaucoup de nos potaches, l'appartenance à une section S est un motif d'être nul en français, comme ils disent.
Nous en avons la preuve avec yorispa : je suis en S, je ne sais pas mobiliser mes idées...

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Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

Pour yolorispa :" Il faut croire aussi à la vertu des influences contradictoires".

Au risque de s’y briser... vous apercevez bien l’objection ? Vous entendez les cris des gens prudents : à quoi bon montrer aux jeunes, grondent-ils, ces images extrêmes et contradictoires de l’humanité où dominent peut-être les fous et les déséquilibrés ; à quoi bon les initier à Lautréamont, à Kafka et leur faire lire les horreurs d’Henri Michaux ? Et de proche en proche, Flaubert n’est-il pas immoral ? Faites-vous un choix dans Balzac ? n’est-il pas risqué d’étudier Baudelaire ? Rimbaud vous paraît-il très sain ?
Oui, madame, l’enseignement comporte des risques : d’un point de vue comme le vôtre, toute culture serait dangereuse parce qu’elle détruit la naïveté. Elle est aux antipodes de l’innocence, elle vieillit, elle flétrit votre enfant ; il se peut même qu’elle lui fasse mal. Toute croissance est douloureuse. L’existence, à moins d’enfermer votre fils dans le paradis de l’enfant Bouddha, se chargera aussi de le meurtrir. Simplement la culture vieillit précocement et en profondeur : c’est ainsi qu’elle prépare à la vie.
C’est toute une aventure que de suivre une classe de lettres et ce n’est pas aussi anodin que vous le croyez. Le propre de cet enseignement, j’allais dire son honneur, c’est de ne pas avoir peur de la réalité et de ne tolérer aucun interdit. On peut tout aborder à condition de l’expliquer, de le faire parfaitement comprendre. Et c’est pourquoi l’on considère comme un excellent maître un homme comme votre ami J., ce doux sceptique, cet aimable dilettante qui par son ironie sait si bien brusquer l’esprit de ses élèves, les étonner et les faire réfléchir. Il faut croire à la vertu pédagogique du scepticisme; il arrive même qu’il provoque par contraste des ardeurs et des fidélités plus intenses ; il purifie les fausses convictions au feu de ses sarcasmes, il force pour ainsi dire les vocations à se faire jour. Il faut croire aussi à la vertu des influences contradictoires. Après Vigny, il est bon d’étudier Balzac ; après Baudelaire, Hugo. La distance qui les sépare ouvre des horizons. Il est bon d’avoir plusieurs maîtres, différents d’esprit et de goûts. C’est le contraste, ici comme partout, qui fait penser, c’est le jeu complexe des influences qui libère : l’homme d’un seul livre est un esclave. Vous vous rappelez ce mot de J. l’an dernier : " Je n’ai rien à leur enseigner, disait-il avec son bon sourire, tout ce que je peux faire, c’est de les inquiéter un peu. Mais, ajoutait-il, ils sont tellement niais que c’est presque impossible. " L’inquiétude, c’est la vie même de la conscience. Toute vie suppose effort, dépense de forces. Ce que cherchent les élèves, trop souvent, c’est une réponse de catéchisme, " ce qu’il faut penser de... ", et dans leurs devoirs, ce qu’ils disent c’est ce qu’ils croient que l’on doit dire. Or le principe de l’enseignement littéraire est de leur faire admettre qu’il n’y a pas de dogme tout fait et qu’à chacun sa vérité. C’est à ce prix qu’on les arrache au troupeau et qu’on les rend à eux-mêmes. Mais combien savent en profiter ?
Jean ONIMUS

7 (Modifié par Laoshi 29/01/2016 à 20:58)

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

l'appartenance à une section S est un motif d'être nul en français,

Cela est un phénomène récent alors.
Il y a peu encore, allaient en S ceux qui étaient bons en tout.
La différence de l'horaire de français n'est pas énorme entre les L et les S.
Et l'on observe également souvent sur ce forum des élèves qui ayant passé un bac S choisissent de se tourner vers des études littéraires.

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Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

cimer je vais me debrouiller

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

cimer

??????????????????????????????????????
Une petite formation littéraire n'aurait pas fait de mal...

Vous réfléchirez à la place et au rôle que les études classiques, littéraires et philosophiques doivent tenir dans la formation des jeunes.

Bah, Queneau a bien écrit un de ses Exercices de style en argot loucherbem...
Pourquoi pas du verlan ?