1

Voltaire n'est pas un auteur de romans policiers, mais le chapitre 3 de Zadig nous fait penser à l'esprit de déduction de Sherlock Holmes...

Bonjour, je suis en classe de 2nd générale, et notre professeur de francais nous a donné pour notre première dissertation un sujet assez dûre que je ne comprends pas très bien, en rapport avec le chapitre 3 de Zadig :
"Voltaire n'est pas un auteur de romans policiers, pourtant le chapitre 3 de Zadig nous fait sans doute penser à l'esprit de déduction de Sherlock Homes, le célèbre héros de Conan Doyle. Est-ce à se dire qu'on aurait tort d'enfermer la littérature policière dans la série noire et que le roman policier ne fait que souligner les caractéristiques universelles des oeuvres littéraires de fiction?"
Votre aide serait la bienvenue, car je suis désespérée ! 

2

Voltaire n'est pas un auteur de romans policiers, mais le chapitre 3 de Zadig nous fait penser à l'esprit de déduction de Sherlock Holmes...

Bonsoir,

Le sujet n'est pas facile à comprendre pour une élève de 2de. Mais essayons quand même.
Zadig n'est qu'un prétexte à la réflexion.
Les questions sont fondées sur une opposition : roman policier / littérature.
Tu peux en déduire tes propres interrogations.
Est-ce que ranger dans des cases est bien raisonnable ?
Est-ce le sujet ou le genre qui permettent d'accéder au panthéon littéraire ?
Existe-t-il des genres mineurs et majeurs ?
Quel est la part du plaisir dans la lecture ?
Qu'attendons-nous de la littérature ?...
Toutes ces questions doivent examiner en priorité la juste place que l'on devrait accorder aux fictions policières.

3

Voltaire n'est pas un auteur de romans policiers, mais le chapitre 3 de Zadig nous fait penser à l'esprit de déduction de Sherlock Holmes...

Ce sujet paraît en effet difficile pour une seconde générale !

Le sujet nous dit de façon implicite que Voltaire a écrit une partie de Zadig en utilisant des procédés de déduction qui seront utilisés par des auteurs de romans policiers ultérieurement.
De cela, il me semble que l'on ne peut ni déduire que ces auteurs aient réutilisé les procédés (les connaissaient-ils ?), et on ne peut évidemment pas dire que Voltaire écrivait « à la façon de » ces auteurs qui lui sont largement postérieurs...

Pour la réhabilitation de la littérature policière, le processus de réflexion suggéré par Jean-Luc est très bien, évidemment.

Si tu le peux, je suggère d'évoquer Wilkie Collins, le précurseur du genre pour les anglo-saxons.