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Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine,
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !


voici la consigne :  Rédigez un court plaidoyer et un réquisitoire condamnant  Chaque partie doit s'appuyer sur une argumentation et des citations. Il vous est possible de recourir à des procédés oratoires, ex questions rhétoriques "N'est-il pas scandaleux...?, ou apostrophes "Vous
qui me lisez..."

Je ne sais pas comment rédigé cela si vous pourriez m'aider, me donner des conseils  merci d’avance 
(et c'est urgent il me reste 5 jour avant de rendre ma copie)

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Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

pour un plaidoyer ...

Oui, répétons-le, le poète est un être inspiré qui reçoit imagination, inspiration et sa parole sacrée guide les hommes. Il voit au- delà des apparences et saisit mieux que quiconque les signes de la nature. Sa mission est d'importance puisqu'il dévoile les richesses de l'âme, les secrets du monde et l'avenir à construire." Aimer, c'est agir", telle est la devise du poète qui regarde l'horizon mais aussi la misère des peuples ... Aimé ou honni, accepté ou exilé, il dit et la chose arrive ...

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Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

pour plaidoyer on doit dire le message que veut passer l'auteur au lecteur c'est sa floreale ??

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Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

Que dit ton dictionnaire pour plaidoyer ?

Le mien dit : discours prononcé par l'avocat de la défense.

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Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

d'accord merci et on fait comment un réquisitoire si tu pourra me donner des conseils stppp

6 (Modifié par meryem68 22/12/2015 à 18:09)

Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

Enfin ! seul ! On n’entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.

Enfin ! il m’est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D’abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.

Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l’un m’a demandé si l’on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d’une revue, qui à chaque objection répondait : « — C’est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d’acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m’a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m’a dit en me congédiant : « — Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z… ; c’est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m’être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n’ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j’ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ?

Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m’enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j’ai aimés, âmes de ceux que j’ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !


voici la consigne :  Rédigez un réquisitoire condamnant.  Chaque partie doit s'appuyer sur une argumentation et des citations. Il vous est possible de recourir à des procédés oratoires, ex questions rhétoriques "N'est-il pas scandaleux...?, ou apostrophes "Vous
qui me lisez..."
Je ne sais pas comment rédigé cela si vous pourriez m'aider, me donner des conseils  merci d’avance   
(et c'est urgent il me reste 4 jour avant de rendre ma copie)

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Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

Je voudrais comprendre si tu dois faire un réquisitoire condamnant la position de Hugo ou de Baudelaire. C'est bien confus.

Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

Je crois comprendre qu'il s'agit de rédiger un plaidoyer en s'inspirant des procédés de Hugo, et un court réquisitoire en s'inspirant des procédés de Baudelaire, sur un thème au choix (ou qui ne nous a pas été communiqué...).

9 (Modifié par meryem68 23/12/2015 à 14:16)

Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

je me suis mal expliquer excuser moi en faite je devais choisir entre les deux et j'ai choisie une plaidoirie pour Hugo et un réquisitoire pour Baudelaire et je ne sais pas du tt c quoi on a pas vu en cour si tu pouvais me donner des conseils stpppp

Hugo, Fonction du poète / Baudelaire, À une heure du matin - Rédigez un court plaidoyer puis un réquisitoire

Une plaidoirie en faveur de qui ou quoi ? Un réquisitoire contre qui ou quoi ?

Quel est le libellé exact du sujet ?