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Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse.

Bonjour,

j'aurais besoin d'aide pour trouver des procédés stylistiques et grammaticaux dans le chapitre 13 du livre de Victor Hugo :Le dernier jours d'un condamné.

De plus,puisque ma première idée principale est la structure comparative ,je me demandais qu'est ce que je pourrais comparer dans ce chapitre ? le condamné et les autres prisonniés ?

Pour ma deuxième idée principale,j'ai pris le thème de la fatalité et je dois trouver deux idées secondaires en rapport avec la fatalité et deux preuves par idée secondaire à laide des procédés...

merci

bonne journée  

2 (Modifié par floreale 02/12/2015 à 09:22)

Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse.

Ce que tu proposes est bien léger. Il faut analyser le chapitre, crayon en main.
Je mets à l'écran juste le début du chapitre XIII.

J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse.

Il était à peine jour, et la prison était pleine de bruit. On entendait ouvrir et fermer les lourdes portes, grincer les verrous et les cadenas de fer, carillonner les trousseaux de clefs entre-choqués à la ceinture des geôliers, trembler les escaliers du haut en bas sous des pas précipités, et des voix s'appeler et se répondre des deux bouts des longs corridors. Mes voisins de cachot, les forçats en punition, étaient plus gais qu'à l'ordinaire. Tout Bicêtre semblait rire, chanter, courir danser.

Moi, seul muet dans ce vacarme, seul immobile dans ce tumulte, étonné et attentif, j'écoutais.

Un geôlier passa.

Je me hasardai à l'appeler et à lui demander si c'était fête dans la prison.

-Fête si l'on veut ! me répondit-il. C'est aujourd'hui qu'on ferre les forçats qui doivent partir demain pour Toulon. Voulez-vous voir, cela vous amusera.

C'était en effet, pour un reclus solitaire, une bonne fortune qu'un spectacle, si odieux qu'il fût. J'acceptai l'amusement.

Le guichetier prit les précautions d'usage pour s'assurer de moi, puis me conduisit dans une petite cellule vide, et absolument démeublée, qui avait une fenêtre grillée, mais une véritable fenêtre à hauteur d'appui, et à travers laquelle on apercevait réellement le ciel.

- Tenez, me dit-il, d'ici vous verrez et vous entendrez. Vous serez seul dans votre loge comme le roi.

Puis il sortit et referma sur moi serrures, cadenas et verrous.

La fenêtre donnait sur une cour carrée assez vaste, et autour de laquelle s'élevait des quatre côtés, comme une muraille, un grand bâtiment de pierre de taille à six étages. Rien de plus dégradé, de plus nu, de plus misérable à l'œil que cette quadruple façade percée d'une multitude de fenêtres grillées auxquelles se tenaient collés, du bas en haut, une foule de visages maigres et blêmes, pressés les uns au-dessus des autres, comme les pierres d'un mur et tous pour ainsi dire encadrés dans les entre-croisements des barreaux de fer. C'étaient les prisonniers, spectateurs de la cérémonie en attendant leur jour d'être acteurs. On eût dit des âmes en peine aux soupiraux du purgatoire qui donnent sur l'enfer.

Chez Hugo, ce ne sont pas les procédés de style qui manquent et ils sont repérables : champ lexical du bruit, de l'incarcération, comparaisons, métaphores, oppositions, discours direct, indirect .../...

3 (Modifié par Laoshi 02/12/2015 à 11:10)

Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse.

De plus,puisque ma première idée principale est la structure comparative ,je me demandais ce que je pourrais comparer dans ce chapitre ?

Je demeure perplexe. Pourquoi, si ta première idée est la structure comparative, ne sais-tu pas ce que tu dois comparer ?

4 (Modifié par Ammy 02/12/2015 à 14:44)

Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse.

Si la structure comparative est ton idée, de plus la première, tu as dû avoir des raisons : qu'est-ce qui t'a donné cette idée ?

En plus de ce qui vient d'être indiqué, en lisant simplement les premières lignes je vois déjà pas mal d'énumérations...