1

À la manière de Simone de Beauvoir, raconter un souvenir d'enfance

bonjour, je dois faire une rédaction :
Sujet : vous devrez racontez à la manière de Simone de Beauvoire un souvenir de votre petite enfance.
Voilà ce que j'ai commencé, j'aimerais avoir votre avis et vos correction si possible :


De vieilles photos à la main, je me décidais enfin à explorer ma petite enfance, une photo attira mon attention et j’interrogeais mes parents à ce sujet :
     Seulement dix mois après ma naissance, mes parents décidèrent de nous emmener, ma sœur et moi sur cette île paradisiaque qu’est la République Dominicaine, dans la ville de Punta Cana. Ce fut mes premières vacances en famille. Je n’étais alors, encore qu’un nourrisson et je garde de cette expérience un souvenir des plus confus, une vague impression de chaleur et des parfums exotiques. Les reflux de la mer venaient s‘échouer sur le sable chaud qui brillait à la lumière du soleil. C’est île est, parait-il, l’une des plus merveilleuses qui existe. J’imagine un endroit réconfortant et apaisant, je me souviens du moins d’une sensation de paix et de bonheur.
Ma mère se levait pour prendre une photo, et en un instant le souvenir était fixé dans le temps. Sur la photo on voit, un homme au côté de deux enfants, c’est mon père ma sœur et moi. Un sourire radieux sur les lèvres mon père fixe l’objectif, ma sœur me regarde attentivement, elle était apparemment très fière d’être grande sœur, fière d’être l’aînée et fière d’avoir quelqu’un dont elle devrait prendre soin.
    Quant à moi, je suis trop occupé à déguster le jus d’une noix de coco.
Un parfum que je ne pourrais jamais oublier qui aujourd’hui encore fait jaillir des souvenirs nostalgiques en moi. Je parviens presque à sentir, à travers la photo, l’odeur puissante de la noix de coco qui régnait autour de moi à ce moment-là.
Il me semble que certaines choses restent gravées pour toujours dans notre mémoire et j’espère que ce parfum embaumera mon esprit encore longtemps. J’étais trop jeune pour le comprendre, mais je goûtais déjà à la vie.


j'attends vos réponses avec impatience et merci d'avance  !

2

À la manière de Simone de Beauvoir, raconter un souvenir d'enfance

Tu te demandes sans doute pourquoi les réponses tardent ... je te donne mon avis. Il me manque le texte de Beauvoir que tu as étudié.
Est-ce celui-ci ?

« Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. Sur les photos de famille prises l'été suivant, on voit de jeunes dames en robes longues, aux chapeaux empanachés de plumes d'autruche, des messieurs coiffés de canotiers et de panamas qui sourient à un bébé : ce sont mes parents, mon grand-père, des oncles, des tantes, et c'est moi. Mon père avait trente ans, ma mère vingt-et-un, et j'étais leur premier enfant. Je tourne une page de l'album ; maman tient dans ses bras un bébé qui n'est pas moi ; je porte une jupe plissée, un béret, j'ai deux ans et demi, et ma sœur vient de naître. J'en fus, paraît-il, jalouse, mais pendant peu de temps. Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l'aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite sœur : ce poupon ne m'avait pas.

De mes premières années, je ne retrouve guère qu'une impression confuse : quelque chose de rouge, et de noir, et de chaud. L'appartement était rouge, rouges la moquette, la salle à manger Henri II, la soie gaufrée qui masquait les portes vitrées, et dans le cabinet de papa les rideaux de velours ; les meubles de cet antre sacré étaient en poirier noirci ; je me blottissais dans la niche creusée sous le bureau, je m'enroulais dans les ténèbres ; il faisait sombre, il faisait chaud et le rouge de la moquette criait dans mes yeux. Ainsi se passa ma toute petite enfance. Je regardais, je palpais, j'apprenais le monde, à l'abri. »

En quelle classe es-tu ?
A la manière de ... implique aussi de reprendre comme une manière de dire, marcher dans les pas du style ...
Cela dit, rassure-toi, tu as des idées intéressantes.