1

Bazin, Vipère au poing - Étude de l’excipit

Bonjour ! Je dois faire une étude détaillée de la fin de Vipère au poing, qui comprend environ les trois dernières pages.

Voici le plan, dans les grandes lignes :
- Introduction
-Partie 1 : rejet de Jean de l'amour
- Partie 2 : rejet de la religion
- Partie 3 : rejet de sa famille
- Conclusion (que je n'ai pas encore faite pour l'instant...    )
Alors voilà :

   Dans l'excipit de Vipère au poing, le personnage principal, Jean, apporte une conclusion nécessaire à la fermeture du roman. Nous étudierons donc l'évolution du personnage de Brasse-Bouillon à travers son rejet de l'amour, de la religion puis de son enfance mal vécue.
   En premier lieu, on comprend que Jean fait le bilan des épreuves qu'il a vécues durant sa vie avec Folcoche, dans un monologue intérieur adressé à sa mère : "Tu as forgé l'arme qui te criblera de coups" et s'exprime au passé. Nous allons maintenant nous intéresser à la haine qu'il voue à l'amour. En effet, il "ne croi[t] plus à rien, ni à personne" et se dépeint une vie solitaire et indépendante. Il emploie ensuite un présent qui a valeur, pour lui, de vérité générale : "l'homme doit vivre seul" et affirme sa nouvelle vision de la vie de façon radicale. Dans la phrase "Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer.", il utilise deux antithèses appuyées sur une structure en chiasme pour souligner son idée.
   De plus, nous pouvons voir que Jean adresse un refus semblable à la religion. Son mépris : "notre mère Eve, une belle Folcoche, celle-là ! " prouve qu'il a perdu la foi en Dieu et en une justice divine qu'il possédait au début du livre. Désormais, il n'est "solidaire que de [lui]-même" et place son unique foi en lui, remettant en cause la puissance de la Sainte Trinité : "puissance de moi". Cette croyance est telle qu'il s'élève au statut d'archange : "Tel est l'archange qui terrasse le serpent.".
   Enfin, nous remarquons que Jean rejette catégoriquement son enfance. Il renie l'éducation qui lui a été donnée : "cette escroquerie s'appelle l'éducation" ; il accuse surtout sa mère de l'avoir endurci : "la mentalité que j'arbore, […] tu en as cousu tous les plis". Mais il fuit aussi son appartenance à la famille Rezeau et son milieu social : "l'honorabilité n'est que la réussite sociale de l'hypocrisie".

Pourriez-vous me dire ce qui va ou ce qui n'est pas bon ?

Bazin, Vipère au poing - Étude de l’excipit

Je ne suis pas vraiment qualifié en la matière, mais je trouve ça bien...
Pense à bien commenter les dernières lignes, connues, et qui me semblent importantes (il est paradoxalement reconnaissant envers sa mère, car c'est sa haine qui alimente sa vie, qui est devenue sa raison d'être, ce qui le fait avancer), et à bien commenter la métaphore de la vipère, qui prend tout son sens dans ce passage.

Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci, ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.

3

Bazin, Vipère au poing - Étude de l’excipit

Merci !
Ce serait donc correct si j'ajoutais : "le texte se termine par une métaphore filée de la vipère, qui fait écho à la même figure de style au début du roman. Ainsi, l'auteur conclue et indique que le livre est bel et bien terminé." ?