Molière, L’Avare - Exposé

Bonjour! J'ai un exposé à faire en français (pièce de théâtre à trois élèves) et je dois parodier la pièce de l'avare de Molière tout en gardant ce côté "avare" auriez-vous une idée sachant que la pièce est déjà assez marrante, je n'ai pas trop d'idées et nous sommes que 3

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Molière, L’Avare - Exposé

Sur quelle scène allez-vous travailler parce que tu donnes une question bien vague..

Tu aurais dû recopier les consignes exactes et complètes sinon on ne comprend pas ce qu'il faut présenter et en combien de temps.

Molière, L’Avare - Exposé

J'aurai 10 minutes pour faire mon "exposé" avec 2 de mes camarades.Nous devons prendre l'acte ou l'avarice d'Harpagon est le plus présent (je pensais à celui ou il perd son argent) seulement je trouve l'acte déjà tres marrant et je ne sais pas comment en faire une parodie. J'avais pensé à que ce soit Marianne qui lui vole son argent et que celle-ci accuse la fille d'Harpagon : Cleante et donc que la scène soit une sorte de conflit ridicule mais je ne sais pas si l'idée plaira à ma prof.. il faut vraiment que ce soit une parodie. Son barème compte sur le registre parodique, l'originalité et si son défaut d'être "avare" est bien représenté

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Molière, L’Avare - Exposé

je voudrais être sûre que tu sais ce qu'est une parodie ...

Juste une suggestion : retravailler cet extrait de la scène 1 de l'acte III. Trois personnages.

HARPAGON.- Je me suis engagé, Maître Jacques, à donner ce soir à souper.

MAÎTRE JACQUES.- Grande merveille !

HARPAGON.- Dis-moi un peu, nous feras-tu bonne chère ?

MAÎTRE JACQUES.- Oui, si vous me donnez bien de l’argent.

HARPAGON.- Que diable toujours de l’argent ! Il semble qu’ils n’aient autre chose à dire, de l’argent, de l’argent, de l’argent. Ah ! ils n’ont que ce mot à la bouche, de l’argent. Toujours parler d’argent. Voilà leur épée de chevet [3]  , de l’argent.

VALÈRE.- Je n’ai jamais vu de réponse plus impertinente que celle-là. Voilà une belle merveille, que de faire bonne chère avec bien de l’argent. C’est une chose la plus aisée du monde, et il n’y a si pauvre esprit qui n’en fît bien autant : mais pour agir en habile homme, il faut parler de faire bonne chère avec peu d’argent.

MAÎTRE JACQUES.- Bonne chère avec peu d’argent !

VALÈRE.- Oui.

MAÎTRE JACQUES.- Par ma foi, Monsieur l’intendant, vous nous obligerez de nous faire voir ce secret, et de prendre mon office de cuisinier : aussi bien vous mêlez-vous céans d’être le factoton   .

HARPAGON.- Taisez-vous. Qu’est-ce qu’il nous faudra ?

MAÎTRE JACQUES.- Voilà Monsieur votre intendant, qui vous fera bonne chère pour peu d’argent.

HARPAGON.- Haye. Je veux que tu me répondes.

MAÎTRE JACQUES.- Combien serez-vous de gens à table ?

HARPAGON.- Nous serons huit ou dix ; mais il ne faut prendre que huit. Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix.

VALÈRE.- Cela s’entend.

MAÎTRE JACQUES.- Hé bien, il faudra quatre grands potages, et cinq assiettes. Potages... Entrées...

HARPAGON.- Que diable, voilà pour traiter toute une ville entière.

MAÎTRE JACQUES.- Rôt...

HARPAGON, en lui mettant la main sur la bouche.- Ah traître, tu manges tout mon bien

MAÎTRE JACQUES.- Entremets...

HARPAGON.- Encore ?

VALÈRE.- Est-ce que vous avez envie de faire crever tout le monde ? Et Monsieur a-t-il invité des gens pour les assassiner à force de mangeaille ? Allez-vous-en lire un peu les préceptes de la santé, et demander aux médecins s’il y a rien de plus préjudiciable à l’homme, que de manger avec excès.

HARPAGON.- Il a raison.

VALÈRE.- Apprenez, Maître Jacques, vous, et vos pareils, que c’est un coupe-gorge, qu’une table remplie de trop de viandes   ; que pour se bien montrer ami de ceux que l’on invite, il faut que la frugalité règne dans les repas qu’on donne ; et que suivant le dire d’un ancien, il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger  .

HARPAGON.- Ah que cela est bien dit ! Approche, que je t’embrasse pour ce mot. Voilà la plus belle sentence que j’aie entendue de ma vie. Il faut vivre pour manger, et non pas manger pour vi... Non, ce n’est pas cela. Comment est-ce que tu dis ?

VALÈRE.- Qu’il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger.

HARPAGON.- Oui. Entends-tu ? Qui est le grand homme qui a dit cela ?

VALÈRE.- Je ne me souviens pas maintenant de son nom.

HARPAGON.- Souviens-toi de m’écrire ces mots. Je les veux faire graver en lettres d’or sur la cheminée de ma salle.

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Une parodie c'est bien lorsque l'on reprend une oeuvre en la ridiculisant ?
J'adore cet extrait! Seulement je ne sais pas trop comment ridiculer cette scène, comment en faire une parodie parce que je trouve qu'elle est déjà quelque peu ridicule et marrante.. Je devrais en mettre plus ?

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Molière, L’Avare - Exposé

Tu peux changer le statut des personnages et le contexte mais en gardant la trame de l'échange.

Réfléchis d'abord à la nouvelle situation.

(Un mauvais bistrot où le restaurateur veut faire des bénéfices en regardant sur la marchandise ...)
(Un hôte pingre qui veut donner une petite réception chez lui à moindre coût)