Anouilh, Antigone - Tu crois qu'on a mal pour mourir ?

J'ai un commentaire de texte a effectuer sur Antigone de Jean Anouilh. La scène à commenter est la scène du garde. Ma professeur de français nous a déjà donner la problématique:
En quoi la solitude d'Antigone met-elle en évidence le tragique et le pathétique  ?

J'ai trouvé un début de plan mais je me demande si il est vraiment bon, pourriez-vous m'aider ?

I) La solitude d'Antigone
   1) Sa situation
   2) L’indifférence du garde
II) Le pathétique
   1) La peur d'Antigone
   2) La lettre
III) Le tragique
   ???

Merci beaucoup !

ANTIGONE: Tu crois qu'on a mal pour mourir?
LE GARDE: Je ne peux pas vous dire. Pendant la guerre, ceux qui étaient touchés au ventre, ils
avaient mal. Moi, je n'ai pas été blessé. Et, d'un sens, ça ma nui pour l'avancement.
ANTIGONE: Comment vont-ils me faire mourir?
LE GARDE : Je ne sais pas. Je crois que j'ai entendu dire que pour ne pas souiller la ville de votre
sang, ils allaient vous murer dans un trou.
ANTIGONE: Vivante?
LE GARDE: Oui, d'abord.
Un silence. Le garde se fait une chique.
ANTIGONE: O tombeau! O lit nuptial! O ma demeure souterraine!… (Elle est toute petite au milieu
de la grande pièce nue. On dirait quelle a un peu froid. Elle sentoure de ses bras. Elle
murmure.) Toute seule…
LE GARDE, qui a fini sa chique: Aux cavernes de Hadès, aux portes de la ville. En plein soleil. Une drôle de corvée
encore pour ceux qui seront de faction. Il avait dabord été question dy mettre larmée.
Mais, aux dernières nouvelles, il paraît que cest encore la garde qui fournira les piquets.
Elle a bon dos, la garde! Etonnez-vous après qu'il existe une jalousie entre le garde et le
sergent d'active…
ANTIGONE, murmure, soudain lasse: Deux bêtes…
LE GARDE: Quoi, deux bêtes?
ANTIGONE: Des bêtes se serreraient lune contre l'autre pour se faire chaud. Je suis toute seule.
LE GARDE: Si vous avez besoin de quelque chose, c'est différent. Je peux appeler.
ANTIGONE: Non. Je voudrais seulement que tu remettes une lettre à quelqu'un quand je serai
morte.
LE GARDE: Comment ça, une lettre?
ANTIGONE: Une lettre que j'écrirai.
LE GARDE: Ah! ça non! Pas d'histoires! Une lettre! Comme vous y allez, vous! Je risquerais gros,
moi, à ce petit jeu-là!
ANTIGONE: Je te donnerai cet anneau si tu acceptes.
LE GARDE: C'est de l'or?
ANTIGONE: Oui. C'est de l'or.
LE GARDE: Vous comprenez, si on me fouille, moi, cest le conseil de guerre. Cela vous est égal,
à vous? (Il regarde encore la bague.) Ce que je peux, si vous voulez, cest écrire sur
mon carnet ce que vous auriez voulu dire. Après, jarracherai la page. De mon écriture,
ce nest pas pareil.
ANTIGONE, a les yeux fermés: elle murmure avec un pauvre rictus.
Ton écriture…(Elle a un petit frisson.) Cest trop laid, tout cela, tout est trop laid.
LE GARDE, vexé, fait mine de rendre la bague.
Vous savez, si vous ne voulez pas, moi…
ANTIGONE: Si. Garde la bague et écris. Mais fais vite… Jai peur que nous nayons plus le temps…
Ecris: «Mon chéri…»
LE GARDE, qui a pris son carnet et suce sa mine.
C'est pour votre bon ami?
ANTIGONE: Mon chéri, j'ai voulu mourir et tu ne vas peut-être plus m'aimer…
LE GARDE, répète lentement de sa grosse voix en écrivant.
«Mon chéri, j'ai voulu mourir et tu ne vas peut-être plus m'aimer…»
ANTIGONE: Et Créon avait raison, c'est terrible, maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus
pourquoi je meurs. Jai peur…
LE GARDE, qui peine sur sa dictée.
«Créon avait raison, c'est terrible…»
ANTIGONE: Oh! Hémon, notre petit garçon. Je le comprends seulement maintenant combien
c'était simple de vivre…
LE GARDE, s'arrête.
Eh! Dites, vous allez trop vite. Comment voulez-vous que j'écrive? Il faut le temps tout
de même…
ANTIGONE: Où en étais-tu?
LE GARDE, se relit.
«C'est terrible maintenant à côté de cet homme…»
ANTIGONE: Je ne sais plus pourquoi je meurs.
LE GARDE, écrit, suçant sa mine.
«Je ne sais plus pourquoi je meurs…» On ne sait jamais pourquoi on meurt.
ANTIGONE, continue.
J'ai peur… (Elle s'arrête. Elle se dresse soudain.) Non. Raye tout cela. Il vaut mieux
que jamais personne ne le sache. C'est comme sils devaient me voir nue et me toucher
quand je serais morte. Mets seulement: «Pardon.»

Anouilh, Antigone - Tu crois qu'on a mal pour mourir ?

Je te propose :
-Une étude du personnage d'Antigone.
-Le rôle du garde.

Anouilh, Antigone - Tu crois qu'on a mal pour mourir ?

Merci beaucoup de répondre, je commençais à désespérer ^^
Cependant, mon plan doit être en trois grandes parties
Je vais quand même m'inspirer de votre réponse et tenter de finir cet exercice ^^
Merci encore