Flaubert, Madame Bovary, II, chapitre 8

Bonjour
je voudrais de l'aide à propos des comices agricoles dans le Madame Bovary, les comices agricoles, livre II (2), chapitre VIII(8), Flaubert, commentaire, 1857.On me demande de trouver la places qui occupe ce chapitre des comices "ce soir,je viens d'esquisser toute une grande scène des comices agricoles" je sais pas trop ou commencer ou comment s'y prendre.
Merci d'avance et il y a aussi le dialogue d'un monsieur chauffant une dame

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Flaubert, Madame Bovary, II, chapitre 8

Presque au milieu du roman.

C'est l'une des scènes très travaillées.


La scène s'ouvre sur une description d'Yonville en fête. Le pays se remplit de paysans décrits à grands traits. Vont suivre des dialogues, des discours  avec leurs effets burlesques en contrepoint.

Ainsi sur la toile de fond de fête collective se nouent des intrigues individuelles. L'occasion pour Flaubert d'y faire figurer les personnages principaux et secondaires et de poser les thèmes qu'il développera. Et ce mélange réussi de descriptions, de gros plans, de dialogues et de récit. On a parlé de "symphonie".

Flaubert, Madame Bovary, II, chapitre 8

merci beaucoup Floreale

Flaubert, Madame Bovary, II, chapitre 8

Lettre de Flaubert

« J’ai trouvé ce matin, dans le Journal de Rouen, une phrase du maire, laquelle phrase j’avais, la veille, écrite textuellement dans ma Bovary [dans un discours du préfet à des comices agricoles]. Non seulement c’était la même idée, les mêmes mots, mais les mêmes assonances de style. Je ne te cache pas que ce sont de ces choses qui me font plaisir. »

On cite souvent les comices agricoles comme l'exemple du travail énorme de Flaubert pour construire un "livre sur rien", dans le sens de la construction d'un monde en soi, avec sa cohérence interne, autonome, où l'auteur s'efface... Un monde qui pourrait arriver... On comprend donc la joie de Flaubert de constater que le monde de sa Bovary précède le monde réel, que sa logique fonctionne.

Je trouve ce passage absolument génial, plein d'ironie (les deux discours, indépendamment, sont assez ridicules, clichés, auxquels s'ajoute la superposition d'un discours agricole et d'un discours galant, et la superposition de la vieille femme, ce "demi-siècle de servitude", et de Madame Bovary), une scène avec un rythme haletant, pleine de fulgurances et d'humour ("– Cent fois même j’ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté. « Fumiers. » "), avec une dimension théâtrale. C'est vraiment une symphonie, comme disait Floreale.