1 (Modifié par Jehan 31/10/2015 à 14:47)

En réponse à l'éloge de la modernité que fait Voltaire dans le poème "Le mondain", vous critiquerez le monde contemporain.

Bonjour, j'ai 16 ans et j'ai un sujet d'invention à effectuer.
"En réponse à l'éloge de la modernité que fait Voltaire dans le poème "Le mondain", vous critiquerez le monde contemporain"
J'ai déjà quelques pistes comme la pollution ou la mauvaise alimentation mais je stagne...
Si quelqu'un pouvait m'aider, ce serait gentil 

Regrettera qui veut le bon vieux temps,
Et l’âge d’or, et le règne d’Astrée,
Et les beaux jours de Saturne et de Rhée,
Et le jardin de nos premiers parents;
Moi, je rends grâce à la nature sage
Qui, pour mon bien, m’a fait naître en cet âge
Tant décrié par nos tristes frondeurs :
Ce temps profane est tout fait pour mes moeurs.
J’aime le luxe, et même la mollesse,
Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon coeur très immonde
De voir ici l’abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L’or de la terre et les trésors de l’onde,
Leurs habitants et les peuples de l’air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
O le bon temps que ce siècle de fer!
Le superflu, chose très nécessaire,
A réuni l’un et l’autre hémisphère.
Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux
Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux,
S’en vont chercher, par un heureux échange,
De nouveaux biens, nés aux sources du Gange,
Tandis qu’au loin, vainqueurs des musulmans,
Nos vins de France enivrent les sultans ?
Quand la nature était dans son enfance,
Nos bons aïeux vivaient dans l’ignorance,
Ne connaissant ni le tien ni le mien.
Qu’auraient-ils pu connaître? ils n’avaient rien,
Ils étaient nus; et c’est chose très claire
Que qui n’a rien n’a nul partage à faire.
Sobres étaient. Ah! je le crois encor :
Martialo n’est point du siècle d’or.
D’un bon vin frais ou la mousse ou la sève
Ne gratta point le triste gosier d’Ève ;
La soie et l’or ne brillaient point chez eux,
Admirez-vous pour cela nos aïeux ?
Il leur manquait l’industrie et l’aisance :
Est-ce vertu? c’était pure ignorance.

2 (Modifié par Scara 31/10/2015 à 18:22)

En réponse à l'éloge de la modernité que fait Voltaire dans le poème "Le mondain", vous critiquerez le monde contemporain.

Tu fais fausse route.Voltaire fait ici l'éloge de cette société industrialisée et commerçante du XVIIIe s qui permet a ceux qui en ont les moyens de jouir des bienfaits du PROGRES . Prends chacun des thèmes qu'il met en avant pour les réfuter point par point. Critique ainsi la société de consommation plus que jamais puissante aujourd'hui, puisqu'il se réjouit de voir " l'abondance a la ronde " , sois sévère a propos de l'ostentation, l'etalage de luxe criard auquel on assiste ( publicités pour voitures de luxe, fétichisme de la " marque " , sigles degrands couturiers qui s'étalent partout, envahissent nos écrans....), Voltaire s'exprime ici pour une minorité de privilégies.....Ton prof doit être un vieil homme de gauche que scandalisent les moeurs contemporaines, sache lui faire plaisir, dénigre également l'usage immodéré des portables, IPod etc... Tu pourrais, par exemple ,  regretter des temps révolus où on ignorait l'usage du telephone mobile, de la tablette tactile .....pour poursuivre sur la critique que je t'ai proposée : la surconsommation contemporaine....

En réponse à l'éloge de la modernité que fait Voltaire dans le poème "Le mondain", vous critiquerez le monde contemporain.

Merci de votre aide.
Il faut donc que je reprenne le poème et que j'organise des arguments contraire à ceux de Voltaire?

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En réponse à l'éloge de la modernité que fait Voltaire dans le poème "Le mondain", vous critiquerez le monde contemporain.

Chantera bien qui veut l'époque d'aujourd'hui
Les objets si pratiques  et toujours connectés
L'argent vite gagné parachutes dorés
Loisirs à volonté et que passe l'ennui.
Pas besoin d'être aigri ou bien vieillard de gauche
Pour critiquer ce temps si peu fait pour mes mœurs.
Je déteste .../...