1 (Modifié par julitteraire85 30/10/2015 à 17:45)

L'usage des mythes dans Les Amours de Ronsard

Bonjour, je suis actuellement en première littéraire et on ma demandé, pour les vacances de monter un dossier ayant pour sujet "L'usage des mythes dans Les Amours". Pour le remplir nous devions d'abord choisir parmis différentes figures mythologique celle qu'on voulait, j'ai donc choisis le mythe de Vénus et Vulcain. Et ensuite nous devions choisir trois sonnets dans Les Amours qui évoquent le mythe choisis j'ai donc choisi les sonnets suivants :

CLXIII :
Au plus profond de ma poytrine morte,
  Sans me tuer une main je reçoy,                                 
  Qui me pillant entraine avecque soy
  Mon cuoeur captif, que maistresse elle emporte.
Coustume inique (injuste), & de mauvaise sorte,
  Malencontreuse et miserable loy,
  Tant à grand tort, tant tu es contre moy,
  Loy sans raison, miserablement forte (la loi du mariage).
Faut il que veuf, seul entre mille ennuiz,
  Mon lict desert je couve tant de nuictz ?
  Hà, que je porte & de haine & d’envie
A ce Vulcan ingrat, & sans pitié (le mari jaloux),
  Qui s’opposant aux raiz de ma moytié,
  Fait éclipser le Soleil de ma vie.

                    CLXVIII :
Un sot Vulcan ma Cyprine (Venus) faschoit,
  Mais elle appart qui son courroux ne cele
  L’un de ses yeulx arma d’une estincelle,
  De l’aultre un lac sur sa face espanchoit.
Tandis Amour qui petit se cachoit
  Folastrement dans le sein de la belle,
  En l’oeil humide alloit baigant sans aisle,
  Puis en lardant (en l’autre oeil qui étincelait)  ses plumes il sechoit.
Ainsi voit on quelques fois en un temps,
  Rire & pleurer le soleil du printemps,
  Quand tu ne nuë à demy le traverse.
L’un dans les miens darda tant de liqueur,
  Et l’autre apres tant de flamme au cuoeur,
  Que pleure & feu depuis l’heure je verse.

                              XXIV
  Si la beauté se perd, faisant part de bonne heure,
Tandis qu’en son printemps tu la vois fleuronner :
Si elle ne se perd, ne crain point de donner
A tes amis le bien qui tousjours te demeure.
  Venus, tu devrois estre en mon endroit meilleure,
Et non dedans ton camp ainsi m’abandonner :
Tu me laisse toymesme esclave emprisonner
Es mains d’une cruelle, ou il faut que je meure.
  Tu as changé mon aise & mon doux en amer.
Que devoy-je esperer de toy, gerbe de mer (Aphrodite né de l’écume),
Sinon tout empeste ? & de toy, qui es femme
  De Vulcan, que du feu ? De toy, garse de Mars,
Que couteaux, qui sans cesse environnent mon ame
D’orages amoureux, de flammes & de dars ?

Mais avec ces sonnets nous avons reçus la consigne d' "analysez dans les trois sonnets choisis pourquoi Ronsard a choisi d'utiliser ce mythe" le problème est que, dans un premier temps, je n'arrive pas à cerner le travail demandé (faut-il relever des figures de styles ? expliquer le poème par rapport au mythe ?...) de plus je ne comprend pas le sens des deux derniers sonnets que j'ai choisis car certains mots, écrits en vieux français, me sont inconnus. Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur ce sujet ?

Merci d'avance,
Julie.