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Ovide - C'est toi, Romulus, qui mêlas le premier aux jeux publics les soucis de l'amour...

Bonjour!

J'ai un devoir à rendre lundi j'ai juste 2 questions que j'arrive pas a répondre pouvez-vous m'aider?

1) Par quels procéder Ovide rend-il vivante et animée sa narration de l'enlèvent des Sabines?
2) Comparez la version que donne Ovide de l'enlèvement des Sabines avec les tableaux de Poussin et de David : en quoi la vision d'Ovide est-elle parodique et désacralise-t-elle un épisode fondateur de l'histoire de Rome

Les questions sont basés sur ce texte:

C'est toi, Romulus, qui mêlas le premier aux jeux publics les soucis de l'amour, lorsque l'enlèvement des Sabines donna enfin des épouses à tes guerriers. Alors la toile, en rideaux suspendue, ne décorait pas des théâtres de marbre; le safran liquide ne rougissait pas encore la scène. Alors des guirlandes de feuillage, dépouille des bois du mont Palatin, étaient l'unique ornement d'un théâtre sans art. Sur des bancs de gazon, disposés en gradins, était assis le peuple, les cheveux négligemment couverts. Déjà chaque Romain regarde autour de soi, marque de l'œil la jeune fille qu'il convoite, et roule en secret dans son cœur mille pensers divers. Tandis qu'aux sons rustiques d'un chalumeau toscan un histrion frappe trois fois du pied le sol aplani, au milieu des applaudissements d'un peuple qui ne les vendait pas alors, Romulus donne à ses sujets le signal attendu pour saisir leur proie. Soudain ils s'élancent avec des cris qui trahissent leur dessein, et ils jettent leurs mains avides sur les jeunes vierges. Ainsi que des colombes, troupe faible et craintive, fuient devant un aigle, ainsi qu'un tendre agneau fuit à l'aspect du loup, ainsi tremblèrent les Sabines, en voyant fondre sur elles ces farouches guerriers. Tous les fronts ont pâli : l'épouvante est partout la même, mais les symptômes en sont différents. Les unes s'arrachent les cheveux, les autres tombent sans connaissance; celle- ci pleure et se tait; celle-là appelle en vain sa mère d'autres poussent des sanglots, d'autres restent plongées dans la stupeur. L'une demeure immobile, l'autre fuit. Les Romains cependant entraînent les jeunes filles, douce proie destinée à leur couche, et plus d'une s'embellit encore de sa frayeur même. Si quelqu'une se montre trop rebelle et refuse de suivre son ravisseur, il l'enlève, et la pressant avec amour sur son sein "Pourquoi, lui dit-il, ternir ainsi par des pleurs l'éclat de tes beaux yeux ? Ce que ton père est pour ta mère, moi, je le serai pour toi." Ô Romulus ! toi seul as su dignement récompenser tes soldats : à ce prix, je m'enrôlerais volontiers sous tes drapeaux.

Pour la question 1) je crois que le procédé qu'utilise Ovide est l'accusation? je suis pas très sur.
pour la 2) je n'y arrive pas