1 (Modifié par webmestre 02/10/2015 à 13:58)

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Salut ! Je suis en première S et j'ai un commentaire composé à faire sur un extrait du discours de Gwynplaine du texte l'Homme qui rit de Victor Hugo.
J'ai commencé mon introduction mais je n'arrive pas à trouver de problématique No mes axes j'ai trouvé quelques idees mais impossible de trouver mes axes ! S'IL VOUS PLAÎT J'AI VRAIMENT BESOIN D'AIDE
RÉPONDEZ MOI AU PLUS VITE !!!! merci   

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Voici mon texte:

- Alors, cria-t-il, vous insultez la misère. Silence pairs d'Angleterre ! Juges, écoutez la plaidoirie. Oh ! Je vous en conjure, ayez pitié ! Pitié pour qui ? Pitié pour vous.  Qui est en danger ? C'est vous. Est-ce que vous ne voyez pas que vous êtes dans une balance et qu'il y a dans un plateau votre puissance et dans l'autre votre responsabilité ? D.ieu vous pèse. Oh ! Ne riez pas. Méditez. Cette oscillation de la balance de Dieu, c'est le tremblement de la conscience. Vous n'est pas méchant. Vous êtes des hommes comme les autres, ni meilleurs ni pires.  Vous vous croyez des dieux, soyez malades demain, et regarder frisonner de la fièvre votre divinité. Nous nous valons tous. Je m'adresse aux esprits honnêtes, il y en a ici; je m'adresse aux intelligences élevées, il y en a; je m'adresse aux âmes généreuses, il y en a. Vous êtes père, fils et frères, donc vous êtes souvent attendris.  Celui de vous qui a regardé ce matin le réveil de son petit enfant est bon. Les cœurs sont les mêmes. L'humanité n'est pas autre chose qu'un cœur. Écoutez moi, je vais vous dire. Oh ! Puisque vous êtes puissants, soyez fraternel; puisque vous êtes grands, soyez doux. Si vous saviez ce que j'ai vu ! Hélas ! En bas, quel tourment !  Le genre humain est au cachot. Que de damnés, qui sont des innocents ! Le jour manque, l'air de manque, la vertu manque; on n'espère pas; et, ce qui est redoutable, on attend.  Rendez-vous compte de ces détresses. Il y a des êtres qui vivent dans la mort. Il y a des petites filles qui commence à huit ans par la prostitution et qui finissent à 20 ans par la vieillesse. Prenez garde aux lois que vous décrétez. Prenez garde aux fourmillement douloureux que vous écrasez. Baissez les yeux. Regardez à vos pieds. Ô grands, il y a des petits ! Ayez pitié. Oui ! Pitié de vous !
       Ce rire qui est sur mon front, c'est un roi qui l'y a mis. Ce rire exprime la désolation universelle. Ce rire veut dire haine, silence contraint, rage, désespoir. Ce rire est un produit des tortures. Ce rire est un rire de force. Si Satan avait ce rire, ce rire condamnerait dieux. Mais l'éternel ne ressemble point aux périssables; étant l'absolu, il est juste; et D.ieux hait ce que font les rois.  Ah ! Vous me prenez pour une exception ! Je suis un symbole. Ô tout-puissants imbéciles que vous êtes, ouvrez les yeux. J'incarne tout. Je représente l'humanité telle que ses maîtres l'ont faite. L'homme est un mutilé. Ce qu'on m'a fait, on l'a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l'intelligence, comme à moi les yeux, les narines, et les oreilles;  comme à moi, on lui a mis au cœur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement.  Où s'était posé le doigt de Dieu, s'est appuyée la griffe du roi. Monstrueuse superposition.  Évêque, pairs et princes, le peuple, c'est le souffrant profond qui rit la surface. Milords, je vous le dis, le peuple, c'est moi. Aujourd'hui, vous l'opprimez, aujourd'hui vous me huez.  Mais l'avenir, c'est le dégel sombre. Ce qui était pierre devient flot. L'apparence solide se change en submersion. Un craquement, et tout est dit. Il viendra une heure où une convulsion brisera votre oppression, où un rugissement répliquera à vos huées. Cette heure est déjà venue,- tu en étais, ô mon père ! - cette heure de Dieu est venue, et s'est appelée République, on l'a chassée, elle reviendra. En attendant, souvenez-vous que la série des rois armés de l'épée est interrompue par Cromwell armé de la hache. Tremblez. Les incorruptibles solutions approchent, les ongles coupés repoussent, les langues arrachées s'envolent, et deviennent des langues de feu éparses au vent des ténèbres, et hurlent dans l'infini, ceux qui ont faim montrent leurs dents oisives,les paradis bâtis sur les enfers chancellent, on souffre, on souffre, on souffre, et ce qui est en haut penche, et ce qui est en bas s'entr'ouvre, l'ombre demande à devenir lumière, le damné discute l'élu, c'est le peuple qui vient, vous dis-je, c'est l'homme qui monte, c'est la fin qui commence, c'est la rouge aurore de la catastrophe, et voilà ce qu'il y a dans ce rire, dont vous riez ! Londres est une fête perpétuelle. Soit. L'Angleterre est d'un bout à l'autre une acclamation. Oui. Mais écouter : tout ce que vous voyez, c'est moi. Vous avez des fêtes, c'est mon rire. Vous avez des joies publics, c'est mon rire. Vous avez des mariages, des sacres et des couronnements, c'est mon rire. Vous avez des naissances de princes, c'est mon rire. Vous avez au-dessus de vous le tonnerre, c'est mon rire.

2 (Modifié par floreale 02/10/2015 à 13:47)

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Le discours d'un personnage de roman ou de l'engagement politique de Hugo ?


I. Une situation d'énonciation inédite
Qui parle ?
A qui ?
Où ?

II. La violence des accusations

III. Un discours qui transcende la situation particulière
Il incarne la voix des opprimés
Il en appelle à Dieu
La force du verbe

3

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Merci pour ta réponse.
J'aime bien la problématique mais le problème pour les axes c'est qu'il faut que je fasse une feuille double et je ne pense pas y arriver avec ces axes. Tu n'aurais pas une autre idee d'axes ?

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Comment peux-tu déjà savoir, seulement dix minutes après la réponse de Floreale,  que tu ne parviendras pas à une feuille double avec les axes qu'elle te propose ?
C'est à toi maintenant de chercher les éléments pour les remplir.
Tu as de quoi faire. Au travail...

5

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Trois axes pour répondre à une problématique, c'est normal ...
Analyse le texte, il y a en effet de quoi travailler ...

6

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Vous pensez très bien qu'avant de poser la question j'ai d'abord travaillé sur le sujet
Je suis désolé mais je ne peux pas faire environ une page et demie pour un axe avec comme question qui parle ? A qui ? Et où ?

7 (Modifié par floreale 02/10/2015 à 18:26)

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Je suis désolée, mais c'est tout à fait possible de parler du héros, de sa position, de sa légitimité à parler devant cette assemblée.
C'est tout à fait possible de dire qui sont ces Lords et de trouver tous les indices de l'énonciation par lesquels l'orateur les interpelle.
C'est tout à fait possible d'évoquer ce lieu, son prestige pour donner tout son lustre à ce discours.

mais je n'insisterai pas davantage.

RÉPONDEZ MOI AU PLUS VITE !!!! merci

Heureusement, il me reste un zeste d'humour.

8 (Modifié par salome12 03/10/2015 à 11:44)

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Très bien merci beaucoup pour ta réponse je ne pense pas que ce sois exactement ce que me demande ma prof mais je tiendrai compte de tes conseils

Bonjour
Pouvez vous me donner quelques phrases de présent d'enonciation dans le discours s'il vous plaît ? Car j'ai peur de confondre avec le présent de narration
Merci

Pensez vous que la problématique : En quoi Victor Hugo suscite t il l'émotion du lecteur à travers le discours de Gwynplaine ? Est correcte ?

Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Pensez vous que la problématique : En quoi Victor Hugo suscite t il l'émotion du lecteur à travers le discours de Gwynplaine ? Est correcte ?

C'est une question pertinente, ce n'est pas une problématique.

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Hugo, L’Homme qui rit - Alors, cria-t-il, vous insultez la misère...

Ah.. Je vais la revoir alors merci