Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

je recherche l'ouverture du texte "autorité politique", de Denis Diderot, un extrait de l'encyclopédie. je sais déjà que Diderot est le maître d'oeuvre de l'encyclopédie et j'ai aussi fait le commentaire du texte mais je n'arrive pas à trouver l'ouverture. c'est pour l'oral et je dois savoir avec quel texte le comparer. pouvez-vous m'aider à trouver l'ouverture du texte svp!!?

Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonjour,
Quand tu dis ouverture, tu parles de l'élargissement littéraire qui doit se trouver à la fin de ton exposé et qui ouvre sur l'entretien? Ou alors du début du texte lui-même?

Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonsoir!!

j'ai un extrait de l'encyclopédie à étudier "autorité politique", pouvez m'aider?

- Est ce que ce texte q'appuie sur la persuasion ou la conviction et pourquoi?
- Dans le 1er paragraphe, par quel argument Diderot remet-il d'emblée la notion d'"autorité"?
- Paragraphe 1,2,3: Quels sont les deux types d'autorité qu'il distingue? Leur accorde t-il la même valeur?

Merci beaucoup

Voici l'extrait :

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du Ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle : mais la puissance paternelle a ses bornes ; et dans l’état de nature, elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature. Qu’on examine bien et on la fera toujours remonter a l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé ; ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils on déféré l’autorité.
      La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent : en sorte que , si ces derniers deviennent a leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug, ils le font avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. La même loi qui a fait l’autorité la défait alors : c’est la loi du plus fort.
      Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature ; c’est lorsqu’elle continue et se maintient du consentement exprès de ceux qu’on a soumis : mais elle rentre par là dans la seconde espèce dont je vais parler et celui qui se l’était arrogée devenant alors prince cesse d’être tyran.
      La puissance, qui vient du consentement des peuples suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites ; car l’homme ne doit ni ne peut se donner entièrement sans réserve a un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier. C’est Dieu, jaloux absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point. Il permet pour le bien commun et pour le maintien de la société que les hommes établissent entre eux un ordre de subordination, qu’ils obéissent à l’un d’eux ; mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve afin que la créature s’arroge pas les droit du créateur. Toute autre soumission est le véritable crime de l’idolâtrie.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonsoir,
j’étudie l'Autorité Politique extrait de l'Encyclopédie.
Je cherche quels sont les valeurs défendues par Diderot dans cet article. J'ai pensé à la liberté et la raison. est-ce que je me rapproche ou suis-je complètement à côté de la plaque ? merci beaucoup d'avance pour vos réponses.

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Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonjour,
J’ai fait un plan de commentaire sur autorité politique de Diderot
Qu’en pensez-vous ?

Voici le texte :

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle ; mais la puissance paternelle a ses bornes ; et dans l’état de nature elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature. Qu’on examine bien, et on la fera toujours remonter à l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé, ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux, et celui à qui ils ont déféré l’autorité.
La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent ; en sorte que si ces derniers deviennent à leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug1, ils le font avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. La même loi qui a fait l’autorité la défait alors : c’est la loi du plus fort.
Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature ; c’est lorsqu’elle continue et se maintient du consentement exprès de ceux qu’on a soumis ; mais elle rentre par là dans la seconde espèce dont je vais parler ; et celui qui se l’était arrogée devenant alors prince cesse d’être tyran.
La puissance qui vient du consentement des peuples suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime utile à la société, avantageux à la république2, et qui la fixent et la restreignent entre des limites ; car l’homme ne peut ni ne doit se donner entièrement et sans réserve à un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui il appartient tout entier. C’est Dieu dont le pouvoir est toujours immédiat sur la créature, maître aussi jaloux qu’absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point.

Voici le plan :
I- La vrai autorité politique selon Diderot
   A. La puissance paternelle (naturelle et a des limites)
   B. Tout homme qui jouit de la raison doit être libre

II- Une puissance illégitime
    A. s’acquiert par la force
    B.  celle qui vient du consentement des peuples (est limitée par la présence d’un Dieu)
Pensez- vous que pour ce texte, il est préférable de faire une analyse linéaire ou bien méthodique ?

Merci beaucoup en avance

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Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonjour ! Je m' appelle Ophélie, je suis en 1ère S. Je dois, pour lundi, rédiger un commentaire du texte ci-dessous, qui est "Autorité politique" un article écrit par Diderot tiré de l'Encyclopédie. J'aimerai savoir si ma problematique et mon plan conviennent. Merci de votre aide !                           

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du Ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle : mais la puissance paternelle a ses bornes ; et dans l’état de nature, elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature. Qu’on examine bien et on la fera toujours remonter a l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé ; ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils on déféré l’autorité.
La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent : en sorte que , si ces derniers deviennent a leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug, ils le font avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. La même loi qui a fait l’autorité la défait alors : c’est la loi du plus fort.
Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature ; c’st lorsqu’elle continue et se maintient du consentement exprès de ceux qu’on a soumis : mais elle rentre par là dans la seconde espèce dont je vais parler et celui qui se l’était arrogée devenant alors prince cesse d’être tyran.
La puissance, qui vient  du consentement des peuples suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites ; car l’homme ne doit ni ne peut se donner entièrement sans réserve a un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier. C’est Dieu, jaloux absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point. Il permet pour le bien commun et pour le maintien de la société que les hommes établissent entre eux un ordre de subordination, qu’ils obéissent à l’un d’eux ; mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve afin que la créature s’arroge pas les droit du créateur. Toute autre soumission est le véritable crime de l’idolâtrie. Fléchir le genou devant un homme ou devant une image n’est qu’une cérémonie extérieur, dont le vrai Dieu qui demande le cœur et l’esprit ne se souvient guère qu’il abandonne à l’institution des hommes pour en faire, comme il leur conviendra des marques d’un culte civil et politique, ou d’un culte de religion. Ainsi ce ne sont point ces cérémonies en elles-mêmes, mais l’esprit de leur établissement, qui en rend la pratique innocente ou criminelle. Un Anglais n’a point de scrupule à servir le roi le genou en terre ; le cérémonial ne signifie ce qu’on a voulu qu’il signifiât ; mais livrer son cœur, son esprit et sa conduite sans aucune réserve à la volonté et au caprice d’une pure créature, en faire l’unique et le dernier motif de ses actions c’est assurément un crime de lèse-majesté divine au premier chef.

J'ai travaillé sur ce texte et j'ai finalement trouvé cette problématique :
Par quels moyens Diderot dénonce-t-il le régime sous Louis XV tout en donnant son point de vue sur l'autorité à travers un texte aux multiples tonalités ?
Et ce plan:
1] L'autorité selon Diderot
( parler de sa définition de l'autorité )
A- autorités naturelles
- paternelle
- religieuse

B- autorités non-naturelles
- par la violence ( illégitime )
- par le consentement commun ( légitime )

2] Un texte à plusieurs registres
A- registre principal : polémique
B- registres secondaires
- epidictique blâme
-  didactique

3] Un article efficace et engagé
A- une organisation bien pensée
B- pour une critique audacieuse de la monarchie absolue

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Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonjours j'aimerais savoir si ce plan est bien car je dois le rendre et être noté dessus en DM:

I-Diderot essaye de convaincre...
a- double distinction qui ouvre le texte(1autorité naturelle et autorité politique qui est obtenue2 soit par consentement ou par force)
b-le schéma du premier paragraphe
c-le cas hybride: autorité obtenue par force qui se mut en consentent à condition que cela remplisse 3 conditions
d- rôle de Dieu, Diderot retourne les arguments de ses adversaire contre eux

II-puis de persuader.
a-place de Dieu, seul lui à droit à une autorité illimité
b-ton catégorique: phrase ramassé l.1 et 32/33 comme des maximes, pas de "je"=thèse objective donc troisième personne privilégiée, peu conditionnel mais plutôt présent de vérité générale
c-fait indiscutables:adverbe et adjectifs a valeur catégorique, pronoms définis qui désignent essence des choses au lieu de pronoms indéfinis
d- enchaînement implacable:armature logique dense, mots clés répétés presque anaphorique ment

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Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonjour!
je ne sais pas si j'ecris au bon endroit, mais je viens demander votre aide afin de mieux comprendre une phrase écrite par Diderot. Il s'agit de la dernière phrase d'un article sur le gouvernement, que je vous copie ici :

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle : mais la puissance paternelle a ses bornes, et dans l’état de nature elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que de la nature. Qu’on examine bien, et on la fera toujours remonter à l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé, ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils ont déféré l’autorité. […]

La puissance qui vient du consentement des peuples suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites : car l’homme ne doit ni ne peut donner entièrement et sans réserve à un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier. C’est Dieu, dont le pouvoir est toujours immédiat sur la créature, maître aussi jaloux qu’absolu, qui ne perd jamais de ses droits, et ne les communique point. […]

Le prince tient de ses sujets mêmes l’autorité qu’il a sur eux ; et cette autorité est bornée par les lois de la nature et de l’Etat. Les lois de la nature et de l’Etat sont les conditions sous lesquelles ils se sont soumis, ou sont censés s’être soumis à son gouvernement. L’une de ces conditions est que n’ayant de pouvoir et d’autorité sur eux que par leur choix et de leur consentement, il ne peut jamais employer cette autorité pour casser l’acte ou le contrat par lequel elle lui a été déférée : il agirait dès lors contre lui-même, puisque son autorité ne peut subsister que par le titre qui l’a établie. Qui annule l’un détruit l’autre. Le prince ne peut donc pas disposer de son pouvoir et de ses sujets sans el consentement de la nation, et indépendamment du choix marqué dans le contrat de soumission. […]

D’ailleurs le gouvernement, quoique héréditaire dans une famille, et mis entre les mains d’un seul, n’est pas un bien particulier, mais un bien public, qui par conséquent ne peut jamais être enlevé au peuple, à qui seul il appartient essentiellement et en pleine propriété. Aussi est-ce toujours lui qui en fait le bail : il intervient toujours dans le contrat qui en adjuge l’exercice. Ce n’est pas l’Etat qui appartient au prince, c’est le prince qui appartient à l’Etat ; mais il appartient au prince de gouverner dans l’Etat, parce que l’Etat l’a choisi pour cela, qu’il s’est engagé envers les peuples à l’administration des affaires, et que ceux-ci de leur côté se sont engagés à lui obéir conformément aux lois. Celui qui porte la couronne peut bien s’en décharger absolument s’il le veut ; mais il ne peut la remettre sur la tête d’un autre sans le consentement de la nation qui l’a mise sur la sienne. En un mot, la couronne, le gouvernement, et l’autorité publique, sont des biens dont le corps de la nation est propriétaire, et dont les princes sont les usufruitiers, les ministres et les dépositaires. […]

Les conditions de ce pacte sont différentes dans les différents Etats. Mais partout la nation est en droit de maintenir envers et contre tous le contrat qu’elle a fait ; aucune puissance ne peut le changer ; et quand il n’a plus lieu, elle rentre dans le droit et dans la pleine liberté d’en passer un nouveau avec qui et comme il lui plaît. C’est ce qui arriverait en France, si par le plus grand des malheurs la famille entière régnante venait à s’éteindre jusque dans ses moindres rejetons ; alors le spectre et la couronne retourneraient à la nation.


Ma question porte donc sur

C’est ce qui arriverait en France, si par le plus grand des malheurs la famille entière régnante venait à s’éteindre jusque dans ses moindres rejetons ; alors le spectre et la couronne retourneraient à la nation. .


Je la comprends comme l'idée que le peuple français a passé un pacte avec les rois de France, tant qu'ils ont une descendance alors ils gouvernent. Les tuer feraient qu'on pourrait repasser un pacte. Est ce bien cela l’idée?

vous en remerciant vivement,
sleinininono

Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

Bonjour.

Ce n'est bien sûr pas le "spectre" (= fantôme)  mais le sceptre...

10 (Modifié par 12/11/2016 à 21:40)

Diderot, Encyclopédie, article Autorité politique

oui tout à fait c'est sceptre. Néanmoins cela ne change rien à mon avis, qu'en pensez vous?

rebonjour, je voulais savoir si quelqu'un avait une réponse à ma question?
merci