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Rimbaud, Aube

bonjour tlm!! je voudrais relancer cette discussion parce que je veux étudier ce texte (aube de Rimbaud: qu'est ce qui fait la modernité du poème) avec la même problématique pour mon oral
qqun aurait un plan parce que celui que jai reflète en fait le parcours du poète mais pas la modernité (javais état de grâce puis la chute )
merci

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Rimbaud, Aube

Bonjour!
J'ai fait un plan concernant la modernité dans ce poème. pouvez vous me dire s'il est bien?
I) la tradition
_ unité du texte et la chute
_ reprise du thème aube
_ unité de temps (il y a une progression)
II) Modernité
_ poème en prose
_ érotisme avec la nature
_ espace, les lieux

Je n'ai pas encore de sous parties vraiment distinctes, ce sont juste des idées en vrac!
Merci

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Rimbaud, Aube

La modernité me semble résider essentiellement dans le langage utilisé. Rimbaud veut raconter une expérience fulgurante, intense, un bonheur immense, unique. Tant de textes ont déjà été écrits sur l’aube : il fallait trouver un nouveau langage, redonner du pouvoir aux mots. « Une fleur qui me dit son nom » est un miracle, mais on peut l’interpréter simplement comme le moment où la lumière de l’aube éclairant la fleur, le poète la reconnaît. Rimbaud choisit de le dire autrement pour auréoler de magie et de féerie cet instant, car c’est ainsi qu’il l’a vécu… Le monde décrit est un monde de sensations, un monde neuf et mystérieux. La réalité n’a plus d’importance, c’est pourquoi le poète ne nous dit pas ce que sont ces ailes, ces pierreries, seule compte la sensation, ce que l’on perçoit : « les haleines vives et tièdes »,  « les pierreries », « les ailes ».
Pour Rimbaud, la poésie est d’abord et avant tout un mode de vie :
un regard neuf sur un monde neuf parce qu’il est regardé comme jamais on ne l’a regardé. Ce regard permet la rencontre inouïe, et le bonheur absolu, immense.
« Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. » (Lettre à Paul Demeny, dite Lettre du Voyant.)
Pour dire l’expérience nouvelle et unique, il faut « Trouver une langue ». « Cette langue sera de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée. »
On court-circuite les explications, la raison…
Pour moi, c'est là essentiellement que réside la modernité et c'est sans doute ce qui a fait que les Surréalistes ont trouvé en Rimbaud un précurseur.

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Rimbaud, Aube

Pour moi, ce poème est une réecriture moderne du thème de "La belle matineuse" (cf. Ronsard et Du Bellay). Il est vrai que Rimbaud privilégie les sensations et donne ainsi un air de modernité à son poème, mais peut-on dire que les poème dits "classiques" écrits sur le thème de l'Aube en sont dépourvus?
Pour les "pierreries" qui "regardèrent", nous pouvons faire un rapprochement avec le poème de Du Bellay : les pierreries seraient ainsi des perlettes de rosée, qui ressemblent à des yeux et regardent donc le poète passer.
Pour "une fleur qui me dit son nom", ne peut-on pas rapprocher de ce que disait Baudelaire dans Les fleurs du Mal:
"La nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles. L'Homme y passe à travers des fôrets de symboles qui l'observent avec un regard familier".
Le poète serait alors un déchiffreur de la nature, il en décrypterait les symboles.
On peut dire aussi que le poète donne un autre sens à la nature, et en cela aussi réside une certaine modernité.
Voilou

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Rimbaud, Aube

merci ! je me souviens en effet de cette idée que le poète a pour but de déchiffrer les symboles de nature et jaime beaucoup l'idée que le poète est moderne car il donne un autre sens à la nature
merci hairball et june mallory!

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Rimbaud, Aube

De rien et bonne chance pour ton oral !

Rimbaud, Aube

Bonjour à tous,
dans mon hémisphère (je vis en Calédonie), le bac de français oral est pour très très bientôt, et j'aurais voulu savoir s'il vous plait quelles questions d'oral peuvent être posées sur "Aube" d'Arthur Rimbaud ?

Merci d'avance ! 

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Rimbaud, Aube

(Oral de Français Blanc)
Sur Aube de Rimbaud, si on me pose :
En quoi ce poème est une aventure poétique ?
J'ai quelques idées pour les arguments, mais je ne suis pas sûres qu'ils soient bons, et j'en cherche d'autres.
Mon plan serait:

I Une aventure :
Au début, il n'y a rien, la nature est morte ("rien ne bougeait", "eau... était morte", "camps d'ombre")
Puis l'enfant devient acteur :"j'ai marché réveillant..." <=début action
En effet nature se réveille ("réveillant haleines vives et tièdes", ailes se levèrent")+ choses habituellement impossibles se passent ("pierreries regardèrent", "une fleur qui me dit son nom"...)

II Art poétique :
Octosyllabe avec césure qui encadre le poème
Vocabulaire de la préciosité et recherché : "haleines", "cime", "wasserfall"...
Tournure poétique : "J'ai embrassé l'aube d'été" => J'ai enlacé...
Intonation : Rime intéreur : "J'ai embrassé l'aube d'été"
Alitération en è : "réveillant, tièdes, regardèrent, ailes, levèrent"

Voilà, alors ?
Merci d'avance !

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Rimbaud, Aube

Ce poème est extrêmement moderne dans le sens où il est aussi allégorie de la création poétique!
Tout d'abord il y'a ce rêve, ce monde à la limite de l'utopie, toujours décousu, les actions étranges, les sonorités agréables..etc Rimbaud dérègle ses sens, le rêve n'est pas non plus un topos littéraire surtout en poésie!
Il y'a l'aspect lyrique aussi, qui n'est pas nouveau lui.Ce qui est nouveau c'est qu'ici Rimbaud nous présente son don de voyance à travers la quête de la déeesse.En effet dans sa quête aveugle, il étend les pouvoirs de la poésie à l'inconnu! C'est aussi la frustration qui est symbolique! Dans cette aube il y'a la notion de renaissance, le cycle n'est pas nouveau chez les poètes, mais la modernité est ici dans la prose et l'utilisation de la poésie.
Renouvellement du regard sur notre monde? si c'est le cas la modernité est bien présente non?

Voilà voilà

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Rimbaud, Aube

Bonjour,

Je suis a la recherche d'une ouverture pour le poème aube de rimbaud
J'ai comparé Baudelaire et rimbaud puis verlaine et rimbaud mais je voudrais ouvrir sur une autre oeuvre...
merci infiniment de votre aide !

Aube
1.     J'ai embrassé l'aube d'été.
2.     Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les
3.     camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant
4.     les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se
5.     levèrent sans bruit.
6.     La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et
7.     blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
8.     Je ris au wasserfall qui s'échevela à travers les sapins : à la cime
9.     argentée je reconnus la déesse.
10.    Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la
11.    plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les
12.    clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de
13.    marbre, je la chassais.
14.    En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec
15.    ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et
16.    l'enfant tombèrent au bas du bois.
17.    Au réveil il était midi.

       Arthur Rimbaud