À la manière de La Fontaine, écrire une fable en prose dont la morale glorifie la liberté

Bonjour,

Pour m'entrainer en vu des épreuves anticipées du BAC de français, je rédige des sujets d'inventions. Je voudriez que vous me disiez mes lacunes, ou alors comment me perfectionner (je souhaiterais avoir la meilleur note possible). Voici un exemple d'un de mes devoirs.


Sujet: A la manière de Lafontaine, écrivez une fable, en prose, dont la morale glorifie la
liberté.

Alors qu’un certain vieil homme possédant une grande fortune s’ennuyait à profiter de ses
nombreuses propriétés, un enfant, non loin de là, peinait à combler d’un atome sa faim. Il
jouissait pourtant d’une joie telle qu’elle paraissait se transmettre où il passait. L’homme
riche, l’ayant repéré, était alors tiraillé entre une curiosité aiguisée par la jalousie, et un
engouement qu’il semblait avoir reçu de l’enfant. Il invita alors l’enfant chez lui, dans le but
irrésistible d’atteindre un idéal qu’il n’avait jamais connu. L’enfant, innocent, jugea ne pas
être bon de décliner l’offre, ne pensant ainsi qu’à aider un homme, poussé par une humanité
sincère et profonde.

Là-bas, il découvrit pourtant les plaisirs illusoires de la luxure. Abondance en était le maître
mot. Le vieil homme, venu chercher la raison pour laquelle l’enfant était si radieux, assista
certes à sa descente aux enfers. En deux jours, l’expression de l’enfant, sûrement devenu
trop rapidement un jeune homme, avait changé. Il s’avérait que sa gaieté si impérissable et
rayonnante s’était changée en un simple délice éphémère et artificiel.

Se sentant impuissant et coupable face à cet évènement, le vieil homme s'adressa alors à

son hôte:

“ - En quoi consiste ton bonheur?

- Mon bonheur consiste en la liberté. Ma pauvreté restreignait mes choix là ou l’abondance les multiplie. J’ai le choix donc je suis libre. Pour moi qui vivait à travers
la pitié méprisante des gens, ainsi qu’aux crochets de leur hypocrite charité, je ne pouvais rêver mieux. ”

Il renvoya l’orphelin de son palais. La feue pauvreté de l’enfant réapparaissait alors soudain.
Il lui fallait un long temps ainsi qu’une certaine sagesse pour retrouver sa félicité d’antan. Il
en était arrivé à la même conclusion que le vieil homme, maintenant devenu lui aussi plus
modéré. La liberté est une notion complexe difficilement définissable, mais la dépendance
(ici, à la luxure dont on fait preuve les deux personnages) en est assurément l’opposé.
Chacun, dans sa condition, peut trouver ne serait-ce qu’un brin de liberté, auquel il faut
immanquablement se rattacher, car elle constitue l’essence même de la vie.

À la manière de La Fontaine, écrire une fable en prose dont la morale glorifie la liberté

Les deux dernières phrases s'apparentent plus à une réflexion générale sur la liberté qu'une "morale" telle que l'aurait écrite La Fontaine, cela s'apparente plus à une "maxime" d'ailleurs. C'est un peu comme si tu expliquais ce que tu venais de raconter donc faire retomber à plat tout ce qu'on a tenté de s'imaginer pendant ton récit.
Il faudrait l'introduire - si, et seulement si, tu souhaites énoncer la morale - de manière plus subtile, en usant par exemple d'une pointe d'ironie.

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À la manière de La Fontaine, écrire une fable en prose dont la morale glorifie la liberté

Bonjour,

Tout d'abord, je doit dire que tout style d'écriture est recherché et c'est un plaisir de te lire. Ensuite, je suis du même avis que Leggy et une pointe d'ironie pimenterai ton récit.