Ronsard, Marie, vous avez la joue aussi vermeille

Bonjour, je voudrais de l'aide pour une lecture analytique pour l'oral en fait je n'arrive pas à trouver une deuxième partie.

Voilà le texte:


Marie, vous avez la joue aussi vermeille

Marie, vous avez la joue aussi vermeille
Qu'une rose de mai, vous avez les cheveux
De couleur de châtaigne, entrefrisés de noeuds,
Gentement tortillés tout autour de l'oreille.

Quand vous étiez petite, une mignarde abeille
Dans vos lèvres forma son doux miel savoureux,
Amour laissa ses traits dans vos yeux rigoureux,
Pithon vous fit la voix à nulle autre pareille.

Vous avez les tétins comme deux monts de lait,
Qui pommellent ainsi qu'au printemps nouvelet
Pommellent deux boutons que leur châsse environne.

De Junon sont vos bras, des Grâces votre sein,
Vous avez de l'Aurore et le front, et la main,
Mais vous avez le coeur d'une fière lionne.

Je vous montre ce que j'ai fait comme plan pour la première partie:

I- Eloge amoureux
   A-un sonnet au service d'un blason morcellé
   B-un blason lyrique
 
en revanche je n'arrive pas à trouver une deuxième partie.
merci , à bientôt

Ronsard, Marie, vous avez la joue aussi vermeille

Bonjour à tous

J'ai un texte a étudier et parmis les questions qui me sont posées j'ai celle la -Reperez les diérèses et interpretez les !

Pouvez vous me dire si mon raisonnement est juste? N'hésitez pas si vous voulez rajouter quelque chose a mon raisonnement ce sera bien reçu !!!

J'ai mis que je trouvais des diérèzes au premier vers "marie, vous avez la joue aussi vermeille (qu'une rose de mai)" et celle tout à la fin "mais vous avez le coeur d'une fière lionne"

On voit qu'une des diérèse est située au tout début et l'autre tout à la fin comme une étreinte, une liaison, et si on les met bout a bout cela nous donne "marie, vous avez la joue aussi vermeille (qu'une rose de mai), mais vous avez le coeur d'une fière lionne". Ceci décrit en même temps sa beauté extèrieur mais en même temps sa beauté interieure et son caractère.
On peut voir que l'auteur utilise un vocabulaire assez naturel "la rose, la lionne" cela montre l'humanité de la femme (marie).
On s'aperçoit également qu'elle peut être belle et douce comme une rose et fière acharnée comme une lionne .


Voici le texte:

Marie, vous avez la joue aussi vermeille
Qu'une rose de mai, vous avez les cheveux
De couleur de châtaigne, entrefrisés de noeuds,
Gentement tortillés tout autour de l'oreille.

Quand vous étiez petite, une mignarde abeille
Dans vos lèvres forma son doux miel savoureux,
Amour laissa ses traits dans vos yeux rigoureux,
Pithon vous fit la voix à nulle autre pareille.

Vous avez les tétins comme deux monts de lait,
Qui pommellent ainsi qu'au printemps nouvelet
Pommellent deux boutons que leur châsse environne.

De Junon sont vos bras, des Grâces votre sein,
Vous avez de l'Aurore et le front, et la main,
Mais vous avez le coeur d'une fière lionne.

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Ronsard, Marie, vous avez la joue aussi vermeille

Bonsoir Mhyah,

Je pense que la diérèse est sur Mari-e et non sur vermeille, sinon la césure ne tomberait pas après la 6e syllabe. D'accord pour li-onne, mais elle pourrait être aussi sur fi-ère.
La diérèse a pour valeur essentielle de mettre en valeur le mot qu'elle affecte. Ici, effectivement, Ronsard souligne l'équivalence entre Marie et la lionne. La diérèse met en valeur la chute inattendue : l'extérieur de la douce jeune fille cache un coeur de fauve.

Ronsard, Marie, vous avez la joue aussi vermeille

La diérèse est sur Mari/e ; le E en fin de vers ne compte jamais pour une syllabe. Je la trouve très chantante, cette diérèse, Mari/e vous avez....
La question est cependant peu intéressante, dans la mesure où il était admis alors que les E puissent compter pour une syllabe, les poètes les utilisaient pour, simplement, avoir leur nombre de syllabes. Simple question pratique !
Pour ce qui est du dernier vers, je ferais spontanément la diérèse sur li/onne, et pas sur fière, pour équilibrer. l'hémistiche
u/ne fiè/re li/onne : ça fait 2/2/2
u/ne fi/è/re lionne : ça balance trop mal !