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Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

salut j'ai une question

est-ce que pour l'oral on peut faire une étude linéaire, par exmple pour la lettre 161 des liaisons dangereuses, je ne vois pas comment on pourrait faire autrement

Est-il possible de faire par exemple en
I. La composition de la lettre
II. Le délire de mme de Tourvel

merci de me répondre assez vite

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

Comment te répondre, sans avoir le texte ?

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

ok le voici

La présidente de Tourvel A... (Dictée par elle et écrite par sa Femme-de-Chambre.)

Paris, 5 décembre 17**.

Etre cruel et malfaisant, ne te lasseras-tu point de me persécuter? Ne te suffit-il pas de m'avoir tourmentée, dégradée, avilie, veux-tu me ravir jusqu'à la paix du tombeau? Quoi! dans ce séjour de ténèbres où l'ignominie m'a forcée de m'ensevelir, les peines sont-elles sans relâche, l'espérance est-elle méconnue? Je n'implore point une grâce que je ne mérite point: pour souffrir sans me plaindre, il me suffira que mes souffrances n'excèdent pas mes forces. Mais ne rends pas mes tourments insupportables. En me laissant mes douleurs, ôte-moi le cruel souvenir des biens que j'ai perdus. Quand tu me les as ravis, n'en retrace plus à mes yeux la désolante image. J'étais innocente et tranquille: c'est pour t'avoir vu que j'ai perdu le repos; c'est en t'écoutant que je suis devenue criminelle. Auteur de mes fautes, quel droit as-tu de les punir?
Où sont les amis qui me chérissaient, où sont-ils? mon infortune les épouvante. Aucun n'ose m'approcher. Je suis opprimée, et ils me laissent sans secours! Je meurs, et personne ne pleure sur moi. Toute consolation m'est refusée. La pitié s'arrête sur les bords de l'abîme où le criminel se plonge. Les remords le déchirent, et ses cris ne sont pas entendus!
Et toi, que j'ai outragé; toi, dont l'estime ajoute à mon supplice; toi, qui seul enfin aurais le droit de te venger, que fais-tu loin de moi? Viens punir une femme infidèle. Que je souffre enfin des tourments mérités. Déjà je me serais soumise à ta vengeance; mais le courage m'a manqué pour t'apprendre ta honte. Ce n'était point dissimulation, c'était respect. Que cette lettre au moins t'apprenne mon repentir. Le ciel a pris ta cause; il te venge d'une injure que tu as ignorée. C'est lui qui a lié ma langue et retenu mes paroles; il a craint que tu ne me remis[ses] une faute qu'il voulait punir. Il m'a soustraite à ton indulgence, qui aurait blessé sa justice.
Impitoyable dans sa vengeance, il m'a livrée à celui-là même qui m'a perdue. C'est à la fois, pour lui et par lui, que je souffre. Je veux le fuir en vain; il me suit; il est là, il m'obsède sans cesse. Mais qu'il est différent de lui-même! Ses yeux n'expriment plus que la haine et le mépris. Sa bouche ne profère que l'insulte et le reproche. Ses bras ne m'entourent que pour me déchirer. Qui me sauvera de sa barbare fureur?
Mais quoi! c'est lui... Je ne me trompe pas; c'est lui que je revois. O mon aimable ami! reçois-moi dans tes bras; cache-moi dans ton sein: oui, c'est toi, c'est bien toi! Quelle illusion funeste m'avait fait te méconnaître? combien j'ai souffert dans ton absence! Oh! ne nous séparons plus, ne nous séparons jamais. Laisse-moi respirer. Sens comme mon coeur palpite! Ah! ce n'est plus de crainte, c'est la douce émotion de l'amour. Pourquoi te refuses-tu à mes tendres caresses? Tourne vers moi tes doux regards! Quels sont ces liens que tu cherches à rompre? pour qui prépares-tu cet appareil de mort? qui peut altérer ainsi tes traits? que fais-tu? Laisse-moi: je frémis! Dieu! c'est ce monstre encore!
Mes amies, ne m'abandonnez pas. Vous qui m'invitiez à le fuir, aidez-moi à le combattre; et vous qui, plus indulgente, me promettiez de diminuer mes peines, venez donc auprès de moi. Où êtes-vous toutes deux? S'il ne m'est plus permis de vous revoir, répondez au moins à cette lettre; que je sache que vous m'aimez encore.
Laisse-moi donc, cruel! quelle nouvelle fureur t'anime? Crains-tu qu'un sentiment doux ne pénètre jusqu'à mon âme? Tu redoubles mes tourments; tu me forces de te haïr. Oh! que la haine est douloureuse! comme elle corrode le coeur qui la distille! Pourquoi me persécutez-vous? que pouvez-vous encore avoir à me dire? ne m'avez-vous pas mise dans l'impossibilité de vous écouter comme de vous répondre? N'attendez plus rien de moi. Adieu, Monsieur.

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

bonjour...besoin d'aide de nouveau...

je n'arrive pas a établir un plan  pour répondre a chacune de ces deux problématiques:
LACLOS, Liaisons dangereuses ; Lettre 161
  Montrez comment se superposent les registres fantastique, pathétique et tragique dans cette lettre.
  En quoi cette lettre est-elle en tout point originale dans le roman ?

quelqu'un peut m'aider?

lettre CLXI :
La présidente de Tourvel A... (Dictée par elle et écrite par sa Femme-de-Chambre.)

Paris, 5 décembre 17**.

Etre cruel et malfaisant, ne te lasseras-tu point de me persécuter? Ne te suffit-il pas de m'avoir tourmentée, dégradée, avilie, veux-tu me ravir jusqu'à la paix du tombeau? Quoi! dans ce séjour de ténèbres où l'ignominie m'a forcée de m'ensevelir, les peines sont-elles sans relâche, l'espérance est-elle méconnue? Je n'implore point une grâce que je ne mérite point: pour souffrir sans me plaindre, il me suffira que mes souffrances n'excèdent pas mes forces. Mais ne rends pas mes tourments insupportables. En me laissant mes douleurs, ôte-moi le cruel souvenir des biens que j'ai perdus. Quand tu me les as ravis, n'en retrace plus à mes yeux la désolante image. J'étais innocente et tranquille: c'est pour t'avoir vu que j'ai perdu le repos; c'est en t'écoutant que je suis devenue criminelle. Auteur de mes fautes, quel droit as-tu de les punir?

Où sont les amis qui me chérissaient, où sont-ils? mon infortune les épouvante. Aucun n'ose m'approcher. Je suis opprimée, et ils me laissent sans secours! Je meurs, et personne ne pleure sur moi. Toute consolation m'est refusée. La pitié s'arrête sur les bords de l'abîme où le criminel se plonge. Les remords le déchirent, et ses cris ne sont pas entendus!

Et toi, que j'ai outragé; toi, dont l'estime ajoute à mon supplice; toi, qui seul enfin aurais le droit de te venger, que fais-tu loin de moi? Viens punir une femme infidèle. Que je souffre enfin des tourments mérités. Déjà je me serais soumise à ta vengeance; mais le courage m'a manqué pour t'apprendre ta honte. Ce n'était point dissimulation, c'était respect. Que cette lettre au moins t'apprenne mon repentir. Le ciel a pris ta cause; il te venge d'une injure que tu as ignorée. C'est lui qui a lié ma langue et retenu mes paroles; il a craint que tu ne me remis[ses] une faute qu'il voulait punir. Il m'a soustraite à ton indulgence, qui aurait blessé sa justice.

Impitoyable dans sa vengeance, il m'a livrée à celui-là même qui m'a perdue. C'est à la fois, pour lui et par lui, que je souffre. Je veux le fuir en vain; il me suit; il est là, il m'obsède sans cesse. Mais qu'il est différent de lui-même! Ses yeux n'expriment plus que la haine et le mépris. Sa bouche ne profère que l'insulte et le reproche. Ses bras ne m'entourent que pour me déchirer. Qui me sauvera de sa barbare fureur?

Mais quoi! c'est lui... Je ne me trompe pas; c'est lui que je revois. O mon aimable ami! reçois-moi dans tes bras; cache-moi dans ton sein: oui, c'est toi, c'est bien toi! Quelle illusion funeste m'avait fait te méconnaître? combien j'ai souffert dans ton absence! Oh! ne nous séparons plus, ne nous séparons jamais. Laisse-moi respirer. Sens comme mon coeur palpite! Ah! ce n'est plus de crainte, c'est la douce émotion de l'amour. Pourquoi te refuses-tu à mes tendres caresses? Tourne vers moi tes doux regards! Quels sont ces liens que tu cherches à rompre? pour qui prépares-tu cet appareil de mort? qui peut altérer ainsi tes traits? que fais-tu? Laisse-moi: je frémis! Dieu! c'est ce monstre encore!

Mes amies, ne m'abandonnez pas. Vous qui m'invitiez à le fuir, aidez-moi à le combattre; et vous qui, plus indulgente, me promettiez de diminuer mes peines, venez donc auprès de moi. Où êtes-vous toutes deux? S'il ne m'est plus permis de vous revoir, répondez au moins à cette lettre; que je sache que vous m'aimez encore.

Laisse-moi donc, cruel! quelle nouvelle fureur t'anime? Crains-tu qu'un sentiment doux ne pénètre jusqu'à mon âme? Tu redoubles mes tourments; tu me forces de te haïr. Oh! que la haine est douloureuse! comme elle corrode le coeur qui la distille! Pourquoi me persécutez-vous? que pouvez-vous encore avoir à me dire? ne m'avez-vous pas mise dans l'impossibilité de vous écouter comme de vous répondre? N'attendez plus rien de moi. Adieu, Monsieur.

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

Bonjour Baba,

Pour la 1re problématique, il te suffit de rechercher les signes de la présence de chaque registre ;
pathétique : douleur, larmes
tragique : destin fatal, présence de la mort prochaine
fantastique : irruption de l'au-delà, dédoublement de personnalité , hallucinations...

Cette lettre est originale car elle introduit deux nouveautés :
- un personnage sensible, honnête, passionnée qui tranche sur les roués,
- elle annonce la passion romantique.

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

Et pour la seconde problématique, le fait qu' elle ne soit pas vraiment adressée à quelqu' un de précis mais à plusieurs personnes !

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

je te proposerais plutôt deux axes différents:

  -la confrontation entre le coeur et l'esprit:on peut remarquer que madame de tourvel se laisse emporter par l'amour qu'elle éprouve pour valmont et tout de suite après,elle le traite de "cruel","malfaisant","criminel"..elle pense aussi à madame de volanges et madame de rosemonde qui sont toutes les deux puritaines et défendent l'esprit. si tu vois de quoi je veux parler

  -une lettre d'aveu et d'adieu:elle se sent perdue et très tourmentéé. elle va jusqu'à utiliser un lexique dépréciatif qui parle de mort, de punitions, elle regrette ses fautes et va jusqu'à parler de vengeance(c'est à son mari qu"elle s'adresse au 2e et 3e paragraphe

c'est ce que je pense

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

bonjour,
quelqu'un pourrait il me dire ce qu'est la passion romantique ?
ici je cherche des éléments de cette passion dans la lettre 161 des Liaisons Dangereuses
Merci de votre réponseJ'ai oublié également de vous demander le sens de "roués" car la définition du dico ne me semble pas très approprié ici !!
Merci


Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

Bonjour Max,

Roué qui signifie "personne sans principes et sans mœurs, notamment dans les relations amoureuses mais généralement de manières distinguées et spirituelles" tire son origine du supplice de la roue. Les libertins avaient une conduite qui aurait mérité le supplice de la roue.

Les romantiques considèrent dans la passion l'occasion de vivre une expérience hors du commun. Sans la passion, la vie est triste et banale. Mais cette passion est fatale. La passion embellit la vie et décuple l'énergie de celui qui l'éprouve, le conduisant à sacrifier son repos et sa léthargie au profit d'un bonheur inaccessible en fait. La passion ouvre sur l'infini. Elle partage avec le mysticisme l'idéalisation de l'être aimé.

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 161

Voici un plan et la problématique pour la lettre 161 que ma prof de français m'a fait, il est forcément bon:
             
      I> les signes du delir.
         A> ses hallucinations.
         B> la composition de la lettre.

      II> confusions sentimentales.
          A> l'illusion du bonheur.
          B> sa culpabilité et sa souffrance.

En quoi cette lettre nous prédît-elle du destin tragique de mme de
Tourvel?


Voilà voilà. Si ça peut vous aider