Dissertation sur le processus de la connaissance

Bonjour à tous aujourd'hui j'ai commencé ma dissertation philosophique et la question est la suivante :


Le processus vers la connaissance est telle plus utile vers le doute ou la certitude ?

J'ai prit le doute en disant que  les personnes se posent les vraies questions dans le doute, ils sortent de la double ignorance ( la caverne ) etc. En 300 mots environ, ensuite il faut que je fasse une objection sur le même argument que j'ai fait, pouvez vous me donnez des idées pour mon objection, car j'ai de la misère à trouver un argument contre mon premier argument...


Merci !

2 (Modifié par like a virgin 21/05/2015 à 10:37)

Dissertation sur le processus de la connaissance

En effet, tu peux dire que le doute est ce qui éprouve une idée et lui donne tout son véritable contenu. Il n'y aurait donc pas d'évidence immédiate pour la connaissance. Je ne sais pas si tu dois citer un philosophe, mais il y a bien évidemment Descartes et son doute théorique que tu peux citer pour élargir ton propos, ou encore tu peux lire dans le Discours de métaphysique de Leibniz les §§23-24 qui montrent que l'évidence intellectuelle (apparente) peut en fait cacher une confusion interne 

Eh bien, pour le deuxième argument, je pense que tu peux t'inspirer de Spinoza pour construire un bon contre-argument. Pour Spinoza, il n'y a rien de positif ou de réel dans les idées en quoi elles pourraient être dites fausses. L'"erreur" provient de ce que l'idée que nous formons est incomplète. Le vrai se pose antérieurement au faux, il est la norme de lui-même et du faux, c'est-à-dire que la certitude est ce qui permet de distinguer l'erreur de l'idée vraie. Spinoza nous dit que l'idée, dans l'esprit, n'est pas comme une peinture sur un panneau: ce n'est pas à l'esprit de la regarder et de l'examiner, voire l'interpréter là où l'idée serait purement passive, et donc de la révoquer en doute. Bien plutôt, l'idée s'explique d'elle-même dans l'entendement, condition pour que le vrai ne soit pas soumis à la fantaisie d'une quelconque interprétation (avec mélange de la volonté et de l'entendement), mais soit norme de lui-même et du faux. Sans le citer nécessairement, je pense que ça te permet d'avoir un angle d'attaque. Seule une connaissance incomplète peut être révoquée en doute, disait Spinoza à propos du doute cartésien...

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Dissertation sur le processus de la connaissance

Je crois qu'essayer de raisonner avec des auteurs non-maîtrisés est d'une mauvaise aide ( surtout quand les concepts s'embrouillent, notamment entre l'esprit/entendement ) ...
Il faut essayer de revenir à des choses plus simples, et surtout plus convaincantes, surtout vu le format de l'exercice proposé.
La position du doute est certes tenable, mais il faudrait sans doute affiner le type de doute dont il est question : peut-on au même titre douter que nous existons, et douter que, probablement, dans les jours à venir, il pleuvra ? assurément il convient de ne pas mettre les deux types de doutes sur le même plan. Un contre-argument consisterait à dire que l'on ne peut pas raisonnablement douter de tout.

4 (Modifié par like a virgin 21/05/2015 à 19:47)

Dissertation sur le processus de la connaissance

Oups (mais ça ne fait jamais de mal d'approfondir un peu  )

En effet, situer le doute relativement à son objet peut être une bonne idée : on ne doute pas que 2+2=4, ni des vérités géométriques, à moins de ne pas bien les maîtriser/connaître (imagine un élève moyen qui doit appliquer la trigonométrie).
A cet égard le doute n'est pas ce qui rend possible l'accès à la connaissance véritable, mais bien ce qui manifeste un obstacle (ignorance, imprécision...) qui en sépare.

De même, je ne peux tirer une vérité universelle d'observations particulières, aussi nombreuses soient-elles. Tant que je n'aurais pas examiné tous les cas existant (par exemple, je ne pourrais considérer comme vrai que tous les chats sont noirs uniquement si j'ai pris connaissance de l'apparence de tous les chats existant, pour utiliser un exemple un peu bête mais clair) je ne pourrais tenir mon observation pour valable universellement. Or je ne peux épuiser par examen la totalité du réel, donc toujours une part de doute me séparera dans ce cas d'une connaissance universellement valable. Et pourtant j'ai pu former une connaissance valable dans l'expérience quotidienne, comme par exemple "j'apprends mes cours = je réussis ma composition". Et dans tout ces cas de la vie quotidienne, je ne dois pas douter si je veux faire quelque chose, agir.

Pour reprendre l'idée de Majorana, on ne peut pas douter de tout, en effet, que l'exigence soit alors théorique ou pratique. Je recommence avec les auteurs, mais ça tu l'as surement vu en cours: Descartes doute de manière théorique, mais il ne peut le faire dans la pratique, d'où la "morale provisoire", qui lui permet de bien agir en attendant d'avoir établi des fondements théoriques indubitables.

PS: en effet, merci d'avoir relevé ma confusion 

Dissertation sur le processus de la connaissance

Majorana a écrit :

Un contre-argument consisterait à dire que l'on ne peut pas raisonnablement douter de tout.

Je ne connais rien à la philo. Je ne comprends même pas l'énoncé, mais voilà une citation de savant en rapport avec votre assertion.

Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir. Henri Poincaré. La Science et l'Hypothèse, 1902