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Comment s’exprime la critique du souverain dans chacun de ces textes ?

bonsoir,
je dois répondre à une question de corpus, mais je ne sais pas si ma rédaction est bonne.
les trois textes sont Mémoires de st Simon:


Il voyageait toujours son carrosse plein de femmes: ses maîtresses, après ses bâtardes, ses belles-filles, quelquefois Madame, et des dames quand il y avait place. Dans ce carrosse, lors des voyages, il y avait toujours beaucoup de toutes sortes de choses à manger: viandes, pâtisseries, fruits. On n'avait pas sitôt fait un quart de lieue que le roi demandait si on ne voulait pas manger. Lui jamais ne goûtait à rien entre ses repas, non pas même à aucun fruit, mais il s'amusait à voir manger, et manger à crever. Il fallait avoir faim, être gaies, et manger avec appétit et de bonne grâce, autrement il ne le trouvait pas bon, et le montrait même aigrement. On faisait la mignonne, on voulait faire la délicate, être du bel air, et cela n'empêchait pas que les mêmes dames ou princesses qui soupaient avec d'autres à sa table le même jour, ne fussent obligées, sous les mêmes peines, d'y faire aussi bonne contenance que si elles n'avaient mangé de la journée. Avec cela, d'aucuns besoins il n'en fallait point parler, outre que pour des femmes ils auraient été très embarrassants avec les détachements de la maison du roi, et les gardes du corps devant et derrière le carrosse, et les officiers et les écuyers aux portières, qui faisaient une poussière qui dévorait tout ce qui était dans le carrosse. Le roi, qui aimait l'air, en voulait toutes les glaces baissées, et aurait trouvé fort mauvais que quelque dame eût tiré le rideau contre le soleil, le vent ou le froid. Il ne fallait seulement pas s'en apercevoir, ni d'aucune autre sorte d'incommodité, et [le roi] allait toujours extrêmement vite, avec des relais le plus ordinairement. Se trouver mal était un démérite à n'y plus revenir.

le 2e texte est Princes d'agrippa d'aubigné :

L'autre fut mieux instruit à juger des atours
Des putains de sa Cour, et plus propres aux amours,
Avoir ras le menton, garder la face pâle,
Le geste efféminé, l'oeil d'un Sardanapale ;
Si bien qu'un jour des Rois ce douteux animal,
Sans cervelle, sans front, parut tel en son bal :
De cordons emperlés sa chevelure pleine,
Sous un bonnet sans bord fait à l'italienne,
Faisait deux arcs voûtés ; son menton pinceté,
Son visage de blanc et de rouge empâté,
Son chef tout empoudré, nous montrèrent ridée
En la place d'un roi une putain fardée.
Pensez quel beau spectacle, et comme il fit bon voir
Ce prince avec un busc, un corps de satin noir
Coupé à l'espagnole, où des déchiquetures,
Sortaient des passements et des blanches tirures;
Et afin que l'habit s'entresuivît de rang,
Il montrait des manchons gaufrés de satin blanc,
D'autres manches encor qui s'étendaient fendues,
Et puis jusques aux pieds d'autres manches perdues ;
Ainsi bien enmanché, il porta tout ce jour
Cet habit monstrueux, pareil à son amour :
Si qu'au premier abord, chacun était en peine
S'il voyait un Roi femme ou bien un homme Reine.

et le 3e texte de v. hugo "Chanson":
   

Sa grandeur éblouit l'histoire.
      Quinze ans, il fut
Le dieu que traînait la victoire
      Sur un affût ;
L'Europe sous sa loi guerrière
      Se débattit. -
Toi, son singe, marche derrière,
      Petit, petit.
Napoléon dans la bataille,
      Grave et serein,
Guidait à travers la mitraille
      L'aigle d'airain.
Il entra sur le pont d'Arcole,
      Il en sortit. -
Voici de l'or, viens, pille et vole,
      Petit, petit.

Berlin, Vienne, étaient ses maîtresses ;
      Il les forçait,
Leste, et prenant les forteresses
      Par le corset ;
Il triompha de cent bastilles
      Qu'il investit. -
Voici pour toi, voici des filles,
      Petit, petit.

Il passait les monts et les plaines,
      Tenant en main
La palme, la foudre et les rênes
      Du genre humain ;
Il était ivre de sa gloire
      Qui retentit. -
Voici du sang, accours, viens boire,
      Petit, petit.

Quand il tomba, lâchant le monde,
      L'immense mer
Ouvrit à sa chute profonde
      Le gouffre amer ;
Il y plongea, sinistre archange,
      Et s'engloutit. -
Toi, tu te noieras dans la fange,
      Petit, petit.

Voila je narrive pas a analyser le 1e texte
ce que j'ai fait pr linstant est:

Le corpus de texte comprend trois extraits de mémoires, de poésie et de poésie satirique du XVIIe, XVIIIe  ou XIXe siècle. « Mémoires » de Saint-Simon (1752), « Princes » d’Agrippa d’Aubigné (1616) et « Chanson » de Victor Hugo (1853) expriment tous une critique envers le roi de leur époque respective. Comment s’exprime la critique du souverain dans chacun de ces textes ?
En effet, Saint-Simon, Agrippa et Hugo utilisent un lexique péjoratif pour décrire Louis XIV, Henri III et Napoléon III. Hugo emploi un vocabulaire hyperbolique pour faire un portrait insultant de Napoléon III : « singe » (v.7), « pille et vole » (v.15). Henri  est présenté par Aubigné comme un être monstrueux parce qu’il est montré comme relevant des deux sexes. Il emploi des périphrases formées d’oxymores : « Roy femme ou bien un homme Reyne » (v.796). Louis XIV et Napoléon III seraient des rois vicieux : « ses maîtresses, après ses bâtardes » (l.2), « voici des filles » (v.24). Napoléon III se servait de sa cour comme lieu de débauche pour inviter des femmes. Agrippa dénonce la futilité de la cour.
           Chaque auteur critique le roi de manière singulière. Aubigné blâme particulièrement le physique et la tenue vestimentaire d’Henri : « avoir ras le menton » (v.775), « menton pinceté » (v.781), « un busc, un corps » (v.786), « dechicquetures » (v.787), « manchons » (v.790). Il décrit le roi comme étant du sexe inversé : « le geste efféminé » (v.776), « une putain fardée » (v.784).Il ne vit que dans les arts dont il pervertit l’usage (art du costume, du maquillage) et ne saurait avoir de qualités guerrières puisqu’il a une apparence dite « efféminée ».
            De plus, selon les croyances de l’époque, un souverain à l’apparence efféminée ne pouvait avoir qu’une existence perturbée et était obligatoirement homosexuel, ce qui était un grave défaut chez un roi qui devait être à l’image de Dieu. Alors qu’Hugo choisit de rabaisser Napoléon III, le petit, en le comparant à Napoléon 1e, le grand. Il utilise le champ lexical de la divinité et de la conquête militaire pour valoriser Napoléon 1e : « le Dieu » (v.3), « archange » (v.38), « victoire » (v.3), « triompha » (v.21), « gloire » (v.30). Alors que Napoléon III est dévalorisé par plusieurs procédés comme une méprisante litanie à chaque refrain (« Petit, petit »), le tutoiement (« toi » l.7, 24, 40), l’emploi du présentatif, « Voici » (l.15, 23, 31), et de l’impératif (« marche » v.7 ; « viens, pille et vole » v.15 ; et « accours, viens boire » v.32).
           De plus, Hugo utilise de nombreux enjambements pour les vers sur Napoléon 1e ce qui donne une ampleur majestueuse à l’évocation du personnage. On remarque également l’absence de numéro pour le qualifier car selon Hugo il n’existe qu’un seul Napoléon. Tandis que dans les vers sur Napoléon III on ne trouve aucuns enjambements mais des répétitions et des ponctuations très fortes (point+tiret) ce qui donne une impression de piétinement, de petitesse. Aubigné, lui, utilise le champ lexical des mœurs corrompues et la figure de Sardanapale. Henri est dessiné comme un monstre voluptueux.
« Mémoires », « Princes » et « Chanson » expriment bien une critique de leur souverain par des procédés distincts les uns des autres. Les auteurs veulent faire triompher la vérité sur les rois.

Comment s’exprime la critique du souverain dans chacun de ces textes ?

....expriment tous une critique envers le roi de leur époque respective.
Attention ! Ne pas parler de roi pour Napoléon III.

3 (Modifié par Nesrine31 12/05/2015 à 18:40)

Comment s’exprime la critique du souverain dans chacun de ces textes ?

merci