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Baudelaire, Le Cygne

Bonsoir,

J'aurais vraiment besoin de vous. J'étudie 8 poèmes des Fleurs du Mal de Baudelaire et quelques uns de ces 8 poèmes furent très mal expliqués par mon professeur de Français (manque de temps ...).

Pourriez vous faire quelques commentaires sur ce poème Le Cygne, les grands axes à bien savoir en vue de l'oral ... Les grandes lignes. Cela m'aiderait énormément sachant que je ne trouve aucune explication sur internet pour ce poème.

Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L'immense majesté de vos douleurs de veuve,
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,

A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
Change plus vite, hélas! que le coeur d'un mortel) ;

Je ne vois qu'en esprit tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,
Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.

Là s'étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
Froids et clairs le Travail s'éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,

Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le coeur plein de son beau lac natal :
« Eau, quand donc pleuvras-tu? quand tonneras-tu, foudre ? »
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,

Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s'il adressait des reproches à Dieu!

Merci d'avance

Baudelaire, Le Cygne

C'est dans les Tableaux parisiens, qui apparaissent dans la deuxième édition du recueil
Thème des exilés
On passe du particulier (Andromaque, princesse de Troie, veuve d'Hector, se retrouve loin de sa patrie natale et prisonnière de Pyrrhus) au général (le Cygne, symbole de tous les exilés)
On peut bien sûr le rapprocher de l'Albatros : l'exilé c'est aussi le poète
Thème de la grande ville

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Baudelaire, Le Cygne

Bonjour,

Je ne comprends pas pourquoi dans le poème "Le Cygne" de Baudelaire, le poète fait une allusion au personnage Andromaque de Racine (alors que ce poème est dédié à Victor Hugo ...)

Aussi, dans mon livre d'étude une petite astérisque précise qu'il est possible de voir l'oeuvre Les Fleurs du Mal comme une oeuvre très moderne à l'époque de Baudelaire, mais pourquoi ? De par sa "bizarrerie" (terme qu'ils emploient très fréquemment dans ce même livre...) et par le fait qu'il veuille justement extraire la beauté du mal ? Chose qui n'avait été tenté par personne d'autres encore ?

Merci d'avance

Baudelaire, Le Cygne

Lyop, tu as déjà demandé de l'aide pour le Cygne et je t'ai répondu pour le sens général du poème et donc pour ta première question as-tu déjà oublié ?
Rappel :Andromaque est une exilée ; Hugo a été exilé, la Malabaraise est exilée
Et pour la modernité aussi ! relis tes demandes 

Baudelaire, Le Cygne

Relevez et analysez les marques de la premiere personne, Pouvez vous m'aidez SVP


Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N'a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.

Aussi devant ce Louvre une image m'opprime :
Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
Comme les exilés, ridicule et sublime,
Et rongé d'un, désir sans trêve ! et puis à vous,

Andromaque, des bras d'un grand époux tombée,
Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
Auprès d'un tombeau vide en extase courbée ;
Veuve d'Hector, hélas ! et femme d'Hélénus !

Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
Piétinant dans la boue, et cherchant, l'oeil hagard,
Les cocotiers absents de la superbe Afrique
Derrière la muraille immense du brouillard ;

A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
Jamais, jamais ! à ceux qui s'abreuvent de pleurs
Et tètent la douleur comme une bonne louve !
Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !

Ainsi dans la forêt où mon esprit s'exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor !

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Baudelaire, Le Cygne

Bonjour.

Ce n'est pas bien difficile.
Les marques de la première personne sont des pronoms personnels comme j', je, m', me, moi... ou des déterminants possessifs comme : mon, ma, mes...
Les pronoms personnels peuvent être sujets ou compléments des verbes.
Les déterminants possessifs déterminent les noms qu'ils précèdent.

Ne te reste plus qu'à les chercher dans le poème et à les analyser.

Propose-nous ensuite le résultat de ton travail.

Baudelaire, Le Cygne

Oui Je connais les pronoms possessifs etc ... Mais le problème c'est l'analyse, je ne sais pas quoi mettre

Baudelaire, Le Cygne

Il n'y a pas ici de pronoms possessifs... Seulement des déterminants possessifs et des pronoms personnels, comme je te l'ai dit.

Si tu parles bien d'analyse grammaticale... je t'ai déjà donné quelques indications.

Je te donne deux exemples :

ma mélancolie
ma : déterminant possessif, féminin singulier, détermine le nom "mélancolie".

Je pense à mon grand cygne
Je: pronom personnel, 1ère personne du singulier, sujet du verbe "pense".

Baudelaire, Le Cygne

ah ok , La question précise est analyser les marques de la 1ere personne

Baudelaire, Le Cygne

Mais t'a-t-on précisé si c'était une analyse grammaticale,  ou bien une analyse des effets de style produits ? Tu n'as jamais eu d'exercice analogue à celui-là ?