1 (Modifié par ThisIsBapt 25/04/2015 à 12:09)

Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Bonjour,

J'ai un commentaire de texte a effectué sur le poème "Je suis venu vers toi" de Louis Aragon issu de son recueil Le Roman inachevé mais je n'arrive pas à avancer. Pour le moment je n'ai trouvé que mes deux grands axes de construction qui sont :

I/ La dimension lyrique de ce poème.
II/ La vision de l'amour contenue dans ce poème.

Il me reste donc à trouver mes trois sous-parties pour chacun des axes mais je bloque et je n'arrive pas non plus à trouver les figures de style du texte. 

Pourriez-vous m'aider s'il vous plaît ?
Merci d'avance, Baptiste.

Voici le texte :

Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer
J’ai sacrifié d’un coup mon cours et mes montagnes
J’ai quitté tout pour toi mes amis mon enfance
Chaque goutte d’eau de ma vie a pris le sel de ton immensité
Ton soleil a dissipé mon folklore
Tu règnes sur mon sang mon rêves mes démences
Je t’ai donné ma mémoire comme une boucle de cheveux
Je ne dors plus que dans tes neiges
J’ai débordé mon lit chassé mes fées marraines
J’ai renoncé depuis longtemps à mes légendes
Où sont Rimbaud Cros et Ducasse
Valmore qui pleure à minuit
La corde Nerval a cassé
Et la balle qui traverse Lermontov a passé par mon cœur
Divisé par tes pas
Dispersé par ton geste
Comme un grand vent amoureux d’une forêt
Je suis la poussière qu’on chasse au matin de la maison
Et qui revient patiente invisiblement tout le long du jour
Le lierre qui croit sans qu’on le remarque
Jusqu’à ce qu’on le mutile dans sa fidélité
Je suis la pierre usée à force que tu passes
La chaise qui t’attend à l’endroit familier
La vitre où ton front brûle à regarder le vide
Le roman de deux sous qui ne parle qu’à toi
Une lettre ouverte publiée avant d’être lue
La phrase interrompue à qui revenir est sans importance
Le frémissement des chambres traversées
Le parfum derrière toi que tu laisses
Et quand tu sors je suis malheureux comme ton miroirLouis ARAGON

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Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

En vrac car j'ai peu de temps :
Abondance des comparaisons, analyse leur contenu
La métaphore filée du début
Le rattachement à une lignée littéraire
La fatalité
La perte de la liberté
La dépersonnalisation
Le manque

Paradoxe : la femme aimée devient la muse alors qu'elle vampirise le poète.

3 (Modifié par Jehan 25/04/2015 à 13:31)

Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Merci beaucoup je pense que ça va bien m'aider

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Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Le Roman inchevé ? Tu es sûr (e) ?
Pas plutôt le recueil Elsa ? 1959

» Eh bien, je vous le dis, au-delà de ce qui est l’évidence et peut paraître indécent dans la poésie par laquelle je m’adresse à Elsa, je parle d’elle, je parle pour elle, cette poésie entre nous a des prolongements autres, et je ne ferai rien pour qu’on les découvre.  » dans Aragon parle ( entretien avec Dominique Arban )

Ma vie est à partir de toi

Le poème comme expression de l'attente
L'expression de la dépossession
La crainte de l'incommunicabilité

Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Ma remarque ne sert à rien mais  : ce poème est magnifique !  Je ne l'avais jamais lu...

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Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Floreale, oui ce poème fait bien parti du recueil Le Roman inachevé. Ce recueil est dédié à Elsa.

Ammy, oui il est très jolie, dommage qu'on en entende que très peu parler.

7 (Modifié par floreale 26/04/2015 à 12:14)

Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Floreale, oui ce poème fait bien parti du recueil Le Roman inachevé. Ce recueil est dédié à Elsa

Tu as vérifié ? J'ai le recueil : Le Roman inachevé et je ne l'ai pas vu.

Voir le recueil ELSA, 1959

Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

J'ai lu aussi le Roman inachevé

9 (Modifié par Jehan 26/04/2015 à 18:32)

Aragon, Je suis venu vers toi comme va le fleuve à la mer...

Dans ce cas peut-être que ma professeur de français s'est trompée, c'est possible. C'est elle qui nous a donné ce poème.