1 (Modifié par Jehan 22/04/2015 à 19:13)

Molière, L’École des femmes, acte IV, scène 4

Bonjour à tous,
Je suis actuellement en classe de seconde, notre prof de français nous a donné un travail sur l'école des femmes, acte IV, scène VI. Nous devons rédiger un commentaire littéraire sur le sujet suivant : "Comment et où trouve t-on les formes du comique?"
D'après moi se serait lorsque Arnolphe parle "Alain, mon pauvre cœur,
Par un peu de secours soulage ma langueur." et la réponse suite à cela de Alain "vous êtes un sot"
Je ne suis absolument pas sure de ma réponse et je sais que c'est très vague.
Merci de bien vouloir m'éclairer.

Molière, L’École des femmes, acte IV, scène 4

Bonsoir.

Affichons au moins le texte :

Scène IV
ALAIN, GEORGETTE, ARNOLPHE.

ALAIN

Monsieur...

ARNOLPHE

Approchez-vous: vous êtes mes fidèles,
Mes bons, mes vrais amis, et j'en sais des nouvelles.

ALAIN

Le notaire...

ARNOLPHE

Laissons, c'est pour quelque autre jour.
On veut à mon honneur jouer d'un mauvais tour;
Et quel affront pour vous, mes enfants, pourrait-ce être,
Si l'on avait ôté l'honneur à votre maître!
Vous n'oseriez après paraître en nul endroit,
Et chacun, vous voyant, vous montrerait au doigt.
Donc, puisque autant que moi l'affaire vous regarde,
Il faut de votre part faire une telle garde,
Que ce galant ne puisse en aucune façon...

GEORGETTE

Vous nous avez tantôt montré notre leçon.

ARNOLPHE

Mais à ses beaux discours gardez bien de vous rendre.

ALAIN

Oh! vraiment.

GEORGETTE

Nous savons comme il faut s'en défendre.

ARNOLPHE

S'il venait doucement: "Alain, mon pauvre cœur,
Par un peu de secours soulage ma langueur."

ALAIN

Vous êtes un sot.

ARNOLPHE

Bon. (à Georgette.) "Georgette, ma mignonne,
Tu me parais si douce et si bonne personne."

GEORGETTE

Vous êtes un nigaud.

ARNOLPHE

Bon. (à Alain.) "Quel mal trouves-tu
Dans un dessein honnête et tout plein de vertu?"

ALAIN

Vous êtes un fripon.

ARNOLPHE

Fort bien. (à Georgette.) "Ma mort est sûre,
Si tu ne prends pitié des peines que j'endure."

GEORGETTE

Vous êtes un benêt, un impudent.

ARNOLPHE

Fort bien.
"Je ne suis pas un homme à vouloir rien pour rien;
Je sais, quand on me sert, en garder la mémoire;
Cependant, par avance, Alain, voilà pour boire;
Et voilà pour t'avoir, Georgette, un cotillon:
(Ils tendent tous deux la main, et prennent l'argent.)
Ce n'est de mes bienfaits qu'un simple échantillon.
Toute la courtoisie enfin dont je vous presse,
C'est que je puisse voir votre belle maîtresse."

GEORGETTE, le poussant.

À d'autres.

ARNOLPHE

Bon cela.

ALAIN, le poussant

Hors d'ici.

ARNOLPHE

Bon.

GEORGETTE, le poussant.

Mais tôt.

ARNOLPHE

Bon. Holà! c'est assez.

GEORGETTE

Fais-je pas comme il faut?

ALAIN

Est-ce de la façon que vous voulez l'entendre?

ARNOLPHE

Oui, fort bien, hors l'argent, qu'il ne fallait pas prendre.

GEORGETTE

Nous ne nous sommes pas souvenus de ce point.

ALAIN

Voulez-vous qu'à l'instant nous recommencions?

ARNOLPHE

Point:
Suffit. Rentrez tous deux.

ALAIN

Vous n'avez rien qu'à dire.

ARNOLPHE

Non, vous dis-je; rentrez, puisque je le désire.
Je vous laisse l'argent. Allez: je vous rejoins.
Ayez bien l'œil à tout, et secondez mes soins.

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Molière, L’École des femmes, acte IV, scène 4

Merci Jehan