César, De Bello Gallico, V, 40-41 (version)

Bonsoir à toutes et à tous,

Je suis en seconde et je suis passionné par le latin. Dans le but de me perfectionner, j'ai pris l'habitude de faire une version (plus ou moins 150 mots) par semaine, que mon professeur corrige. Hélas, ce sont les vacances! Ainsi, je me permets de vous soumettre ma traduction d'un extrait du livre V de La Guerre des Gaules, de César.
Voici ma proposition :

XL (1) Une lettre est envoyée tout de suite de Cicéron à César, de grandes récompenses ayant été proposées, si les envoyés étaient arrivés jusqu'au bout, toutes les voies ayant été assiégées, les envoyés furent interceptés.
(2) Pendant la nuit, hors du bois cent vingt tours au moins furent transportées pour la fortification et se dressèrent avec une vitesse incroyable; les choses que l'on voyait manquer à l'ouvrage, étaient achevées. (3) Le jour suivant, les ennemis assiègent le camps, des troupes beaucoup plus grandes ayant été assemblées, ils comblent un fossé.
(4) Les nôtres opposent résistance, de la même méthode que la veille. Cette même résistance est successivement faite les jours de reste. (5) Aucune partie du temps de la nuit n'est laissée en intervalle pour le travail; la possibilité d'un repos n'est donnée ni aux malades, ni aux blessés. (6) Toutes les choses qui sont nécessaires pour le siège du jour le plus proche, sont préparées pendant la nuit; beaucoup de pieux brûlés par le bout et un grand nombre de javelots de remparts sont mis en place; des tours sont garnies de planchers, des merlons et des parapets sont liés au moyen de treillis.
(7) Cicéron lui-même, bien qu'il fusse d'une santé très précaire, ne se laissait même pas la nuit comme temps de repos, si bien qu'il fusse contraint par un assemblage de soldats et par leurs voix, en outre pour se contenir lui-même.

XLI (1) Alors les chefs et les notables Nerviens qui avaient avec Cicéron quelque possibilité d'avoir une conversation et une raison d'amitié, disent eux-mêmes vouloir un entretien. (2) La possibilité ayant été accordée, ils rappellent les mêmes choses qu' Ambiorix avait réglées avec Titurius : "toute la Gaule est en armes; (3) les Germains ont traversé le Rhin; les quartiers d'hiver de César et les autres ont été attaqués".


Qu'en pensez-vous?

(Je remercie tous les membres de ce forum, grâce auxquels j'ai pu apprendre énormément de choses et trouver des réponses à la plupart de mes questions.)

Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider.

César, De Bello Gallico, V, 40-41 (version)

Bonsoir.

Ce serait bien si l'on avait le texte latin aussi...
Pourrais-tu le poster ?

César, De Bello Gallico, V, 40-41 (version)

rapha64 a écrit :

Bonsoir à toutes et à tous,

Je suis en seconde et je suis passionné par le latin. Dans le but de me perfectionner, j'ai pris l'habitude de faire une version (plus ou moins 150 mots) par semaine, que mon professeur corrige. Hélas, ce sont les vacances! Ainsi, je me permets de vous soumettre ma traduction d'un extrait du livre V de La Guerre des Gaules, de César.
Voici ma proposition :

XL (1) Une lettre est envoyée tout de suite de(a) Cicéron à César, de grandes récompenses ayant été proposées(b), si les envoyés étaient arrivés jusqu'au bout, toutes les voies ayant été assiégées(c), les envoyés furent interceptés.
(2) Pendant la nuit, hors(d) du bois cent vingt tours au moins furent transportées pour la fortification(e) et se dressèrent avec une vitesse incroyable; les choses que l'on voyait(f) manquer à l'ouvrage, étaient achevées(g). (3) Le jour suivant, les ennemis assiègent le camps(h), des troupes beaucoup plus grandes ayant été assemblées(i), ils comblent un fossé(j).
(4) Les nôtres opposent résistance, de(k) la même méthode que la veille. Cette même résistance est successivement faite les jours de reste(l). (5) Aucune partie du temps de la nuit n'est laissée en intervalle pour le travail(m); la possibilité d'un repos n'est donnée ni aux malades, ni aux blessés. (6) Toutes les choses qui sont nécessaires pour le siège du jour le plus proche(n), sont préparées pendant la nuit; beaucoup de pieux brûlés par le bout et un grand nombre de javelots de remparts(o) sont mis en place; des tours sont garnies de planchers, des merlons et des parapets sont liés au moyen de treillis.
(7) Cicéron lui-même, bien qu'il fusse(p) d'une santé très précaire, ne se laissait même pas la nuit comme temps de repos, si bien qu'il fusse(p) contraint par un assemblage de soldats et par leurs voix, en outre pour se contenir lui-même(q).

XLI (1) Alors les chefs et les notables Nerviens qui avaient avec Cicéron quelque possibilité d'avoir une conversation et une raison d'amitié(r), disent eux-mêmes vouloir un entretien. (2) La possibilité ayant été accordée, ils rappellent les mêmes choses qu' Ambiorix avait réglées(s) avec Titurius : "toute la Gaule est en armes; (3) les Germains ont traversé le Rhin; les quartiers d'hiver de César et les autres ont été attaqués(t)".

(a) Fonction à mieux rendre.
(b) A éviter dans une traduction définitive.
(c) Là ça ne va pas. Il faut une subordonnée mettant mieux en valeur le rapport de sens. obsessis est mal traduit.
(d) Faux sens = contresens.
(e) Construction = contresens : le groupe quam... comportaverant est à mettre à la bonne place dans la phrase.
(f) Attention au sens de videbantur.
(g) Temps.
(h) Orth.
(i) Mal dit.
(j) Pourquoi un fossé ?
(k) Mal dit.
(l) Très mal dit.
(m) Contresens.
(n) Mal dit !
(o) Mot mal choisi.
(p) Conjugaison ?
(q) Non-sens
(r) Très mal dit.
(s) "choses" et "réglées" sont mal dits.
(t) Temps et mal choisi.

César, De Bello Gallico, V, 40-41 (version)

Bonjour,

Merci à vous jacquesvaissier pour vos indications.
Voici les corrections que j'ai pu apporter :

Mittuntur ad Caesarem confestim ab Cicerone litterae magnis propositis praemiis, si pertulissent: obsessis omnibus uiis missi intercipiuntur.
>> Une lettre de Cicéron est tout de suite envoyée à César, de grandes récompenses sont proposées, si les envoyés étaient arrivés jusqu'au bout, toutes les voies étant assiégées, les messagers sont interceptés.
         (Je n'arrive pas à transformer la proposition de "si les envoyés" à "sont interceptés".)

Noctu ex materia, quam munitionis causa comportauerant, turres admodum CXX excitantur incredibili celeritate; quae deesse operi uidebantur, perficiuntur.
>> Pendant la nuit, au moyen du bois de construction qu'ils avaient amassé pour la fortification, cent vingt tours au moins se dressèrent avec une vitesse incroyable; les choses que l'on voyait manquer à l'ouvrage sont achevées.

Hostes postero die multo maioribus coactis copiis castra oppugnant, fossam complent.
>> Le jour suivant, les ennemis assiègent le camp, après avoir assemblé des troupes beaucoup plus grandes, ils comblent le fossé.

Eadem ratione, qua pridie, ab nostris resistitur. Hoc idem reliquis deinceps fit diebus.
>> Les nôtres opposent résistance, de la même façon que la veille. Cette même résistance est faite de façon continue les jours qui suivent.

Nulla pars nocturni temporis ad laborem intermittitur; non aegris, non uulneratis facultas quietis datur.
>> Aucune partie du temps de la nuit n'est employée sans interruption au travail; la possibilité d'un repos n'est donnée ni aux malades, ni aux blessés.
       (Pour "Nulla (...) intermittitur", on trouve dans le Gaffiot : "il n'y a pas un  moment de la nuit qui ne soit employé sans interruption au travail". Peut-on se fier à cette traduction ?)

Quaecumque ad proximi diei oppugnationem opus sunt noctu comparantur; multae praeustae sudes, magnus muralium pilorum numerus instituitur; turres contabulantur, pinnae loricaeque ex cratibus attexuntur.
>> Toutes les choses qui sont nécessaires pour le siège du lendemain sont préparées pendant la nuit; beaucoup de pieux brûlés par le bout et un grand nombre de javelots de sièges sont mis en place; des tours sont garnies de planchers, des merlons et des parapets sont liés au moyen de treillis.

Ipse Cicero, cum tenuissima ualetudine esset, ne nocturnum quidem sibi tempus ad quietem relinquebat, ut ultro militum concursu ae uocibus sibi parcere cogeretur.
>> Cicéron lui-même, bien qu'il fût d'une santé très précaire, ne se laissait même la nuit comme temps de repos, si bien qu'il fût en outre contrait de se contenir à cause d'un groupe de soldats et de leurs paroles.

Tunc duces principesque Neruiorum qui aliquem sermonis aditum causamque amicitiae cum Cicerone habebant colloqui sese uelle dicunt.
>> Alors les chefs et les notables Nerviens qui avaient avec Cicéron quelque possibilité d'avoir une conversation et des relations amicales, disent eux-mêmes vouloir un entretien.

Facta potestate eadem quae Ambiorix cum Titurio egerat commemorant: "omnem esse in armis Galliam; Germanos Rhenum transisse; Caesaris reliquorumque hiberna oppugnari".
>> Une fois la possibilité accordée, ils rappellent les mêmes affaires qu' Ambiorix avait traitées avec Titurius : "toute la Gaule est en armes; les Germains ont traversé le Rhin; les quartiers d'hiver de César et les autres sont attaqués".


Dans quelles mesures peut-on s'éloigner du texte latin quand on traduit ?
Faut-il toujours modifier les traductions des ablatifs absolus ?
Peut-on se fier aux phrases traduites dans le Gaffiot ?

Merci beaucoup !