1 (Modifié par Mephisty 15/04/2015 à 16:29)

Sujet d’invention sur le tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich

Bonjour ! Je viens de m'inscrire sur ce forum car je voudrais avoir des avis critiques sur mes travaux de français.  Je suis en seconde abibac et je souhaite passer en 1ère L  Breffouillons. J'ai un devoir type bac à rendre vendredi avec une question sur corpus et soit un travail d'invention (ce que j'ai choisis), un commentaire ou une dissertation. J'ai choisis le travail d'invention juste pour essayer. Donc le sujet se porte sur le tableau de Friedrich Le Voyageur contemplant une mer de nuages, voici l'énoncé : "Vous êtes le voyageur du tableau de Friedrich. Rédiger, à la première personne, les sentiments et les idées que ce paysage provoque en vous." et voici ce que j'ai écris :
Me voici . J'y suis arrivé. Je suis arrivé sur ce sommet que j'observais depuis le néant. Je domine la nature, la vie d'ici mais je suis en position de faiblesse. L'homme face aux cieux, le fini face à l'infini, ce même infini que je poursuivais et qui as finis par me perdre. Cette mer de nuages dansant, ce paysage clair et vaporeux en contraste avec ces masses rocheuses et imposantes, le cosmos, la terre céleste s'offrent à moi. Ce vertige et cette solitude, tout m'isole, je suis extérieur à la souveraineté de ces montagnes. Je suis mortel, la nature ne l'est pas. Exclusion et abandon. Ce paysage chaotique et  irrationnel, les forces mystiques de la nature me donnent cette libération tant attendue de mes souffrances. Mes paupières se ferment. Des sentiments nouveaux bourgeonnent en moi, l'euphorie, l'exaltation à son paroxysme. Mon imagination est transportée à mille lieues d'ici, à la merci du vent.
Une tempête d'allégresse se déchaîne dans mon cœur. Je suis le soldat en pleine guerre, soumis au feu de mon cœur, à l'adrénaline après avoir condamné un homme à mort. Je suis l'animal, rapide, chassant sa proie à travers la savane hostile.
Je suis l'homme passionné, goûtant au plaisir de la chair, à la douceur du corps d'une femme. Mais je suis à la fois l'ennemi, la proie, le martyr. La mort, l'apothéose. J'ouvre les yeux, je ressens chaque caresse du vent, je hume le doux parfum de la brise. Cette clarté venu des cieux m'éblouis, mon regard plonge dans l'infini et l'éternité, mon esprit lui-même s'écroule et s'ouvre une nouvelle fois sur le monde. Une renaissance. J'ai exploré l'invisible, une illumination. Je comprends à présent. Ma venue ici, tous mes choix, mes souffrances. Je réalise que le bonheur est éphémère, je suis voué à une souffrance éternelle. Une violente bourrasque de vent me pousse vers le ravin. Je m'approche, délicatement et replonge mes yeux dans cette mer de nuages, vers le vide, l'infini, l'autre monde. Le paysage se confond, les nuages, les cieux. Si je saute, vais-je prendre mon envol ? Je veux moi aussi devenir éternel, devenir un ange, toucher du doigt l'absolu, le divin. Je m'arrête sur le seuil, à l'extrême bord, juste avant la chute et ma fin. Ou ma libération
.

Voilà, j'aimerais avoir des critiques, des remarques, même sur les fautes d’orthographes, s'il y a trop de répétition, ou si une phrase ne sonne pas juste, tout ce qui pourrait m'aider à m'améliorer. Merci d'avance. 

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Sujet d’invention sur le tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich

Tu réponds à la consigne du sujet d'invention.
Tu as choisi la cohérence du romantique tourmenté.
Quant à moi, je ne peux m'empêcher de penser davantage à Chateaubriand ou à Rousseau :
"Quand le soir approchait ..."

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Sujet d’invention sur le tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich

Merci pour ta réponse.