1 (Modifié par éloise972 01/04/2015 à 17:48)

Pline l'Ancien, Histoire naturelle, II, I-6

Bonjour,
j'ai besoin de votre aide, je dois commenter le texte de Pline l'ancien Histoire naturelle II, I-6.
Je n'ai aucune idée, alors si vous vous avez une piste à me donner, je suis preneuse ! Merci d'avance !

Voici le texte :

Mundum et hoc quodcumque nomine alio
caelum appellare libuit, cujus circumflexu
degunt cuncta, numen esse credi par est,
aeternum, inmensum, neque genitum neque
interiturum umquam. Hujus extera indagare
nec interest hominum nec capit humanae
conjectura mentis. Huius extera indagare nec
interest hominum nec capit humane
coniectura mentis.
Sacer est, aeternus, immensus, totus in
toto, immo vero ipse totum, infinitus ac finito
similis, omnium rerum certus et similis
incerto, extra intra cuncta conplexus in se,
idemque rerum naturae opus et rerum ipsa
natura.
Furor est mensuram ejus animo quosdam
agitasse atque prodere ausos, alios rursus
occasione hinc consumpta aut hic data
innumerabiles tradidisse mundos, ut totidem
rerum naturas credi oporteret aut, si una
omnes incubaret, totidem tamen soles
totidemque lunas et cetera etiam in uno et
inmensa et innumerabilia sidera, quasi non
eaedem quaestiones semper in termino
cogitationi sint occursurae desiderio finis
alicuius aut, si haec infinitas naturae omnium
artifici possit adsignari, non idem illud in uno
facilius sit intellegi, tanto praesertim opere.
Furor est profecto, furor egredi ex eo et,
tamquam interna ejus cuncta plane jam nota
sint, ita scrutari extera ita scrutari extera,
quasi vero mensuram ullius rei possit agere
qui sui nesciat, aut mens hominis videre quae
mundus ipse non capiat
[5] Formam ejus in speciem orbis absoluti
globatam esse nomen in primis et consensus
in eo mortalium orbem appellantium, sed et
argumenta rerum docent, non solum quia talis
figura omnibus sui partibus vergit in sese ac
sibi ipsa toleranda est seque includit et
continet nullarum egens compagium nec
finem aut initium ullis sui partibus sentiens,
nec quia ad motum, quo subinde verti mox
adparebit, talis aptissima est, sed oculorum
quoque probatione, quod convexu
mediusque quacum-que cernatur, cum id
accidere in alia non possit figura.
[6] Hanc ergo formam ejus aeterno et
inrequieto ambitu, inenarrabili celeritate,
viginti quattuor horarum spatio circumagi solis
exortus et occasus haut dubium reliquere.

Pline l'Ancien, Histoire naturelle, II, I-6

Nous avons lu le texte avec plaisir, mais nous n'allons pas faire le devoir à votre place : il nous faudrait des éléments de votre part... C'est pour le Bac ?

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Pline l'Ancien, Histoire naturelle, II, I-6

oui, nous avons vu plusieurs éléments, comme une omniprésence de la nature,  un caractère divin, une démonstration scientifique. Pline veut aussi nous donner le vertige avec une répétition des termes aeternus, immensum, totus,  et totidem. il dénonce également la folie des personnes ayant osé mesuré le monde ("ausos")
L'objet d'étude est interrogations scientifiques, mais je ne sais pas comment relier les éléments entre eux.

Pline l'Ancien, Histoire naturelle, II, I-6

Précisons les idées sans chercher d'organisation. Tu cites le caractère divin du mundus. Précise les attributs de cette divinité en t'appuyant sur le début du texte, et compare les aux attributs du Dieu des religions monothéistes. Quelles sont les ressemblances, quelle est la différence essentielle ?

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Pline l'Ancien, Histoire naturelle, II, I-6

le mundus est éternel, immense, sacré, il est tout, et il est aussi la nature elle-même, comme le dieu des religions monothéistes de plus "nec capit humanae conjectura mentis" : les conjectures de l'esprit humain ne le saisissent pas : Dieu est au delà, comme le mundus, de la raison humaine. La différence, c'est que l'existence d'un Dieu n'est pas prouvée, alors que celle du monde  l'est puisque nous sommes dedans.

6 (Modifié par Yvain 01/04/2015 à 18:59)

Pline l'Ancien, Histoire naturelle, II, I-6

Non, la différence est que pour Pline, qui adopte les conceptions philosophiques stoïciennes, comme la plupart des savants de son temps, la divinité s'identifie à la nature. Les philosophes modernes diraient en cas que la divinité est immanente au Monde. Le Dieu des religions monothéistes actuelles, au contraire, est transcendant : il est distinct de l'Univers qu'il a créé.
Mundum et hoc quodcumque nomine alio
caelum appellare libuit, cujus circumflexu
degunt cuncta, numen esse credi par est