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Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Bonjour,
J'ai une dissertation à faire pour demain et je voulais savoir si vous pourriez m'aider.
Voici mon sujet : "Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire ; et si une pièce de théâtre qui a attrapé son but n'a pas suivi un bon chemin."
Est-ce une remarque intelligente ?

Ébauche de ma problématique :
Est-ce que le divertissement est la fonction première du théâtre?
ou
Le théâtre est-il est lieu de divertissement
...

Mon plan (critique):
I. D'après les règles du théâtre, celui-ci doit plaire
II. Mais, le théâtre doit également instruire le spectateur


Est-ce que vous pourriez m'aider à trouver des arguments ?

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Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Reformulation possible pour la problématique :
La fonction du théâtre est-elle de plaire ou d'instruire ?

Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

A mon avis, ce n'est pas là l'enjeu du débat. Dans cette partie de la pièce, Dorante (= Molière) pense qu'il vaut mieux plaire en s'affranchissant éventuellement des règles plutôt que risquer d'ennuyer en les respectant. C'est donc tout le problème des règles appliquées à la comédie qu'il faut envisager.

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Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

DORANTE: Vous croyez donc, Monsieur Lysidas, que tout l'esprit et toute la beauté sont dans les poèmes sérieux, et que les pièces comiques sont des niaiseries qui ne méritent aucune louange?

URANIE: Ce n'est pas mon sentiment, pour moi. La tragédie, sans doute, est quelque chose de beau quand elle est bien touchée; mais la comédie a ses charmes, et je tiens que l'une n'est pas moins difficile que l'autre.

DORANTE: Assurément, Madame; et quand, pour la difficulté, vous mettriez un plus du côté de la comédie, peut-être que vous ne vous abuseriez pas. Car enfin, je trouve qu'il est bien plus aisé de se guinder sur de grands sentiments, de braver en vers la Fortune, accuser les Destins, et dire des injures aux dieux, que d'entrer comme il faut dans le ridicule des hommes, et de rendre agréablement sur le théâtre les défauts de tout le monde. Lorsque vous peignez des héros, vous faites ce que vous voulez. Ce sont des portraits à plaisir, où l'on ne cherche point de ressemblance; et vous n'avez qu'à suivre les traits d'une imagination qui se donne l'essor, et qui souvent laisse le vrai pour attraper le merveilleux. Mais lorsque vous peignez les hommes, il faut peindre d'après nature. On veut que ces portraits ressemblent; et vous n'avez rien fait, si vous n'y faites reconnaître les gens de votre siècle. En un mot, dans les pièces sérieuses, il suffit, pour n'être point blâmé, de dire des choses qui soient de bon sens et bien écrites; mais ce n'est pas assez dans les autres, il y faut plaisanter; et c'est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens.

CLIMÈNE: Je crois être du nombre des honnêtes gens; et cependant je n'ai pas trouvé le mot pour rire dans tout ce que j'ai vu.

LE MARQUIS: Ma foi, ni moi non plus.

DORANTE: Pour toi, Marquis, je ne m'en étonne pas: c'est que tu n'y as point trouvé de turlupinades.

LYSIDAS: Ma foi, Monsieur, ce qu'on y rencontre ne vaut guère mieux, et toutes les plaisanteries y sont assez froides à mon avis.

DORANTE: La cour n'a pas trouvé cela.

LYSIDAS: Ah! Monsieur, la cour!

DORANTE: Achevez, Monsieur Lysidas. Je vois bien que vous voulez dire que la cour ne se connaît pas à ces choses; et c'est le refuge ordinaire de vous autres, messieurs les auteurs, dans le mauvais succès de vos ouvrages, que d'accuser l'injustice du siècle et le peu de lumière des courtisans. Sachez, s'il vous plaît, Monsieur Lysidas, que les courtisans ont d'aussi bons yeux que d'autres; qu'on peut être habile avec un point de Venise et des plumes, aussi bien qu'avec une perruque courte et un petit rabat uni; que la grande épreuve de toutes vos comédies, c'est le jugement de la cour; que c'est son goût qu'il faut étudier pour trouver l'art de réussir; qu'il n'y a point de lieu où les décisions soient si justes; et sans mettre en ligne de compte tous les gens savants qui y sont, que, du simple bon sens naturel et du commerce de tout le beau monde, on s'y fait une manière d'esprit, qui sans comparaison juge plus finement des choses, que tout le savoir enrouillé des pédants.

URANIE: Il est vrai que, pour peu qu'on y demeure, il vous passe là tous les jours assez de choses devant les yeux pour acquérir quelque habitude de les connaître, et surtout pour ce qui est de la bonne et mauvaise plaisanterie.

DORANTE: La cour a quelques ridicules, j'en demeure d'accord, et je suis, comme on voit, le premier à les fronder. Mais, ma foi, il y en a un grand nombre parmi les beaux esprits de profession; et si l'on joue quelques marquis, je trouve qu'il y a bien plus de quoi jouer les auteurs, et que ce serait une chose plaisante à mettre sur le théâtre que leurs grimaces savantes et leurs raffinements ridicules, leur vicieuse coutume d'assassiner les gens de leurs ouvrages, leur friandise de louanges, leurs ménagements de pensées, leur trafic de réputation, et leurs ligues offensives et défensives, aussi bien que leurs guerres d'esprit, et leurs combats de prose et de vers.

LYSIDAS: Molière est bien heureux, Monsieur, d'avoir un protecteur aussi chaud que vous. Mais enfin, pour venir au fait, il est question de savoir si sa pièce est bonne, et je m'offre d'y montrer partout cent défauts visibles.

URANIE: C'est une étrange chose de vous autres messieurs les poètes, que vous condamniez toujours les pièces où tout le monde court, et ne disiez jamais du bien que de celles où personne ne va. Vous montrez pour les unes une haine invincible, et pour les autres une tendresse qui n'est pas concevable.

DORANTE: C'est qu'il est généreux de se ranger du côté des affligés.

URANIE: Mais, de grâce, Monsieur Lysidas, faites-nous voir ces défauts, dont je ne me suis point aperçue.

LYSIDAS: Ceux qui possèdent Aristote et Horace voient d'abord, Madame, que cette comédie pèche contre toutes les règles de l'art.

URANIE: Je vous avoue que je n'ai aucune habitude avec ces messieurs-là, et que je ne sais point les règles de l'art.

DORANTE: Vous êtes de plaisantes gens avec vos règles, dont vous embarrassez les ignorants et nous étourdissez tous les jours. Il semble, à vous ouïr parler, que ces règles de l'art soient les plus grands mystères du monde; et cependant ce ne sont que quelques observations aisées, que le bon sens a faites sur ce qui peut ôter le plaisir que l'on prend à ces sortes de poèmes; et le même bon sens qui a fait autrefois ces observations les fait aisément tous les jours, sans le secours d'Horace et d'Aristote. Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire, et si une pièce de théâtre qui a attrapé son but n'a pas suivi un bon chemin. Veut-on que tout un public s'abuse sur ces sortes de choses, et que chacun ne soit pas juge du plaisir qu'il y prend?

Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Pourquoi citez-vous ce passage sans explication ? J'y vois la confirmation de ce que je disais : le sujet porte en principe sur les règles, avec une "problématique" qui pourrait être "règles et liberté dans le théâtre classique".
Cela dit, c'est un sujet assez difficile car il nécessite de bonnes connaissances littéraires (il faut évidemment citer Racine, entre autre, qui parvenait à plaire tout en respectant les règles). Il est possible que les concepteurs du sujet aient voulu lui donner un sens différent, comme cela arrive malheureusement dans de nombreux sujets de dissertation.

6 (Modifié par 30/03/2015 à 14:04)

Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Est - ce que vous pourriez m'aider à trouver des arguments pour mon plan svp

Quelqu'un aurait une idée s'il vous plait?

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Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Regarde ces pistes :
- placere, docere, plaire pour instruire, intérêt de l'argumentation indirecte,
- mais au théâtre, la tragédie, sombre et pesante, peut-elle plaire de prime abord ?
la comédie, plus proche du divertissement, peut-elle plaire quand elle cherche à ridiculiser les vices ?
- comment donc plaire sans compromission mais aussi sans démission ?
sujets d'actualité, vérité des personnages, justesse de l'expression, poésie tragique...

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Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

j'ai choisi de mettre les arguments tels sentiments (joie + tristesse), rêve, dénoncer et critiquer la politique et corriger les mœurs .

Des corrections à apporter ?

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Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Mais ça ne fait pas un plan.

Deux canevas possibles

1 Oui plaire est un bon préalable car si l'auteur rebute il ne pourra aller au bout de son projet
2 mais vouloir plaire à tout prix est aussi un écueil car...
3 donc quelles limites à ne pas dépasser pour tirer toute l'efficacité du plaisir théâtral ?

1 Oui plaire est un bon préalable car si l'auteur rebute il ne pourra aller au bout de son projet
2 mais le genre théâtral se marie mal a priori avec le plaisir
3 alors comment plaire ?

10 (Modifié par Celine1997 30/03/2015 à 19:32)

Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire...

Mais je souhaite faire un plan critique.

Pourriez-vous m'aider ?