Corneille, Le Menteur - La dénonciation du romanesque

Bonjour, j'ai bientôt un exposé à donner dont le sujet est : La dénonciation du romanesque dans Le menteur de Corneille.

La question du romanesque ne me pose pas de problème, je pense avoir saisi la notion au travers des tirades de Dorante et de son imagination qu'il met au profit de l'embellissement de son quotidien pour séduire Clarice.

Ce qui me pose problème, c'est le terme de "dénonciation" car j'y vois un aspect négatif, comme une critique, une satire du romanesque, or à mon sens, Corneille se sert de l'univers romanesque pour donner une profondeur à son personnage et créer du comique.
Je ne comprends pas comment je dois orienter mon sujet et surtout, en quoi il dénonce le romanesque puisqu'il me semble qu'il l'utilise.
Ou est-ce que le romanesque est simplement dénoncé dans le fait que Dorante ne parvient plus à faire la différence entre le réel et son imagination? Le romanesque serait une voie vers la perte d'une conscience individuelle ?

Je vous remercie de l'intérêt que vous pouvez porter à mon questionnement et j'espère que vous pourrez m'aider à trouver une orientation.

Merci,
Noëlla.

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Corneille, Le Menteur - La dénonciation du romanesque

Rien n'empêche Corneille d'utiliser le romanesque en vue, précisément, de le dénoncer.

Corneille, Le Menteur - La dénonciation du romanesque

Mais alors je ne vois pas ce qu'il veut dénoncer dans le romanesque, quelles sont les critiques qu'il en fait, quels travers il dénonce ... C'est justement ce qui me pose problème.

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Corneille, Le Menteur - La dénonciation du romanesque

Exemple : Dans l'acte V, scène 3 ("Etes-vous gentilhomme...imprime sur on front"), le père de Dorante intervient et lui fait des remontrances sévères sur sa supercherie (qui, elle, appartient bien à l'univers du romanesque galant et plaisant) : "lâcheté du vice", etc.

Certes, Le Menteur est une comédie mais on y trouve parfois des accents plus graves, comme ici.

Je ne crois pas qu'il faille aller, comme tu le suggères, jusqu'à "la perte de la conscience individuelle", un peu anachronique dans le siècle.

Corneille, Le Menteur - La dénonciation du romanesque

D'accord, je vois, le romanesque est dénoncé comme un vice qui n'est pas digne d'un honnête homme.
Merci pour votre aide!