1 (Modifié par Jehan 10/02/2015 à 20:19)

Hugo, Les Misérables, I, VII, 11 - Je vous remercie, monsieur l’avocat général...

Bonjour,
Je dois rédiger un commentaire de texte sur les misérables livre VII chapitre XI à préparer pour l'oral blanc de français qui se passe dans quelques semaines. Pour cela je vous fais part mon plan détaillé
L'extrait est :

— Je vous remercie, monsieur l’avocat général, mais je ne suis pas fou. Vous allez voir. Vous étiez sur le point de commettre une grande erreur, lâchez cet homme, j’accomplis un devoir, je suis ce malheureux condamné. Je suis le seul qui voie clair ici, et je vous dis la vérité. Ce que je fais en ce moment, Dieu, qui est là-haut, le regarde, et cela suffit. Vous pouvez me prendre, puisque me voilà. J’avais pourtant fait de mon mieux. Je me suis caché sous un nom ; je suis devenu riche, je suis devenu maire ; j’ai voulu rentrer parmi les honnêtes gens. Il paraît que cela ne se peut pas. Enfin, il y a bien des choses que je ne puis pas dire, je ne vais pas vous raconter ma vie, un jour on saura. J’ai volé monseigneur l’évêque, cela est vrai ; j’ai volé Petit-Gervais, cela est vrai. On a eu raison de vous dire que Jean Valjean était un malheureux très méchant. Toute la faute n’est peut-être pas à lui. Écoutez, messieurs les juges, un homme aussi abaissé que moi n’a pas de remontrance à faire à la providence ni de conseil à donner à la société ; mais, voyez-vous, l’infamie d’où j’avais essayé de sortir est une chose nuisible. Les galères font le galérien. Recueillez cela, si vous voulez. Avant le bagne, j’étais un pauvre paysan très peu intelligent, une espèce d’idiot ; le bagne m’a changé. J’étais stupide, je suis devenu méchant ; j’étais bûche, je suis devenu tison. Plus tard l’indulgence et la bonté m’ont sauvé, comme la sévérité m’avait perdu. Mais, pardon, vous ne pouvez pas comprendre ce que je dis là. Vous trouverez chez moi, dans les cendres de la cheminée, la pièce de quarante sous que j’ai volée il y a sept ans à Petit-Gervais. Je n’ai plus rien à ajouter. Prenez-moi. Mon Dieu ! monsieur l’avocat général remue la tête, vous dites : M. Madeleine est devenu fou, vous ne me croyez pas ! Voilà qui est affligeant. N’allez point condamner cet homme au moins !

Voici mon plan que je pense faire:

I) L'honneter d'un homme au service de la justice
    1) jean Valjean, une personne honnête
    2) Une justice incompétente 

II) Le changement total d'un personnage: Jean Valjean
    1) Critique d'un paysan
    2) La bonté du personnage

Pouvez-vous me dire ce plan semble correspondre à l'extrait et/ou me donner quelques pistes ?
en vous remerciant d'avance

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Hugo, Les Misérables, I, VII, 11 - Je vous remercie, monsieur l’avocat général...

Je crois que Victor Hugo prononce un réquisitoire poignant contre une société injuste.
Tu as bien vu qu'il fallait mettre en lumière la conversion de Jean Valjean.
De plus l'ancien forçat se veut responsable, refuse les invectives de la révolte. Sa défense est humaine et pathétique.
Il est devenu un homme bon. Les injustices subies ne l'ont pas perverti. C'est un héros au grand coeur, épris d'une justice qui n'est pas celle des hommes.
Mais tu ne montres pas assez la dénonciation
- d'une société qui exclut,
- d'une justice aveugle,
- d'un système pénal qui crée des bêtes fauves.

Dans un tel monde, le rachat n'est pas possible.

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Hugo, Les Misérables, I, VII, 11 - Je vous remercie, monsieur l’avocat général...

Merci beaucoup pour votre aide