Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Bonjour

J'ai à faire pour mercredi une dissertation sur la poésie moderne dont voici le corpus ainsi que la problématique :

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

J'ai déjà élaboré un plan en trois parties :

Intro

I. Poésie classique
II. Poésie moderne
III. L'art pour l'art

Conclu


J'ai cependant du mal pour illustrer la première et deuxième partie ! J'ai déjà  pris comme différents exemples : la préface de Cromwell de Victor Hugo, différentes citations de Baudelaire, les textes du corpus mais je peine à m'organiser :s

Si vous pouviez m'aider je vous serais d'une grande reconnaissance !

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

On ne peut pas t'aider si on ne sait pas ce que tu veux dire à l'intérieur de ces parties... et encore moins t'aider à t'organiser...

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

L'idée est de faire une étroite comparaison dans chaque partie !

Dans la première, je voudrais exposer les règles de la poésie classique, ses thèmes, etc.
Puis, dans la deuxième, la poésie moderne, l’affranchissement des règles classiques, la démocratisation de la poésie.
Puis, dans la troisième, c'est l'art pou l'art ! la poésie avant tout ! Rien ne compte plus que la poésie, le contenu n'est rien puisqu'il sera magnifié, transfiguré par la poésie...

Chaque partie amène l'autre, c'est comme une évolution... ""

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Ce plan comporte des avantages, mais il est sujet à caution car bien trop chronologique... De plus en termes de Poésie classique il te faudrait remonter avant le XIXe siècle et mobiliser des exemples principalement aux XVIIe et XVIe siècles et je ne sais pas si tu as des connaissances poétiques sur ce siècle ?

Ensuite quel est exactement ton sujet, s'il te plaît ?

Et enfin est-ce que la poésie moderne se résout à la définition de l'art pour l'art, est-ce que le texte de Ponge met en place une telle esthétique ? je ne crois pas...

De plus, dans la définition que tu nous donnes de l'art pour l'art :
"le contenu n'est rien puisqu'il sera magnifié, transfiguré par la poésie..."

ceci fonctionne pour toute la poésie française depuis son origine...

Je ne veux pas t'accabler mais juste te montrer tes erreurs, si je ne te donne pas de pistes, c'est volontaire, c'est juste pour que tu puisses essayer avant toute chose d'avancer seul...

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Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Bonjour Isis,

Les textes du corpus n'apparaissent pas sur mon écran.
De toute façon, quand on parle de poésie moderne, deux noms arrivent aussitôt à l'esprit :

1. Rimbaud
un exemple :
Illuminations (1874): "Barbare"

Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques; (elles n'existent pas.)
Remis des vieilles fanfares d'héroïsme - qui nous attaquent encore le coeur et la tête - loin des anciens assassins -
Oh! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques; (elles n'existent pas.)
Douceurs!
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre, - Douceurs! - les feux à la pluie du vent de diamants jetée par le coeur terrestre éternellement carbonisé pour nous.
- O monde! -
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu'on entend, qu'on sent,)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
O Douceurs, ô monde, ô musique! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant. Et les larmes blanches, bouillantes, - ô douceurs! - et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques.
Le pavillon...

Thème du texte : Rimbaud donne libre cours à son imagination et à sa sensibilité au spectacle du drapeau français. A rapprocher du titre barbare : le pavillon national est associé à l'idée de barbarie et de cruauté. A rapprocher du recueil Illuminations : pour Rimbaud, l'illumination est ce court-circuit intérieur qui met en branle sa sensibilité et son imagination, c'est aussi une réalité proche des jeux de lumière avec les couleurs au travers des vitraux (ici jeu sur les trois couleurs vives du drapeau français).
Type : expressif,
Tonalité : lyrique, exercice de délire quasi extatique
Intérêt : originalité de l'expression, expression chaotique, la grammaire est désarticulée, beaucoup d'exclamations et de cris, poème inachevé (se finit par des points de suspension comme si l'auteur invitait son lecteur à continuer tout seul).
Genre : poésie moderne
Résonances : émotions et interrogations chez le lecteur (tant qu'il n'a pas la clé pour accéder au sens du poème)
Comment réagir face à ce texte obscur ? en essayant de noter ce qu'il évoque pour toi en entrant dans le dédale des associations d'idées dans l'esprit enfiévré de Rimbaud. Les transes de Rimbaud s'appuient sur les couleurs. Le rouge "pavillon en viande saignante" peut être une allusion à la boucherie de 1870 (date probable de la composition des Illuminations)... Le bleu, "soie des mers", rêve d'ailleurs... Le blanc, "fleurs arctiques", le froid opposé au feu rougeoyant du brasier, la dureté du diamant (souvent symbole de la poésie qui confère dureté et éclat à la parole)...
Il s'agit d'
1 - Un poème ésotérique et symbolique
2 - Un poème incantatoire
3 - Un poème "moderne" déroutant
Ce poème est difficile, je te le concède.
Tout d'abord, il faut te mettre dans le mode de fonctionnement de Rimbaud : ce dernier, comme Baudelaire qu'il admirait, cherche à échapper à la logique de la raison. Rimbaud comme Baudelaire souhaitait arriver à la poésie par l'évasion hors de notre perception habituelle et rationnelle. ("Le poète se fait voyant par un long, immense et déraisonné dérèglement de tous les sens". Correspondance, à Paul Demeny, 15 mai 1871). Ce "dérèglement des sens" est au besoin provoqué par l'utilisation de produits psychotropes (alcool, tabac, drogue) ou tout simplement de déclencheurs comme les parfums ou les couleurs.
Ne cherche pas de la logique là où il n'y en a pas. Je reconnais que cet exercice est difficile parce que ce n'est pas le mode de fonctionnement que tu apprends au lycée. Donc tu as compris que, dans une certaine mesure, Rimbaud délire à la vue d'un drapeau et que ses associations d'idées sont « organisées » (si l'on peut dire) à partir des couleurs. Il utilise une forme d'expression « moderne » pour en rendre compte. Voilà l'essentiel !
1 - Un poème ésotérique et symbolique
Un poème à clef : la clef est donnée dès le début, c'est le "pavillon", encore faut-il y être attentif.
Une organisation à partir des trois couleurs : un "délire" construit à partir des associations et des oppositions
2 - Un poème incantatoire
Nombreuses exclamations
Nombreuses interjections
Absence de phrases construites
3 - Un poème "moderne" déroutant
Un poème en prose
à la syntaxe primaire (voir la deuxième partie)
dont le "sens" est à construire par le lecteur à condition qu'il accepte d'entrer dans le jeu.
Des commentaires en incise : ce qui est inscrit entre parenthèses ou entre tirets.
Un poème en boucle : la fin nous renvoie au début.
Essayons d'entrer dans le mode de fonctionnement de Rimbaud :
-- Le rouge : cette couleur évoque le carnage, la guerre, l'endoctrinement. À ce sujet, tu peux noter le terme d'assassins qui mérite une explication. Les assassins peuvent être ceux qui ont poussé les soldats à la boucherie évoquée par la "viande saignante", mais ce sont aussi les envoyés du Vieux de la montagne qui au XIIe et XIIIe siècle ont terrorisé les croisés par leurs attentats. Ils étaient les Haschischins, les "mangeurs de haschisch", abrutis pour aller au sacrifice. Ici ils pourraient être aussi les soldats saoulés de patriotisme.
Le rouge évoque aussi le brasier, le volcan, le feu terrestre qui produit le "diamant" (blanc) dans son "cœur éternellement carbonisé", les vieilles flammes (peut-être une allusion à Vulcain, le dieu forgeron ?)…
-- Le bleu est associé à la soie des mers (avec le blanc de l'écume), sans doute au ciel, à la musique, à la voix de femme (par la "douceur" déjà évoquée avec la soie ?).
-- Le blanc est lié aux fleurs arctiques qui "n'existent pas". La blancheur est associée à la pureté des fleurs, à la glace, c'est la couleur de l'absence, du vide (beaucoup de civilisations en ont fait la couleur du deuil). C'est aussi, l'écume, le givre, le diamant, les "vieilles retraites" (celle de Russie ? au temps de Napoléon ?).
Finalement, ces trois couleurs sont présentées séparées, unies, contrastées au travers de toute une série de valeurs symboliques suggérées qui se répondent. Il y a une grande cohérence dans le choix des images sous leur apparente hétérogénéité.
Ce que je t'ai exposé n'est qu'une interprétation personnelle suggérée par la démarche de Rimbaud.
Absence de phrases construites
Si tu prends les deux premières lignes du poème,
"Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques; (elles n'existent pas.)"
tu te rends compte que la syntaxe telle qu'on te l'a enseignée n'est pas appliquée. Ici note l'absence de verbe principal. A quoi renvoie le pronom "elles" ? Normalement en bonne syntaxe, le pronom renvoie au sujet de la phrase précédente, or ici, par le sens comme par le genre et le nombre, c'est plutôt à "fleurs"...
3 - Un poème "moderne" déroutant
Un poème en prose : ce ne sont pas des vers, il n'y a pas de rimes...
à la syntaxe primaire (voir la deuxième partie)
dont le "sens" est à construire par le lecteur à condition qu'il accepte d'entrer dans le jeu. (dans la poésie "classique" l'écrivain associe des champs sémantiques bien identifiés par les comparaisons ou métaphores, le lecteur n'y est pas dérouté. Ici le comparé est quasi absent, deux seules mentions du "pavillon". De plus Rimbaud joue sur les mots. Le « pavillon », c'est le drapeau sur un navire qui appelle peut-être "soie des mers", c'est aussi une tente militaire (des combats sont évoqués), l'extrémité évasée d'un instrument à vent qui appelle peut-être "fanfares héroïques". Rimbaud écrit au moyen de raccourcis abrupts où les mots se télescopent)
Des commentaires en incise : ce qui est inscrit entre parenthèses ou entre tirets.
Un poème en boucle : la fin nous renvoie au début.

2. Apollinaire

Dès sa parution en 1913, Alcools devient le manifeste de la poésie moderne.
Il est composé comme un collage sur une toile cubiste réunissant des éléments disparates (évocations et sensations relevant d'époques et de cultures différentes),
Il est écrit en vers libres qui gardent la rime et l’assonance.
La ponctuation a disparu, permettant une multiplicité d'interprétations.
Son inspiration est variée : plaisanteries et poèmes élégiaques, jeu de mots, vieilles légendes rhénanes et chansons issues de la tradition populaire, de Villon aux romantiques.
Il fait entrer le monde moderne, la grande ville, les découvertes scientifiques et techniques dans le domaine poétique.
C'est aussi une forme détournée de l'autobiographie, Apollinaire évoquant indirectement ou directement certains épisodes de sa vie.
Quant au titre, c'est un exemple du goût d'Apollinaire pour les jeux de mots. Alcools en effet signifie eau-de-vie. La poésie est pour Apollinaire la quintessence de la vie, comme l'alcool qui est exprimé du fruit en étant distillé par l'alambic. La poésie est aussi ivresse, joie de vivre, comme l'alcool. De fait dans ce recueil, il y a une jubilation devant le monde moderne, Apollinaire y met en œuvre sa faculté d'étonnement devant la vie, en particulier en jouant avec les mots.

Exemple :
Alcools Zone Apollinaire (1913)

A la fin tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin
Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D'entrer dan une église et de t'y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventure policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers
J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
J'aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thieville et l'avenue des Ternes

.
Comment Guillaume Apollinaire envisage-t-il la modernité?
· Refus de l'art classique, rupture sauf à l'égard du catholicisme
· une spiritualisation de la « vraie » vie (d'où le compliment à Pie X, la comparaison avec l'aviation qui élève, la première image qui est perçue depuis la hauteur, la Tour Eiffel, bergère qui évoque par association d'idées l'Eglise, - note d'ailleurs que ce mode de fonctionnement de la pensée qui court-circuite la logique, qui procède par discontinuité, est essentiellement moderne -)
· éloge de la grande ville qui n'est plus grisaille, mais couleur et bruit
· mise en valeur d'objets ou de personnes que l'on ne considère pas comme poétiques habituellement (vers 12 poésie citée nommément à propos des prospectus) qui prennent parfois une allure paradoxale : « J'aime la grâce de cette rue industrielle » alors qu'Apollinaire vient de rapporter les agressions sonores et visuelles émises par le lieu.
· notations prosaïques : citation du prix, noms de rue... jeu de mots (avenue des Ternes… qui ne le sont pas)
· une mise en forme accordée à cette volonté de rupture : renouvellement des images par ex. 1er vers, refus de la ponctuation, groupement irrégulier en strophe, pas de rime, tout au plus des assonances, vers irréguliers...
Le fil conducteur est le désordre de la vie qui s'oppose au caractère figé de l'antiquité. Apollinaire revendique une esthétique de la surprise, il essaie de faire tomber les vieux clichés. Il utilise volontiers un art provocant.

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Ce plan comporte des avantages, mais il est sujet à caution car bien trop chronologique... […]

Oui et cela est très bien sinon j'aurais écrit beaucoup d'erreurs ! Déjà la poésie moderne ne se résout pas à l'art pour l'art, l'art pour l'art vient après je pense ! La deuxième partie sur la poésie moderne reste sur l'affranchisssement des règles du classicisme comme le beau comme valeur à suivre ; la démocratisation de la poésie. Après il est vrai que la première partie, des connaissances en poésie avant le XIX siècle ba je n'en ai pas vraiment.

Le sujet exact est : "Baudelaire a écrit : "celui qui n'est pas capable de tout peindre, tout ce qu'il y a de plus doux, et tout ce qu'il y a de plus horrible, celui-là n'est vraiment pas poète dans toute l'étendue du mot"
>>> Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Notre professeur nous avait mis sur la voie en nous disant de faire une opposition entre la poésie classique, la poésie moderne et la poésie en tant que telle en tant que beauté !

Dans la poésie comme beauté  (III) c'est plus que le contenu importe peu, il est valorisé par la poésie par la présentation...

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Si tu veux suivre les indications de ton prof, pas de souci (je trouve cela assez étrange comme vision des choses de dissocier ainsi le phénomène poétique de façon aussi sèche, mais bon)....

juste une chose avant de t'engager dans ton plan :

le sujet et la problématique : tu as une citation assez riche de Baudelaire et une question bien développée (qui en rajoute) donc, comment analyses-tu cette citation et comment parviens-tu à en dégager une problématique.

car un plan, c'est bien, mais sans lien avec le sujet ça ne sert pas à grand-chose... (ce que j'arrive à lire sur ce que tu nous a scanné ne répond pas au sujet, tu en fais même abstraction, en parlant de la poésie comme création verbale et en ne t'appuyant pas sur la citation de Baudelaire), donc fais ce petit travail fondamental pour la dissertation et tu pourras te lancer dans ton plan et tes arguments : ce qui prime avant tout, c'est le raisonnement ! pas les connaissances (bien que sans quelques connaissances, le raisonnement ne soit pas possible)

sinon pour tes exemples sur la poésie moderne sers-toi des exemples développés par Jean-Luc au-dessus qui sont très riches de sens et d'intérêt...

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Tout ce que tu as lu sur les documents que j'ai scannés, c'est ce que mon professeur nous explique ''' !

Mais il est vrai que mon plan s'éloigne ou du moins ne répond pas vraiment à la problématique qui pour moi, simplifiée, serait : est-ce que la poésie peut parler de tout et est-ce que tout peut être l'ojet d'un poème ?

Un plan thèse, antithèse, synthèse serait peut-être plus approprié avec en première partie par exemple le non qui reviendrait sur les valeurs de la poésie classique notamment sur le fait que le beau soit une valeur à suivre , une poésie avec des sujets "nobles" comme la politique et la bienséance...

Après, en deuxième partie, le oui avec la poésie moderne l'affranchissemnt des règles, la démocratisation de la poésie, la poésie provocante puis la poésie en tant que beauté, l'art pour l'art.

Et en synthèse une sorte de oui et non, interrogation sur l'évolution de la poésie une problématique de fin qui pourrait être : "la modernité poétique n'est elle pas synonyme de l'indifférence à la prétendue beauté et à la prétendue laideur puisque seul l'art compte désormais" avec d'autres interrogations telles que "est-ce que la poésie est capable de transcender la laideur de ce monde ?" "En peignant ce qui est laid, le poète ne s'affranchit-il pas des règles classiques et ne devient-il pas un poète moderne ?" "Est-il possible de décrire le laid en le transformant en beau, tout en gardant la monstruosité initiale ?"

Ce plan maintenant m'apparaît plus comme une réponse à la problématique.... avec comme exemples des textes de Rimbaud, Baudelaire, Apollinaire, Lautréamont, Ponge, etc.

Pour la première partie, je pense à des exemples de la période romantique avec la règle classique du vers et au régime du genre...

>>>< merci beaucoup pour ces analyses Jean-Luc !!!

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Juste une petite question avant de continuer notre travail, c'est pour quand cette dissertation ?

Pensez-vous que la poésie puisse tout dire sans choisir ni exclure, que toute chose puisse devenir l'objet d'un poème ?

Je me fais taper sur les doigts quand je réponds à cette question ! Cette dissertation est pour demain matin ! Et comme je l'ai dit dans le précédent message, j'ai choisi de m'orienter vers un plan thèse antithèse et synthèse, ce plan me paraît plus sûr (je pense qu'il répondrait plus à la problématique...)