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La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Bonjour à tous et à toutes !

Tout d’abord, j’espère que le sujet est bien placé et qu’il n’en existe pas un autre de la sorte, au quel cas je vous prie me m’excuser, de me rediriger ou de me crier gentiment dessus, à votre bon vouloir !
Blague à part, si je choisis de vous écrire entre 3 dissertations, 2 versions et 2000 mots de vocabulaire à apprendre (le pire, c’est que j’exagère VRAIMENT à peine, team khâgne on peut se comprendre je le sais) c’est parce qu’en ce mois de janvier 2015, peu de temps avant le concours de l’ENS… Je suis complètement perdue au niveau de mon orientation, orientation à laquelle il faut vraiment que je commence à réfléchir, parce que les choses vont aller très, très vite et le temps ne sera bientôt plus aux questions, mais aux prises de décisions. Il me reste encore quelques mois pour me décider mais je dois dire que beaucoup de questions me trottent dans la tête en ce moment. Et si quelques personnes ici se reconnaissent dans mon parcours, je serais très heureuse d'entendre leurs avis. Tous les avis, en fait, quels qu'ils soient.

Je suis actuellement en khâgne spécialité anglais à Paris. J'ai passé une hypokhâgne très sympathique, j’avais de très bons résultats sans en faire énormément, j'aimais beaucoup les cours et l'ambiance et j’en garde surtout un très bon souvenir. Je suis arrivée en khâgne pleine d’entrain, mes résultats sont loin d’être mauvais bien que pas extraordinaires (j’ai eu 10,5 au dernier concours blanc, à titre d’exemple) mais sans que je sache pourquoi… J’ai passé un très mauvais début d’année, et je ne redresse la barre que maintenant. A vrai dire, j’ai été renvoyée chez moi pendant une semaine par mon lycée pour grosse déprime courant novembre, ça n’allait vraiment pas : angoisses constantes, perte d’appétit, de sommeil, moral au plus bas, déprimes occasionnelles à en pleurer pendant 3h bref, vieux cercle vicieux pas sympathique, et mauvais à tous les points de vue. La khâgne me tue un peu de l’intérieur, j’adore ce que j’apprends mais le système me dégoute de plus en plus, je ne supporte plus cette absence totale de vie, cet enfermement (je suis dans un internat coupé du monde) bref, j’ai eu vraiment du mal à m’adapter et je n’y suis toujours pas complètement parvenue.
Je dois préciser que je suis dans un établissement vraiment "particulier", qui ne laisse aucune place à la liberté, dans le sens où nous sommes constamment enfermées (nous ne sommes que des filles) et je ne peux sortir que le samedi, jusqu'au dimanche soir, ce qui n'arrange rien au sentiment de mal être. Ca peut paraître bête, mais c'est vraiment un facteur important. En soi, revenir ici pour une troisième année me dégoûte, je dois le dire, et mes profs que j'adore seraient la seule raison pour être honnête.

Ce qui me mène à la question suivante : Khûber, comme les professeurs m’inciteront à le faire car j’ai malgré tout de bonnes capacités en réserve, ou aller à la Fac ?
Il faut savoir que je n'ai jamais réussi à définir de projet professionnel précis jusqu'ici, je sais juste que j'adore l'anglais, la culture, la communication etc. C'est pourquoi j'ai pensé à partir à la fin de l'année en fac, et bien que je sois inscrite à Paris X j'aimerais aller à Lyon 3 pour des raisons personnelles, et surtout parce que je supporte plus Paris, en fait. Cette ville est très belle, mais venant de province (de Corse, à vrai dire), j'aimerais changer d'environnement, et Lyon m'attire beaucoup pour plusieurs raisons. SEULEMENT je ne veux pas m'orienter vers le professorat, et j'ai peur de regretter mon choix si j'abandonne l'idée de la khûbe, même si paradoxalement je ne veux surtout pas khûber...
En soi, j'ai peur de prendre une mauvaise décision, surtout lorsque je ne sais pas à quoi ressemblent précisément les cours en L3 à la fac, quel est réellement le niveau etc, quelles sont les possibilités de changement de voie en dehors du professorat à la fin de la licence.

Je voulais aussi demander, est-ce-que certains d'entre vous ont déjà testé la préparation d'un concours type IEP en étant en L3, même en fac d'anglais ? Est-ce-que ce n'est pas purement utopique de penser y arriver ?

Je suis désolée mes idées sont confuses et j'ai peur d'avoir plus raconté ma vie qu'autre chose, cependant si certains se retrouvent dans mes propos où pensent pouvoir m'apporter des informations, avis... Ils sont les bienvenus.
Je vous remercie d'avance, et vous souhaite une bonne soirée !

Une khâgneuse un peu perdue.

2 (Modifié par Calia 22/01/2015 à 22:11)

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Si j'ai bien compris, ton dégoût vis-à-vis de la khâgne est en majeure partie dû à ton environnement spécifique. Dans ce cas, pourquoi ne pas demander à khûber dans un autre lycée, voire dans une autre ville (puisque tu ne supportes plus Paris) ? Si en revanche c'est le système même de la khâgne que tu ne supportes plus, méthode, travaux à rendre, etc, je te déconseillerais très fortement de khûber, au vu de ce que tu décris. A partir du moment où ta santé physique et morale est en jeu, il faut que tu passes à autre chose.
D'ailleurs, pour quelles raisons envisages-tu de khûber, en-dehors de tes capacités et des conseils des professeurs ? Simplement par goût des matières que tu étudies, ou pour viser l'ENS ?

Le parcours LLCE est très orienté vers l'enseignement/recherche, à la limite la traduction, mais il offre assez peu de débouchés... Cependant, c'est mon point de vue depuis le master recherche ; je te conseille de regarder les masters offerts par chaque faculté (Lyon 3 par exemple), ils diffèrent selon les universités. Et si la communication t'intéresse, pourquoi ne pas tenter le Celsa via la BEL ? Ainsi que les IEP de province ? Par ailleurs, je connais plusieurs personnes qui ont fait une année de khûbe très honorable en passant le concours de Sciences-Po Paris, réputé difficile, à côté (pratiquement tous ont été admissibles aux oraux, et deux ou trois admis), il n'est donc pas du tout utopique de tenter un concours à côté. Cela dit, tu n'es pas obligée de passer un concours : une amie qui avait khûbé et avait donc une licence d'anglais a fait un dossier pour plusieurs IEP, dans un parcours très différent de ce qu'elle faisait jusque-là (sécurité et prévention contre le terrorisme, quelque chose dans ce goût-là), et elle a eu au moins deux réponses positives, alors qu'elle ne croyait pas à ses chances. Je n'y connais pas grand-chose, mais peut-être peux-tu intégrer des master de communication à l'issue de ta licence... ?
Ce ne sont que quelques pistes, mais quoi qu'il en soit, sache que beaucoup de voies te sont ouvertes !

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La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Hum je vais essayer de répondre point par point :
- Effectivement, mon lycée n'aide vraiment pas, et est majoritairement responsable de mon rejet de la khâgne cette année. C'est vraiment un environnement particulier et, si on observe bien les réactions de plusieurs autres filles de ma classe, particulièrement anxiogène. A vrai dire, j'accepte de passer mes semaines ici une fois que j'y suis, mais à chaque retour de vacances c'est le déchirement, à la limite de la crise de panique à chaque fois. Vraiment pas top, en soi.

- Si jamais je devais khûber, un problème se pose : je ne me vois pas revenir ici, mais je ne me vois pas khûber ailleurs. Malgré tout, j'ai pris des habitudes, je connais bien mes profs et ils me connaissent bien, ils sont vraiment géniaux et un avantage ici : les effectifs sont très réduits (à double tranchant malgré tout, vu que notre cercle quotidien se limite à très peu de personnes, on voit toujours les mêmes têtes etc.)

- J'ai peur, à vrai dire, de ne plus supporter la khâgne. Cela paraît presque "enfantin" comme raison mais je ne crois pas être capable de supporter ce rythme effréné un an de plus, moralement et physiquement. A vrai dire, ce sont certaines personnes de mon entourage proche qui me poussent à khûber, en insistant depuis deux ans sur le fait que seules les écoles (de commerce, notamment) promettent un avenir. En soi, ma tante chez qui je vis à Paris le weekend notamment, voit la fac comme le mal absolu. Seulement, je n'arrive pas à adhérer à cette idée : bien que cela soit en partie vrai, j'ose espérer que d'autres portes sont ouvertes. Je ne me suis donc pas inscrite en commerce cette année car cela ne correspond pas à ce que j'aime apprendre pour le moment (rien que le thème de la planète financière en géographie cette année m'ennuie profondément), mais je suis effectivement inscrite à science po et au CELSA par le biais de la BEL. On verra ce que donnent les concours, mais honnêtement j'ai tendance à penser que la BEL peut aussi être une vaste blague, quand on sait qu'il faut presque toucher ou toucher tout court l'admissibilité à l'ENS pour pouvoir se rendre aux oraux de Science Po. Aussi, j'ai du mal à me dire que j'ai la moindre chance à ce concours qui me parait purement insurmontable, même si je sais que tout est possible. Mais fondamentalement, sauf pour tenter d'avoir d'autres écoles (Science Po et le CELSA, en fait) je ne vise pas l'ENS en particulier.

- J'aimerais passer science po à coté, mais en ayant le temps de le préparer sérieusement (je dois dire qu'en khâgne, je bosse tout le temps et le timing est toujours super serré, je n'ai absolument pas le temps me connaissant de bosser un autre concours à côté, j'ai déjà du mal à survivre avec la charge de travail en ce moment...)
En soi, j'ai juste peur de faire une bêtise en allant à la fac, peur de me retrouver "coincée" et de me dire "mais pourquoi je n'ai pas khûbé ?" ce qui est difficile aussi à imaginer car je pourrais tout aussi bien me retrouver sans écoles dans un an, et le problème serait le même, j'aurais juste bossé un an de plus comme une acharnée pour... Rien. Pas pour rien dans l'absolu, vu toute la culture reçue, mais quand même. Et que je considère que khûber sans motivation es pire que tout...
Je réfléchissais aussi à éventuellement partir à l'étranger en Master dans le cas d'échec aux concours (que je reste en prépa ou que j'en prépare en parallèle de la fac), ce qui me semble plus compliqué en arrivant de 3 ans de prépa sans avoir jamais mis les pieds à la fac qu'après un an de "découverte". Je m'étais renseignée il y a deux ans pour voir la poursuite possible des études au Canada, ce qui me paraissait aussi intéressant. Tout ça est compliqué...

Je voulais te demander, est-ce-que tu es passée par une khâgne avant de rejoindre la fac ?
C'est juste que je reçois des tonnes d'échos différents, entre ceux qui me disent qu'ils bossent beaucoup, et ceux qui me disent que c'est de la touchette. Je suis tentée par la fac je dois l'avouer, pour de multiples raisons, mais j'aimerais me dire que je ne me fais pas de fausses idées d'entrée de jeu.

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

C'est-à-dire que si tu n'as pas d'ambition particulière pour le concours des Ens et pas envie du tout de faire une année supplémentaire, il n'y a aucune honte à avoir. Le lien avec les professeurs peut devenir très fort, mais (détrompe-moi si je surinterprète) est-ce franchement suffisant pour justifier de rempiler ? Le contact peut se garder autrement.

Je pense moi aussi que pour ce qui est de Science Po/Celsa le concours est plus simple une fois sorti du cursus ; dans beaucoup de cas c'est l'ouverture sur le monde qui est attendue, ça n'a pas l'air d'être au rendez-vous de ton année.

La manière dont tu vis la fin de la préparation et le concours en tant que tel fera de toute manière très vite avancer ta réflexion. Si jamais ce n'est que l'équivalence de L2 LLCE qui t'intéresse, tu auras sans doute la possibilité de trouver un peu de temps pour te renseigner.

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

J'ai même khûbé après ma première khâgne option anglais, j'ai découvert la fac cette année seulement (et très partiellement, puisque je fais actuellement mon second semestre en échange au Canada). Pour cette raison, j'ai préféré ne pas développer, puisque j'ai une idée assez vague du niveau en L3 (bien que selon une connaissance issue de khâgne lettres modernes, qui a poursuivi avec une double licence LM/anglais, ce n'était pas brillant) et dès le master, les effectifs se réduisent de façon drastique, je pense qu'une véritable sélection s'opère. Cela dit, certains m'ont aussi avoué davantage travailler maintenant, puisqu'ils peuvent enfin se spécialiser dans quelque chose qui les passionne, et que la pluridisciplinarité - et le travail qui allait avec - commençaient à leur peser.

Pour ne parler que du master, on n'est pas submergés par le travail, et pour cause, trois fois moins d'heures de cours qu'en khâgne, ça change la vie ! Les seules véritables difficultés qu'on peut rencontrer concernent les matières qu'on n'a jamais étudiées auparavant - la linguistique, pour ne pas la citer. Je ne pense vraiment pas que tu aies de souci à te faire pour le reste. Et qui sait, peut-être qu'une année plus reposante en licence te serait bénéfique pour mûrir tes projets, faire davantage de recherches, et passer les concours ? Le CELSA est aussi accessible sur concours, et en-dehors du master en journalisme, facile à avoir.

L'autre possibilité, tu l'as évoquée toi-même, est de partir à l'étranger, en échange, en assistanat, ou sur le long terme - ça te permettrait de prendre du recul sur tout cela. Pour avoir été dans la situation que tu décris (khûber et tenter de jongler en parallèle avec les démarches dans un univers inconnu, et sans savoir ce que mon dossier de prépa signifiait pour les universités nord-américaines), c'est vrai que ce n'est pas évident, on tâtonne beaucoup, mais c'est possible, la preuve, j'y suis parvenue !

Dans tous les cas, il y a généralement deux raisons "valables" pour khûber, et tant mieux si elles vont de pair : il faut avoir envie de poursuivre ce qu'on a fait en khâgne, et/ou avoir un but défini, l'ENS ou d'autres concours. Il y a bien entendu des personnes qui sortent du lot, mais dans ton cas précis, j'aurais tendance à confirmer les propos de Zwizwi : ne te force pas à khûber parce que d'autres le veulent. Par ailleurs, rien ne t'empêche de garder cette possibilité sous le coude en envisageant autre chose, ça fait partie des décisions que tu pourras encore prendre après le concours !

6 (Modifié par Wanderlust 23/01/2015 à 12:32)

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Zwizwi : Je n'ai effectivement pas d'ambition particulière pour l'ENS. Je serais très fière d'être sous-admissible mais ça s'arrête là, je ne prétends pas réellement au concours dans le sens où, si jamais je khûbais, ça ne serait pas pour viser l'ENS mais d'autres écoles.
Bien sur, le contact avec les professeurs ne me semble pas suffisant. J'adore leurs cours (même si par exemple, avec mon professeur d'anglais tronc commun + spé je subis un peu parfois car le niveau est beaucoup plus élevé qu'en hypokhâgne où je m'en sortais vraiment beaucoup mieux, ce qui est normal mais ça fait mal quand même, cet espèce de sentiment de régression et de ne pas être à la hauteur de sa propre spécialité) et ma seule crainte est de les regretter si je pars. Mais bien entendu, il faut aussi sortir du système prépa un jour, c'est un fait.
Honnêtement, je dois dire que si les concours se préparent mieux (or ENS, j'entends) à l'extérieur du cursus, je n'ai aucune raison de khûber. J'ai envie de vivre un peu, de prendre du recul et d'envisager les choses un peu différemment, parce qu'il est clair que la prépa ici m'étouffe, et je ne fais qu'angoisser constamment pour mon avenir depuis septembre. C'est ma seule crainte, en fait : être moins bien préparée si je sors de prépa. Or je n'ai pas l'impression d'avoir plus de chances ici dans le sens où si les résultats à l'ENS ne sont pas bons (sachant que ce n'est pas le concours le plus facile du monde), le candidat passe aussi à coté de toute chance d'avoir une autre école, ce qui me dérange un peu. Déjà que je n'ai pas très envie de m'imposer une troisième année de prépa, mais je me dis en plus que sans motivation de base, ce n'est pas très bon...
Et je ne peux en fait n'avoir qu'une équivalence en LLCE anglais vu ma spécialité, je ferais dans ce cas transférer mon dossier à Lyon 3 si jamais je décidais d'aller à la fac.

Calia : C'est précisément ça, aussi. J'ai peur que cette pluridisciplinarité me manque, mais je me dis aussi en ce moment que je n'ai pas le temps d'approfondir ce que j'aimerais approfondir, de travailler ce qui me plaît car précisément, il y a toujours trop de choses à travailler en même temps, ce qui mène parfois à une étude superficielle et pas très intéressante... Bien que ce ne soit pas toujours le cas, et heureusement.
J'ai une question qui peut paraître bête pour les IEP et le CELSA (mais finalement je me rends compte que je ne suis vraiment pas au courant de la chose) : est-il possible, dans le cas où l'on raterait le concours pas exemple en entrée en Bac +4, de retenter l'année suivante, même après avoir déjà effectué ce Bac+4 (à l'étranger ou autre ?). Je veux dire, n'a-t-on qu'une seule chance (ou 2 comme dans le cas de l'ENS) ou tenter le concours d'entrée en Master est possible même après avoir effectué un Master autre part dans le cas d'un échec en attendant l'année suivante pour le repasser ?
Je ne veux juste pas aller à la fac "pour aller à la fac", mais réussir à me trouver un objectif pour aussi justifier cette année de changement auprès de ma famille (et tous les coûts que cela va engendrer vu que cela revient à prendre un appartement, faire mes propres courses etc... Ce qui n'est pas rien), en leur faisant comprendre que si je sors de prépa, c'est aussi pour quelque chose. Et c'est surtout pour moi que je voudrais trouver cet objectif, en soi.

Je vais bien sur garder la possibilité de khûber sous le coude jusqu'à la toute fin, j'attends aussi de découvrir le prochain programme qui m'aidera aussi vraiment à prendre ma décision. Je commence juste à vraiment réfléchir à tout cela maintenant, car mine de rien, cela impliquerait beaucoup de changements : chercher un logement sur Lyon, transférer mon dossier de Paris X jusqu'à Lyon 3 ce qui risque d'être une véritable partie de plaisir quand on connait l'administration française... Tout ça tout ça. Et surtout, ne pas paniquer le jour des résultats de l'ENS en me demandant quoi faire, résultats qui seront aussi assez déterminants...
En tout cas merci pour vos réponses !

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Incontestablement, l'année de khûbe apprend beaucoup : on travaille de manière plus autonome, on est beaucoup plus efficace, on a la sensation de boucler la boucle dans certaines matières, d'avoir enfin de véritables déclics. Mais c'est aussi extrêmement usant - un de mes professeurs nous avaient fait la remarque que les carrés avaient une "fraîcheur" qu'on avait un peu perdue. Qui plus est, on devient un peu partie intégrante du système de préparation au concours : on est très bien préparés, certes... mais à l'ENS uniquement. Tu peux parfaitement acquérir une préparation aussi efficace dans d'autres domaines ; et plus important, une année à la fac te permettra de voir autre chose, te laissera davantage de temps pour explorer d'autres domaines, enrichir ton quotidien de manière différente (sport, activités diverses et variées, voyages, etc). Aussi enrichissante soit-elle, la khâgne reste une bulle dans laquelle on vit séparé du monde extérieur, et de ce point de vue il ne peut qu'être bénéfique d'en sortir !

Pour ce qui est de tes difficultés actuelles en anglais, laisse le temps faire son œuvre : la transition est effectivement rude, et le niveau plutôt élevé ! Ce sont des épreuves qui demandent surtout de la maturation plutôt que du talent, un travail fastidieux qui ne semble pas toujours porter ses fruits sur le moment, et il faut parfois plusieurs mois avant qu'un déclic se produise.

Ton niveau d'études ne pose aucun problème, tu peux tenter les concours deux ou trois fois si tu échoues.  En revanche, je suis un peu étonnée que tu sois si catégorique vis-à-vis de l'échec aux concours : je ne sais pas ce qu'il en est pour les IEP, mais pour le CELSA, je te garantis que tu n'as pas besoin d'être admissible à l'ENS, et pas forcément sous-admissible non plus d'ailleurs.

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Coucou, je ne vais pas pouvoir t'éclairer, mais j'ai une question : je suis actuellement en L1 de LLCE à Lyon 2 et je me demandais pourquoi tu penserais aller à Lyon 3 ?

9 (Modifié par Wanderlust 25/01/2015 à 00:45)

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Calia : Je me doute bien pour la khûbe, c'est ce qui me fait douter aussi. Comme je ne suis pas motivée, j'ai peur de ne pas tenir la distance en plus, et je suis déjà teeeeellement crevée tout le temps cette année.. Pour avoir observé les khûbes de ma classe, c'est vrai qu'elles ont l'air vraiment usées, plus que nous en tout cas (et il y a du niveau).
C'est ça, j'ai aussi envie de m'ouvrir à d'autres choses, surtout en changeant de ville, d'environnement, d'études, envie de me rapprocher de mes amis, de mon copain etc. On verra bien mais je n'exclue vraiment plus cette possibilité comme j'avais tendance à le faire auparavant. Bon, j'ai aussi peur parce que mon copain est près de Lyon, et j'ai peur de laisser cette donnée influencer mon choix, même si c'est normal et que bon, je ne fonce pas non plus dans le tas sans me poser de questions. (:
J'ai vraiment envie de sortir de cette bulle à vrai dire, même si c'est effrayant, c'est super séduisant.
Je m'accroche pour l'anglais et ça va mieux qu'au début de l'année, mais bon, c'est vrai que la claque a été vraiment rude, violente limite. Passer de 14 en HK à 6 en commentaire en khâgne, quand on est en Spé, ça fait mal. Dévalorisation, impression d'être nulle et j'en passe... Le thème on en parle même pas aha. J'ai quand même eu la meilleure note au concours blanc donc les miracles arrivent
Oh, je suis juste catégorique parce que malheureusement j'ai trop souffert du découragement que m'a infligé la khâgne, eeeeet j'ai tendance à penser que je n'ai aucune chance au concours, parce que je n'y crois pas. Même si cette période est difficile (c'est pas la plus drôle, quoi) je tends à reprendre courage et je compte bien tout donner dans ce concours, donc après on verra bien, mais je ne pars pas en me disant que j'aurai quelque chose. Après, c'est peut être plus un mécanisme de défense qu'autre chose, je n'en sais rien.

Muceti : Pas de problèmes (:
Hum à vrai dire je dois avouer que je ne me suis pas renseignée plus que ça sur les différences entre Lyon 2 et Lyon 3, c'est juste que j'ai plus entendu parlé de Lyon 3 et que j'ai eu de relativement bons échos concernant la L3 là-bas, et aucun de Lyon 2, tout simplement ! Pourquoi ça ? (:

La khûbe ou la L3 LLCE anglais dans une autre ville, que choisir ?

Il semble y avoir une éternelle rivalité entre Lyon 2 et Lyon 3, donc je voulais juste savoir si tu avais choisi Lyon 3 parce que tu avais entendu de mauvaises choses sur Lyon 2

En gros, Lyon 2 selon Lyon 3 c'est rempli de pauvres, et Lyon 3 selon Lyon 2 c'est la place des bobos fascistes qui ne servent à rien.

Mais bon, je ne vais pas m'étaler dessus. En tout cas, si tu choisis de venir à Lyon, je pense que tu ferais un bon choix. C'est une super ville pour étudier.