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Quelles sont les différentes fonctions des scènes de bal dans les quatre textes du corpus ?

Bonjour, j'ai un corpus constitué de 4 textes, (je suis en 1èreS)
Madame de Lafayette : La Princesse de Clèves (passage de "avait ouï parler".. jusqu'à "s'il ne s'en doutaient point")
Flaubert , Madame Bovary ( passage de "Emma fit sa toilette" à "la cuiller entre les dents")
Boris Vian , L'écume des jours (passage de "Alise lui barrait la route" à " un plateau hercynien")
Albert Cohen , Belle du seigneur. ( passage de "Solennels parmi les couples" à "les incisives et les canines")

La question de corpus est : quelles sont les différentes fonction des scènes de bal dans les 4 textes du corpus?

J'ai trouvé comme fonction : descriptive ( avec les indices spatiaux-temporels comme "Louvre" , "contredanse") . Description de l'orchestre, de la danse.
Fonction informative , on découvre les personnages, leur personnalité, leur sentiments ( sentiments entre Clèves et le duc de Nemour , entre Colin et Chloé). Mais aussi qu'Emma rentre dans la haute société car on la compare à "une actrice à son début" .

En gros je suis un peu perdue avec cette question de "fonction" , surtout qu'en plus je dois faire le commentaire du texte d'Albert Cohen, que je n'ai pas compris..
Merci pour ceux qui pourront m'aider.

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Quelles sont les différentes fonctions des scènes de bal dans les quatre textes du corpus ?

Salut,

Je n'ai lu que les deux premiers donc difficile de faire une réponse complète..
Dans la princesse de clèves, les deux protagonistes principaux se rencontrent pour la première fois...
Chez Flaubert il y a un décalage énorme entre le fantasme qu'Emma se monte et la réalité de sa condition (cf le moment où la vitre se brise et qu'on voit les paysans derrière)

3 (Modifié par Titania91 04/01/2015 à 14:57)

Quelles sont les différentes fonctions des scènes de bal dans les quatre textes du corpus ?

Salut, déjà merci de ta réponse!
Alors le texte de Boris Vian c'est celui-ci:

Alise lui barrait la route.
— Alors, vous vous en allez sans avoir dansé une seule petite fois avec
moi ? dit-elle.
— Excusez-moi, dit Colin, amis je viens d’être idiot et ça me gêne de
rester.
— Pourtant, quand on vous regarde comme ça, on est forcé
d’accepter…
— Alise… geignit Colin, en l’enlaçant et en frottant sa joue contre les
cheveux d’Alise.
— Quoi, mon vieux Colin ?
— Zut… Zut… et Bran !… Peste diable bouffre. Vous voyez cette fille
là?…
— Chloé ?…
— Vous la connaissez ?… dit Colin. Je lui ai dit une stupidité, et c’est
pour ça que je m’en allais.
Il n’ajouta pas qu’à l’intérieur du thorax, ça lui faisait comme une
musique militaire allemande, où l’on n’entend que la grosse caisse.
—N‘est-ce pas qu’elle est jolie ? demanda Alise.
Chloé avait les lèvres rouges, les cheveux bruns, l’air heureux et sa robe
n’y était pour rien.
— Je n’oserai pas, dit Colin.
Et puis, il lâcha Alise et alla inviter Chloé. Elle le regarda. Elle riait et mit la main droite sur son épaule. Il sentait ses doigts frais sur son cou. Il réduisit l’écartement de leurs deux corps par le moyen d’un raccourcissement du biceps droit, transmis du cerveau, le long d’une paire de nerfs crâniens choisis judicieusement.Chloé le regarda encore. Elle avait les yeux bleus. Elle agita la tête pour repousser en arrière ses cheveux frisés et brillants, et appliqua, d’un
geste ferme et déterminé, sa tempe sur la joue de Colin. Il se fit un abondant silence à l’entour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre. Mais, comme il fallait s'y attendre, le disque s'arrêta. Alors, seulement, Colin revint à la vraie réalité et s'aperçut que le plafond était à clairevoie, au travers de laquelle regardaient les locataires d'en dessus, qu'une épaisse frange d'iris d'eau cachait le bas des murs, que des gaz, diversement colorés, s'échappaient d'ouvertures pratiquées ça et là et que son amie Isis se tenait devant lui et lui offrait des petits fours sur un plateau hercynien.

Notre professeur de Français nous à dit que c'était un roman fantastique/réaliste. C'est la rencontre entre Chloé/Colin. A la fin, quand le disque s'arrête, on à l'impression que la scène ne s'est jamais déroulée.  Et j'ai aussi l'impression qu'Alise aimerait bien être avec Colin..

Belle du seigneur:

Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante exceptionnelle femme aimée parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs, oui, tous les soirs ils se verraient. L'orchestre tzigane stoppa, et ils s'arrêtèrent sans se détacher, tandis que les ordinaires, aussitôt séparés, battaient des mains, battaient en vain. Mais sur un regard de Solal, Imre, le premier violon marqué de douce variole, cligna un sourire complice, essuya ses sueurs et attaqua avec grandeur tandis que les deux étranges, observés par les assis, repartaient en gravité d'amour, bientôt suivis par Imre frioriturant à grands effets de manches flottantes, et tenant entre ses dents le billet de banque donné par Solal. Traînant derrière elle des serpentins lancés, lentes algues de toutes couleurs, elle détachait parfois sa main pour rajuster sa coiffure et n'y parvenait pas, oh tant pis, et puis son nez brillait peut-être, oh tant pis puisqu'elle était sa belle, puisqu'il le lui disait. La belle du seigneur, se disait-elle, souriant aux anges. Murmures de leur amour en cette valse écoeurante étalant ses traines. Penché et la respirant, il lui demande de parler, dit qu'il avait besoin de sa voix. Sortie de sa torpeur de fusion, elle leva vers lui des yeux de douce chienne, vers lui merveilleusement grand, adora les belles dents au-dessus d'elle. "Dites quelque chose d'extraordinaire, demande t-il.- Nous deux, dit-elle, perdue dans les incisives et les canines"

Dans ce texte, Solas a séduit Arianne avec son argent, et malgré le bonheur de la danse, celle-ci est raconté à la fin péjorativement avec "écoeurante" et le couple est personnifié ("chienne" , "canines").
Mais le soucis c'est quelles sont les FONCTIONS de tous ces textes ? ( descriptif oui car les lieux sont tous décris, mais le reste je ne sais pas...)