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Peut-on rire de tout ?

Bonjour à tous,

Je suis en seconde et j'ai actuellement une première dissertation à faire, le sujet étant: "D'après vous peut t-on rire de tout, vous vous appuierez sur l'Oeuvre de Molière et sur le cinéma pour répondre au sujet."

Je n'arrive pas à construire mon plan correctement et surtout à trouver des exemples et des arguments.

Je pense intituler ma problématique en tant que "la comédie peut elle permettre le rire à tout moment?" (là encore je ne sais pas si c'est assez correct.)

Ma première idée de plan était:
#Intro.
I) A travers la comédie du théâtre, rire des réalités est permis.
->1) Rire pour réfléchir.
->2) Rire pour guérir.
II) Le rire peut il être capter par tous?
->1)Quand la comédie tourne à la dérision.
->2)Quand les limites sont atteintes.
#Synthèse

Je ne pense pas que ce plan soit vraiment ce qui peut me permettre de répondre à mon sujet.

Merci à ceux qui pourront m'aider.

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Peut-on rire de tout ?

Déjà ton plan ne va pas car il faut une grande parti OUI et une autre NON. En gros: dans le I. tu parles de la comédie et dans le II. il faut que tu abordes La tragédie

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Peut-on rire de tout ?

Ah oui, je n'y pensais plus, merci!

Mon principal problème est de trouver des arguments, et les exemples correspondants.
Pour la partie non, faut t'il que je prenne des exemples de comédie qui ne font pas rire?

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Peut-on rire de tout ?

Bonsoir sarah,

Attention ta problématique restreint le sujet à la comédie
Tu as raison d'évoquer le pouvoir du rire comme réflexion et guérison ainsi que ses limites. A mon avis le sujet appelle aussi une limite morale: peut-on rire de tous les sujets, y compris graves? Peut-on rire de la mort, de la souffrance...?

Peut-on rire de tout ?

Un indice de Desproges :

"Pourquoi ne pourrait-on pas rire de la mort ? Se gène-t-elle, la mort, pour se rire de nous ?"

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Peut-on rire de tout ?

Il me semble qu'il faut aussi distinguer le sens de pouvoir entre "avoir la possibilité, la liberté, la permission de..." et "avoir la capacité (physique, intellectuelle)".

Sur la liberté de rire de tout dans la société, je laisse aux spécialistes le soin d'apporter des arguments.

Sur la faculté, je crois que cela dépend des circonstances : si l'on est soi-même touché par un problème grave (maladie, souffrance, décès...), on aura probablement plus de difficulté à accepter l'humour à ce sujet.

Il reste néanmoins à ceux qui souffrent la possibilité d'une thérapie par le rire : ne dit-on pas que l'humour est la politesse du désespoir ?

Peut-on rire de tout ?

Il faudrait commencer par relire Baudelaire, et bien distinguer deux sortes de rire : le rire des oppresseurs et le rire des opprimés.
Le rire des oppresseurs, ce sont les blagues racistes (contre les femmes, les Noirs, les homosexuels...) ; le rire des opprimés, c'est la défense des faibles contre les forts.
On peut rire de tout quand on est dominé : cas des mots de condamné à mort au pied de l'échafaud. Rire de tout quand on est écraseur c'est pur cynisme.

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Peut-on rire de tout ?

Est-il possible de considérer qu'il existe d'autres situations que d'être opprimé ou oppresseur ?
D'autres relations humaines que les rapports de force ?
D'autres positions que d'avoir raison ou tort ?
D'autres propositions que la vérité ou le mensonge ?

J'ai beaucoup de mal avec cette vision manichéenne du monde - je parle ici du monde contemporain, je respecte évidemment infiniment Baudelaire que par ailleurs je ne connais encore que très peu.

Est-il possible de traiter un sujet en déposant à l'entrée sa tenue de militant ? Surtout lorsque ce sujet est... le rire !

Peut-on rire de tout ?

Pour faire moins politique, on pourrait parler de "rire de défense" et de "rire d'attaque"...

Peut-on rire de tout ?

Peut-on rire de tout ?

On, je ne sais pas.
Mais moi, je sais bien que je ne peux pas rire de tout.
Je me trouve quelquefois dans une salle où certains sketchs font se tordre de rire beaucoup de gens, là où je suis consternée.
Mais nous ne sommes pas ici au spectacle d'un humoriste lambda...
Il faut peut-être s'interroger sur les ressorts comiques utilisés par ceux que l'on considère comme grands.
- Le quiproquo.
- Les jeux sur les mots.
- le comique de geste. Les mimiques. Les grimaces.
- Le déguisement.
- Les situations absurdes....
Ce sont des moyens qui peuvent nous dérider. Mais il reste à voir de quoi on rit en réalité. Souvent, c'est une réaction réflexe et on ne se pose guère de questions. Si l'on s'en posait, peut-être ne rirait-on pas.
Quelqu'un se prend les pieds dans un tapis, il chute, on rit. Mais s'il se retrouve à l'hôpital avec un membre cassé et des mois de rééducation à la clé, ce n'est pas si drôle. C'est marrant aussi sur le papier l'image du photographe qui recule au bord du précipice pour prendre son cliché, tant que cela reste sur le papier et qu'il n'est pas au fond du trou.
Le malade imaginaire fait rire parce qu'il est imaginaire.
L'absurde peut faire rire ; en même temps, il renvoie à l'absurde de notre condition qui elle est tragique. Et peut-on rire de ce qui est tragique ?
Peut-on rire de quelqu'un qui souffre?
Seulement s'il s'agit d'une souffrance disproportionnée, d'un personnage que l'on a eu soin de rendre antipathique. (Harpagon pleurant sa cassette perdue).
Je n'arrive pas vraiment à rire au spectacle de Don Juan se jouant de Monsieur Dimanche.
Rire d'un estropié, cela m'est franchement impossible. La maladie, la mort, non plus, ne me font pas rire.
C'est peut-être un peu simplet, mais a priori, c'est ce qui me vient à l'esprit.