Faut-il croire au père Noël ?

Bonjour,

j'ai cette réflexion à faire, mais avec des références philosophiques.

Le problème, c'est que je ne vois PAS DU TOUT comment relier mes connaissances philosophiques avec ce sujet.

J'ai étudié la conscience, le bonheur et l'art...

Je ne cherche pas des réponses servies sur un plat ! Je cherche juste quelqu'un qui pourrait m'aider à identifier des axes de recherche sur ce sujet car je suis perdu.

merci !

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Faut-il croire au père Noël ?

Il faut analyser les connotations du terme :
- rêve enfantin,
- espoir déraisonnable,
- mercantilisme, facilité,
- naïveté,
- compensation de la dure réalité...

Faut-il croire au père Noël ?

Je ne comprends pas trop comment analyser des termes ?


J'ai sinon continué à réfléchir de mon côté, voilà ce que ça donne :

On pourrait dire que le Père Noël est aux enfants ce que Jésus est aux chrétiens, une manière de dissuader de faire du mal sous peine d'être puni (l'enfer ou le charbon dans les chaussettes je crois) ou au contraire être récompensé d'un bon comportement (le paradis, ou les cadeaux)...

La seule différence serait peut être que l'enfant peut se racheter chaque année alors que le religieux joue son destin...


C'est vraiment quelque chose que j'ai trouvé de moi même et encore une fois zéro référence philosophique, mon cours ne corresponds pas..... Pas de trucs d'internet svp, un mec de ma classe s'est fait choppé et il a pris 0 et 4 heures de colle, j'aimerais vraiment quelques pistes.

Faut-il croire au père Noël ?

salut,

je ne sais pas si tu peux aborder le sujet comme ceci, mais voici une suggestion.

Je me souviens quand j'était petit et que je voyais le Père Noel, j'était l'enfant le plus heureux du monde.  Maintenant, si on regarde la philosophie des grecques, on voit que la philo a pour but le bonheur ( tu as plein de références sur le sujet).  Le père noël nous donne du bonheur, mais quand on grandit la magie s'envole.  Le père noël pourrait dès lors être vu comme un concept de bonheur. 

Ce concept regroupe la bonté, générosité et tout.  Alors croire au père noël serait croire aux bienfaits qu'il apporte.

Je ne sais pas si c'est clair, mais en bref ce que je veux dire, c'est qu'il faut croire en ce qui représente le père noël.

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Faut-il croire au père Noël ?

C'est bien une analyse de cette conception du bonheur que je te proposais.
Les termes choisis renvoient à la fois à un regard d'enfant et à un jugement adulte.
Enfin je ne crois pas que la fête de Noël chrétienne évoque un Père fouettard religieux. Elle est plutôt l'immense joie des humbles qui accueillent un sauveur longtemps attendu...

6 (Modifié par 03/01/2015 à 20:31)

Faut-il croire au père Noël ?

Autres question :
Faut-il croire en un Dieu omniscient, omnipotent, bon et qui par dessus le marché a créé l'homme à son image ?

Quelques pistes :

Jean-Luc a écrit :

Il faut analyser les connotations du terme :
- rêve enfantin,
- espoir déraisonnable,
- mercantilisme, facilité,
- naïveté,
- compensation de la dure réalité...


J'espère que ma petite plaisanterie n'a pas flingué le fil ?

Faut-il croire au père Noël ?

Mais non.
Ce sujet est passionnant. Un sujet donné en quelle matière au fait ? Je vais de surprise en surprise, quand je vois la formulation de ce sur quoi l'on demande aux élèves d'user leur encre et leur papier.
Moi, je réponds : Bien sûr qu'il faut croire au père Noël.
Il est beau avec son manteau rouge et sa barbe blanche et bouclée, sans parler de son traîneau et de ses rennes.
En plus si je suis sage, il va m'amener des cadeaux... et je suis toujours sage.

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Faut-il croire au père Noël ?

Ouf, tant mieux.

Et vive le Père Noël.

Tant que j'y suis je me lance dans une petite digression qui donnera peut-être à notre ami des idées pour son devoir.

J'ai passé les neuf premières années de ma vie en Moselle, tout près de la frontière allemande. Dans cette région un autre personnage éminent intervient. Je veux parler de Saint Nicolas, fêté le six décembre.
Ce jour-là, dans mon école primaire, Il nous rendait visite. Prévenus de Son imminente arrivée nous nous tenions assis à nos bureaux minuscules d'élèves minuscules. Il entrait enfin, accompagné de la maîtresse. Il était immense, très âgé, majestueux. Il faut dire qu'Il était mitré et crossé et que sa longue robe aurait fait pâlir d'envie le plus fantaisiste des archevêques.
Il nous parlait de ce que nous aurions à faire l'année suivante, en particulier qu'il nous faudrait être sages. Nous étions muets.
Puis Il s'adressait à certains d'entre nous "Olivier, il ne faudra plus tirer les cheveux de Sylvie" ! stupeur : nous savions qu'Olivier tirait les cheveux de Sylvie mais comment Lui pouvait-Il le savoir ?

C'était le grand moment de l'année. J'y ai eu droit en première année et en deuxième année d'école maternelle.
Hélas, on vieillit.
Mes copains et moi nous sommes retrouvés de l'autre côté de l'entrée au cours préparatoire, dans ce que nous appelions la grande école. Le six décembre, à l'heure où nous savions qu'Il rendait visite aux "petits", nous nous alignions devant les fenêtres dont nous dépassions le bord inférieur d'une petite demi-tête en nous disant qu'Il était là où nous voyions des lumières et que jamais plus Il ne nous rendrait visite.

Nous avions une compensations. Je crois que les élèves quittaient l'école plus tôt que d'habitude et qu'ensuite, dans le centre ville, nous Le revoyions. Il était encore plus grand car il se déplaçait sur un char. Sa tâche était lourde aussi était-il accompagné d'aides qui lançaient à la volée des tas de bonbons aux enfants. C'était vraiment un beau jour, un grand jour. Cela fait partie de mes plus beaux souvenirs, surtout le moment magique où Il entrait dans la classe.

Pour que vous compreniez bien il faut que je précise que cela se passait en Lorraine en des temps lointains où nous n'avions pas commencé à dérégler l'atmosphère. Il y avait donc de la neige. Chaque matin naissait avec son nouveaux tapis immaculé.

Ça change tout. Depuis je n'ai eu droit qu'à de faux hivers sans neige.

Il y a quelques années j'ai appris par la radio que dans une ville de Lorraine, Saint Nicolas avait été "caillassé" par des enfants voyous. J'ai encore vieilli.

Faut-il croire au père Noël ?

C'est en philosophie... C'est pas une dissertation, mais une réflexion. Donc si j'ai bien compris, pas vraiment besoin de plan, juste d'avoir des idées et des référérences philosophiques.

Faut-il croire au père Noël ?

Eh bien, j'aime bien ton récit, Hippocampe, moi qui n'ai toujours connu que des hivers sans neige.