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Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Pour ceux que cela intéresse ...

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualite … eiade.html

Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Merci pour ce lien très intéressant. Comme vous l'avez sans doute remarqué, je tire très souvent mes citations de cette édition.

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Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Enfin le Virgile tant attendu en mars prochain ! 

Sur la fabrication (puisque le chapô incite à penser que l'article est consacré à cet aspect de La Pléiade), on peut consulter avec profit l'animation sur le site officiel.

Coquille (involontaire ?) : si les livres qui se mettaient dans la poche sont en effet antérieurs à la date de création de la collection, les livres de poche en tant que tels datent respectivement de 1939 en Grande-Bretagne (les pocket books de chez Penguin) et de 1953 pour "notre" Livre de poche.

Sinon, ne boudons pas notre plaisir de voir un grand hebdo parler de littérature en période de fêtes. 

J'ai quand-même constaté autour de moi que La Pléiade avait une réputation usurpée de livres "chers". Si, en neuf, et pour des intégrales que l'on ne lira pas, en effet le prix est un peu élevé, en revanche, si on lit tout ou presque, un volume revient plutôt moins cher que les livres de poche correspondants. Ajoutons à ça qu'on y trouve des textes inédits ainsi que les fameuses notes.

Enfin, il existe un marché de "l'occasion en neuf" très florissant.
J'ai acheté la plupart de mes Pléiade en occasion à l'état de neuf, ouvrages en général jamais lus ! Un de mes vendeurs a coutume de dire qu'à une certaine époque, les Pléiade étaient un signe extérieur de culture.

Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Par contre, ces volumes se lisent mal au lit. Je préfère en ce cas les bons vieux livres de poche.
J'en ai de l'époque où Zola n'était pas encore considéré comme un "classique"...

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Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Je les lis (presque) en toutes circonstances, notamment dans le train que je prends quotidiennement.

Pour protéger mon Pléiade dans le sac à dos, lorsque je prends le métro, je lui ai confectionné un petit coffret en carton rigide et bien entendu je le couvre.

Je découvre régulièrement avec bonheur des éditions des années 50 et 60 : la plupart des livres n'excédaient que rarement les 1000 à 1200 pages, ce qui les rendait bien plus maniables. Et les vieilles jaquettes avaient leur charme.

Certes, ils ne comportaient pas tout l'appareil critique qui suivra ni autant de variantes, mais, pour la plupart, les textes sont respectés. Sauf pour ceux qui étudient les textes en profondeur, seules peut-être quelques "nouvelles éditions" constituent un véritable progrès (Balzac et quelques autres, ainsi que tous les livres du Moyen-Âge qui, à l'origine, n'étaient imprimés que dans le texte original - pas évident pour une bonne partie des lecteurs, je crois).

Pour des raisons de coût (pour l'éditeur) et de prix de vente (pour le lecteur), les volumes au cours des années 80, puis 90 et surtout 2000, ont gonflé exagérément, excédant régulièrement les 2000 pages, ce qui, en effet, ne les rendait guère maniables.

Il semble que, depuis 5 ans, chez Gallimard on en revienne un peu. 

Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Quand André Breton a été édité, dans les années 1991 ou 1992, je me suis précipité pour l'acheter, et j'ai aussitôt vérifié si le "poème" PSTT figurait bien, vous savez, celui qui commence par :

Neuilly 1 - 18 ......... Breton, vacherie modèle, r. de l'Ouest, 12, Neuilly.

Eh oui, il figurait bien !
Ainsi, une page de l'annuaire des téléphones avait reçu la consécration de la Pléiade !

Et il y avait aussi toutes les photos qui accompagnent Nadja. Un régal  !

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Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Pas d'autres amateurs de Pléiade sur ce beau forum ?

Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Bien sûr que si !

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Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Evidemment ...

10 (Modifié par freddy.lombard 05/01/2015 à 17:07)

Les coulisses d'une collection : La Pléiade

Aaaaaah ! 

C'est pour moi un sujet majeur, non seulement parce qu'il s'agit de beaux livres, mais surtout parce que cette collection tente avec le temps de constituer une référence de la littérature universelle - même si ça doit prendre un peu de temps.

Par ailleurs, Gallimard (sur qui nous ne pleurerons pas non plus) a le courage d'imprimer des ouvrages dont ils savent qu'il ne s'en vendra parfois qu'une très petite quantité, afin de contenter les lecteurs avides de littérature et de collecter tous les grands auteurs. Je pense notamment aux ouvrages épuisés dont certains feront peut-être l'objet d'une nouvelle édition (Casanova récemment refondu, peut-être Cros, Boileau, d’Aubigné, Polybe, Leskov ou Saltykov Chtchédrine...) mais dont la plupart, sans La Pléiade, risquaient l'oubli et ne feront peut-être jamais l'objet d'une nouvelle édition (Chénier, Constant, Courier, Corbière, Malherbe ou Monluc).

Le domaine étranger reste encore fortement à compléter, mais il faut leur reconnaître que la littérature française est vraiment bien couverte et tend à l'exhaustivité.

Si je suis peu surpris du "manque de communication" avec l'éditeur (qui par ailleurs a crée un assez beau site, bien que peu mis à jour en dehors des nouveautés), je le suis en revanche de la quasi absence de sites de passionnés (blogues, forums...). Je suis preneur de tout lien à ce sujet. À ma connaissance, seuls les sites de bibliophilie évoquent régulièrement La Pléiade, tout en considérant cette collection un peu comme un parent pauvre, à l'instar de Jean de Bonnot - du point de vue du bibliophile s'entend !