1 (Modifié par 05/01/2015 à 16:20)

Dissertation sur l'Hécatombe à Diane d'Agrippa d'Aubigné

Bonjour, bonjour !

J'ai besoin de savoir s'il n'y aurait pas moyen de peaufiner davantage le plan que j'ai choisi pour le sujet suivant :

« L’Hécatombe à Diane sont des poèmes de désespoir, de sang, d’amour et de mort, où l’auteur reprend des procédés et des thèmes communs à ses prédécesseurs, mais il en souligne les aspects contradictoires, les heurtant dans des associations inattendues. »
    Expliquez ce point de vue.

Oui, bon, il s'agit uniquement d'expliquer, ce qui me facilite grandement la tâche. Le sujet se divise automatiquement en trois parties a priori très évidentes et apparentes. Voici mon plan :

I. L’Hécatombe à Diane : des poèmes de désespoir, de sang, d’amour et de mort
        1. L’Hécatombe à Diane : des poèmes de désespoir
        2. L’Hécatombe à Diane : des poèmes de sang
        3. L’Hécatombe à Diane : des poèmes d’amour
        4. L’Hécatombe à Diane : des poèmes de mort
    II. Reprise de procédés et de thèmes communs aux prédécesseurs d’Agrippa d’Aubigné
        1. Les procédés repris
        2. Les thèmes repris
    III. L’innovation albinéenne
        1. Les aspects contradictoires de ces procédés et de ces thèmes
        2. Les associations inattendues qu’en fait Agrippa d’Aubigné

J'ai vraiment du mal à accepter un plan aussi disproportionné au niveau des sous-parties. Pourtant, il me paraît judicieux (voire même obligatoire) de traiter les poèmes de désespoir, de sang, d'amour et de mort séparément. Qu'en pensez-vous ?

Bon, après, pour le contenu, je pense pouvoir me débrouiller... Dans la première partie, je vais aborder les différents aspects de chaque élément présent dans l'Hécatombe à Diane (c'est-à-dire comment le poète traite respectivement le désespoir, le sang, l'amour et la mort). J'évite de dire thème, vu que je vais en parler dans la partie suivante. J'ai décidé de diviser cette dernière en procédés et en thèmes, mais peut-être que j'aurais dû plutôt opérer cette division selon les prédécesseurs d'Aubigné ? Très peu de noms me viennent en tête, mais je pense bien évidemment à Pétrarque et à Ronsard (ainsi qu'à la Pléiade en général, notamment Joachim du Bellay, qui a bien innové au niveau du sonnet, et Jean de Sponde, à qui l'on doit Sonnets d'amour). Je ne sais si je devrais évoquer les références à l'amour courtois en parlant de Pétrarque. Et devrais-je également mentionner la présence des figures mythologiques (notamment celle de Diane/Artémis), même si l'on ne peut vraiment parler, dans ce cas, de prédécesseurs d'Aubigné ? Dans la toute dernière partie, je vais dire que la poésie albinéenne s'inscrit dans le courant du néo-pétrarquisme dit "noir" et qu'il le dépasse même, par plusieurs innovations (je n'arrive pas à en trouver sur le plan formel, par contre ?), en ce qu'il associe l'amour à la mort, l'amour à la guerre, la femme au démon (mais pas tout le temps, bien sûr), l'amour au sadomasochisme (au sadisme de Diane et au masochisme du poète), etc. En guise de conclusion, je pourrais dire que se contenter de voir les traces du néo-pétrarquisme dans la poésie albinéenne est trop réducteur et qu'il faudrait plutôt le considérer et le classer comme poète baroque, vu que c'est ce qu'il est vraiment, mais j'hésite... Ça m'a l'air trop faible comme conclusion.

Je n'ai pas vraiment confiance en mon plan, pour dire vrai... Et je pense ne pas avoir assez de matière pour que la dissertation soit exhaustive. Je pense devoir faire dans les 6 ou 7 pages (sur ordinateur) pour être pris au sérieux.

Des avis ?
Merci.

Bon, je pense que je vais suivre mon plan, même s'il est très linéaire.


C'est dingue, ça ! Maintenant, certaines personnes croient que j'ai "piqué" mon plan à "Mithridate". Vu que je n'ai pas envie d'avoir un zéro pointé, quelqu'un pourra-t-il avoir l'amabilité de supprimer ce topic ? Merci.

2 (Modifié par floreale 05/01/2015 à 16:31)

Dissertation sur l'Hécatombe à Diane d'Agrippa d'Aubigné

ton travail porte-t-il sur tout le recueil ?

Tradition ou nouveauté ?

Ce qui reste de la tradition : les thèmes, la forme du sonnet, les références à Pétrarque, Ronsard  ...

Ce qui est innovant : un titre comme une offrande,  chant d'un poète-soldat, le discours amoureux et la violence mêlées ...

3 (Modifié par Mithridate 05/01/2015 à 17:24)

Dissertation sur l'Hécatombe à Diane d'Agrippa d'Aubigné

Merci de ta réponse. J'avais simplement édité mon message pour demander si c'était possible de supprimer tout le topic, vu qu'une amie à moi est venue me dire que j'avais "volé" mon plan d'un forum littéraire qu'elle avait consulté... *zz*

Mon travail porte sur l'entièreté de l'Hécatombe à Diane, qui est la première partie du Printemps.

J'ai rédigé un pavé de 20 pages qui est non seulement trop exhaustif, mais aussi mal organisé. Je dois tout reprendre et c'est pour jeudi... ;_;
Il y a simplement trop de reprises pour ne pas les citer.
Pour la tradition, j'ai parlé du sonnet (popularisé par Pétrarque en Italie et nouveau en France au XVIe), de l'alexandrin intégré au sonnet (principalement Ronsard), du décasyllabe intégré au sonnet (même chose), de l'alternance entre rimes féminines et masculines dans les sonnets (toujours lui aussi), des topoi ovidiens (le soldat d'amour, l'amant-serf, le cœur arraché, mis à nu, la dichotomie Amour/Fortune...), homériques (par exemple, le motif de l'âme-fumée), pétrarquistes et/ou néo-pétrarquistes (les situations : l'innamoramento, le vœu de constance/fidélité ; en vrac : le motif du feu de l'amour, l'alliance du feu et de la glace – qui rappelle la conjunctio oppositorum et la contraria similia, qui est le choc des contraires, dont on trouve d'autres manifestations, comme l'alliance du sucré et de l'amer, l'alliance de la vie et de la mort –, l'appel au secours/à la pitié, l'injonction à la déité – femme ou Amour –, la navigation amoureuse, le naufrage amoureux, les images de la femme – la femme-phare, la femme-statue, la femme-château, la femme-pierre tout court, la femme-déesse, la femme-chasseresse, la dame-soleil, aux yeux qui tuent, la femme-ange, le thème du feu – en général, et pas uniquement en rapport avec le motif du feu de l'amour, sans bien sûr oublier les références mythologiques et historiques, parfois même empruntées au mot près au Canzonierede Pétrarque)... J'ai aussi parlé de Desportes (à qui l'on doit notamment les topoi de la fatalité oppressante, de l'offrande du cœur sanglant, le sacrifice du sang, le suicide amoureux, la femme homicide, etc.

J'ai fait une étude comparative qui relève plus de l'inventaire que d'autre chose. Je suis assez déçu, d'autant plus que j'avais passé énormément de temps sur cette partie...

C'est un travail de mastérien, certes, mais je trouve quand même que 20 pages, c'est trop.