1

En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le livre moderne ?

Bonsoir à tous,

Dans le cadre d'un cours en licence lettres moderne, je suis un cours sur le manuscrit médiéval.
Pour la rentrée et les partiels, on nous a demandé de réfléchir à la question suivante :

"En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le "livre" moderne ?

Or, je ne vois que des points communs et non des différences... En voyez-vous de différences? ...

Merci par avance à ceux qui auront la gentillesse de m'aiguiller un peu ...

Bonne soirée!

En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le livre moderne ?

Il y a une différence énorme si vous considérez la possibilité, pour l'un et pour l'autre, d'être reproduits, donc ensuite diffusés. Quelques copies seulement pour le manuscrit (souvent fautives), des millions de "clones" pour le livre.

3

En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le livre moderne ?

Oui, mais la question se pose plus en termes techniques...

Mais merci quand même pour votre réponse

En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le livre moderne ?

Un manuscrit peut être personnalisé puisqu'il est fait "sur mesure" : on peut citer l'exemple des "livres d'heures" (missels ou psautiers) ou même celui des "compilations" littéraires que certaines personnes privilégiées pouvaient se constituer.
Vous avez aussi le support : le "papier" (distinct du papyrus) n'est pas inconnu du MA, mais le parchemin est incomparable pour recevoir l'écriture, car le papier "boit". L'encre grasse utilisée en imprimerie permettra au papier de supplanter le parchemin, trop rare et trop cher pour le nombre de tirages désormais possibles.
L'imprimerie va aussi normaliser l'écriture et diminuer le nombre d'abréviations, autant de facteurs qui vont rendre les textes plus lisibles.

En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le livre moderne ?

Hello valentin,

j'ai failli m'étouffer en lisant ton post. Ne vois-tu vraiment aucune différence entre le manuscrit médiéval et le livre moderne ?

- Qu'en est-il, par exemple, du support entre le deux ? Le rôle de l'imprimerie et la diffusion des livres qui a connu une expansion incroyable au XVe et XVIe siècle ?
- Qu'en est-il du rôle d'auteur, inexistant au Moyen-Âge, puis qui s'impose petit à petit grâce à l'imprimerie ?
- Qu'en est-il des enluminures et des miniatures, de l'aspect personnalisé du manuscrit VS l'impersonnel des livres imprimés. Dans cette optique, tu peux aussi parler de la grammaire française qui est intimement liée à cette question du passage entre manuscrit et livre imprimé. Je m'explique : durant toute la période médiévale, on ne considère pas qu'il y ait de fautes d'orthographes puisque chacun écrit 1) dans sa langue, dans son dialecte propre (picard, normand, anglo-saxon, provençal etc...) mais l'apparition de l'imprimerie amène un débat grammatical sur la langue et son unification. Je schématise énormément mais je dois pouvoir te retrouver mes cours là dessus et tes les envoyer si la question t'intéresse. Jacquesvaissier en parle brièvement dans sa dernière réponse ; même s'il schématise encore plus

Tu peux aussi, dans une moindre mesure, parler de l'avenir du livre moderne face aux nouvelles technologies (cette question passionne les bibliothécaires justement, tu trouveras matière à dire). A titre personnel je glisserais bien ce point dans une troisième partie, juste avant de conclure le devoir. A toi de voir

Rappelle toi également qu'il faut des mois de travail avant d'obtenir un manuscrit, que ces derniers sont très coûteux et destinés à un public très restreint.
Certains sont de véritables best-sellers comme Le roman de la rose de Guillaume de Lorris (la première partie qui insiste sur le côté amour courtois) et Jean de Meung (beaucoup moins "amour à l'eau de rose", plus sérieux et plus cinglant - certains passages m'ont régalé).

Voilà, ma réponse est un peu brouillonne mais j'espère qu'elle t'aidera.

Bon courage !

6

En quoi le manuscrit médiéval entretient-il à la fois des points communs mais également des différences avec le livre moderne ?

Quand des manuscrits "inaccessibles" sont numérisés pour le plus grand nombre ...

http://digital.vatlib.it/en/collection