1

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

Bonjour !
c'est mon premier sujet sur ce site , un professeur nous a donné une recherche sur la fable du corbeau et le renard que tous le monde la connait a ce que je pense 
le sujet de la recherche c'est de chercher les différences entre les versions
celle de jean de la fontaine
extrait du roman de renart   
et la version de marie de France
les trois version ont été écrit dans des périodes très séparées et je ne sais pas si les changement du texte lié a la politique ( la situation de la monarchie française ) ou par les changements permanente et l’émergence des nouvelles formes littéraires   


Merci d'avance 

2

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

ssamssam a écrit :

le sujet de la recherche c'est de chercher les différentes différences entre toute les versions
celle de jean de la fontaine
extrait du roman de renart   
et la version de marie de France

As-tu déjà les trois versions sous les yeux ? As-tu effectué la recherche en question et a-t-elle abouti ?

3

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

Merci pour la correction oui j'ai les versions sous les yeux les voila

Esope 7eme-6eme siecle av j-c
   
Un corbeau déroba un morceau de viande et alla se percher sur un arbre. Un renard, l'ayant aperçu, voulut se rendre maître du morceau. Posté au pied de l'arbre, il se mit à louer la beauté et la grâce du corbeau : À qui mieux qu'à toi convient-il d'être roi ? En vérité tu le serais, si tu avais de la voix. Le corbeau, voulant lui montrer qu'il n'en était pas dépourvu, laissa tomber la viande et poussa de grands cris. L'autre se précipita, s'empara de la viande et dit : "Ô corbeau, si tu avais aussi de l'intelligence, il ne te manquerait rien pour être le roi de tous les animaux."
Avis au sot.

Version de La Fontaine

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
           Tenait en son bec un fromage.
       Maître Renard, par l'odeur alléché,
           Lui tint à peu près ce langage :
       Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
           Sans mentir, si votre ramage
           Se rapporte à votre plumage,
     Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
           Et pour montrer sa belle voix,
   Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
   Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
              Apprenez que tout flatteur
     Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
   Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
           Le Corbeau honteux et confus
   Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Extrait du Roman de Renart

Entre deux collines, dans une plaine,
juste au pied d'une montagne,
à droite, en amont d'une rivière,
Renart vit un endroit délicieux
et fort peu fréquenté
où se dressait un hêtre.
[Il traverse la rivière pour aller tout droit
au pied de l'arbre ;]
Il en a fait le tour
puis s'est couché sur l'herbe fraîche,
il s'y prélasse, s'étire :
le voilà descendu dans une bonne auberge !
Il n'a nulle envie d'en changer
pourvu qu'il y trouve de quoi manger.
Cette halte le comble de joie,
au contraire, Tiécelin le corbeau,
qui n'avait rien mangé de la journée,
ne se souciait pas de flâner.
La nécessité lui a fait quitter le bois
et, fendant les airs, il est venu à un enclos
discrètement, en tapinois,
impatient de passer à l'attaque.
Il vit des fromages, un millier,
qu'on avait mis à sécher au soleil.
la femme chargée de les garder
était entrée
chez elle.
Tiécelin, quand il découvre
cette aubaine, s'élance.
Il en a pris un : pour le lui reprendre
la vieille se précipite au milieu de la rue.
Elle voit Tiécelin et lui jette
des cailloux et des pierres tout en criant :
"Voyou, tu ne l'emporteras pas en Paradis !"
Tiécelin la voit dans tous ses états :
"La vieille, réplique-t-il, si l'on en parle,
tu pourras dire que je l'emporte,
à bon droit ou non.
J'ai eu tout le temps de le prendre :
mauvaise garde nourrit le loup.
Surveillez mieux les autres.
Quant à celui-ci, vous ne le reverrez plus :
je vais plutôt en blanchir mes moustaches
avec entrain et allégresse.
J'ai couru le risque de le prendre
en le voyant tendre,
crémeux, parfumé.
Voilà ce que j'ai obtenu de votre amitié.
Si je parviens à le transporter jusqu'à mon nid,
je le mangerai tout à mon aise
ou cuit à l'eau ou bien rôti.
Maintenant, rentrez chez vous car je m'en vais."
Alors il s'en retourne et va directement
à l'endroit où se trouvait Renart.
Un véritable rendez-vous,
Renart en bas et l'autre au-dessus,
avec cependant cette différence
que l'un s'empiffre et que l'autre bâille de faim.
Dans le fromage fait à cour,
Tiécelin frappe à grands coups de bec
tant et si bien qu'il l'entame.
Il en a mangé, malgré la dame
qui lui a lancé tant d'injures quand il s'en empara,
la partie la plus crémeuse et la plus tendre.
Il frappe à coups redoublés,
sans se rendre compte qu'il en a fait tomber
un petit bout à terre,
devant Renart, qui l'a vu.
Celui-ci, quand il a reconnu l'animal,
hoche la tête
puis se redresse pour mieux voir :
il découvre, tout en haut, Tiécelin,
son compère de longue date
avec le bon fromage entre ses pattes.
Amical, il l'appela :
"Par tous les saints du ciel, que vois-je là-bas ?
Est-ce vous, noble compère ?
Que repose en paix l'âme de votre père,
sire Rohart qui savait si bien chanter !
Plus d'une fois, je l'ai entendu proclamer
le meilleur chanteur de France.
Vous-même, lorsque vous étiez petit,
vous aviez l'habitude de vous exercer laborieusement.
Vous en reste-t-il quelque chose ?
Chantez-moi une ritournelle !"
Tiécelin, ainsi encensé,
ouvre le bec et lance un cri.
Renart lui dit : "Fort bien :
vous avez fait des progrès,
mais si vous le vouliez,
vous pourriez atteindre l'octave supérieure."
L'autre, qui se pique de bien chanter,
recommence à crier :
"Mon Dieu, s'émerveille Renart, comme votre voix devient claire,
Comme elle devient pure !
Si vous renonciez à manger des noix,
vous chanteriez le mieux du monde.
Chantez donc une troisième fois !"
L'autre s'époumone
et, tout à son effort, il ne s'aperçoit pas
que sa patte droite se desserre.
Et le fromage de tomber à terre
tout juste aux pieds de Renart.
Le coquin, dévoré
par la gourmandise,
se garda bien d'y toucher
car, en outre, s'il en la possibilité
il a l'intention de s'emparer de Tiécelin.
Il a donc le fromage sous le nez.
Il se soulève, tant bien que mal,
il avance sa patte qui boite,
la peau toujours en lambeaux.
[- Ce sont la patte et le pied
que le piège a estropiés -]
Il désire que Tiécelin voie tout cela.
"Ah ! Dieu, se plaint-il, que ma part de bonheur
fut mince en cette vie !
Que faire, sainte Marie ?
Ce fromage sent si fort,
il empeste tellement qu'il m'aura bientôt tué.
Ce qui me tourmente le plus,
c'est que le fromage n'est pas recommandé pour les blessures
[Je n'en ai aucune envie,
car la faculté me l'interdit.
Ah ! Tiécelin, par pitié, descendez !
Délivrez-moi de cette calamité !
En vérité, jamais je n'aurais fait appel à vos services
si je ne m'étais malencontreusement cassé la jambe
1'autre jour, dans un piège.
C'est un malheur
auquel je n'ai pu échapper.
Maintenant, je dois prendre du repos,
appliquer et étendre des emplâtres
jusqu'à réduction de la fracture."]
Ses larmes et ses prières
ont convaincu Tiécelin
qui descend de son arbre
mais son bond risque de lui coûter cher,
si Renart peut l'attraper.
Tiécelin n'ose s'approcher ;
aussi, le voyant plein d'appréhension,
Renart se mit-il à le rassurer :
Par Dieu, dit-il, rapprochez-vous donc !
Quel mal peut vous faire un blessé ?"
Renart se tourna de son côté.
L'étourdi, trop confiant,
ne le vit même pas bondir.
L'autre comptait l'attraper, mais il le rata :
quatre grandes plumes seulement
lui restèrent entre les dents.
[Tiécelin s'écarte, bouleversé
par tant d'ingratitude.
Il regarde avec attention tout autour de lui.
"Ah ! Dieu, dit-il, comme j'ai manqué
de vigilance aujourd'hui !
Je n'imaginais pas que je serais victime
de ce salaud de rouquin, de cet estropié
qui m'a arraché quatre plumes
à l'aile droite et à la queue.
Sa place est en enfer :
oui, vraiment, c'est un fourbe, un traître,
j'en ai maintenant la preuve."]
Tiécelin est alors dans une rage folle :
lorsque Renart veut se justifier,
il l'interrompt,
peu disposé à entendre sa défense
et il lui dit : "Gardez le fromage!
C'est le seul bien que vous aurez de nous aujourd'hui.
J'ai été bien fou de vous croire
en vous voyant boiter."
Aux propos grondeurs de Tiécelin,
Renart s'abstint de répondre un seul mot.
Il s'est bien vite consolé de sa déconvenue
en mangeant tout le fromage.
Il regrette seulement d'en avoir si peu,
c'est le meilleur des remèdes.
Le déjeuner terminé,
il trouva que depuis sa naissance
il n'avait jamais, dans aucun pays,
mangé un fromage de cette qualité
et sa plaie ne s'en est pas portée plus mal pour autant.
Sur ce, il s'en va sans ajouter un mot.



Version de Marie de France Le Coq et le Renard

Voici l'histoire d'un coq
qui était perché sur un fumier et chantait.
Un renard s'approcha de lui
et lui dit de fort belles paroles :
Seigneur, que vous êtes beau !
Je n'ai jamais vu un si bel oiseau !
Vous avez la voix la plus claire !
Hormis votre père, que je connaissais bien,
nul oiseau n'a jamais mieux chanté.
Mais lui faisait mieux, car il chantait les yeux fermés !
- Moi aussi je sais le faire ! dit le coq.
Il bat des ailes, ferme les yeux,
s'imaginant chanter d'une voix plus claire.
Le renard s'en saisit d'un bond
et gagne la forêt avec sa proie.
Il traversait un champ
quand tous les bergers se lancent à sa poursuite ;
Les chiens aboient après lui.
Regardez ce renard, qui tient le coq !
S'il passe par ici, il paiera cher sa capture !
- Vas-y ! dit le coq, crie-leur
que je suis à toi et que tu ne me laisseras pas !
Le renard veut crier fort,
et le coq saute de sa gueule :
il monte en haut d'un arbre.
Quand le renard s'en aperçoit,
il se voit bien attrapé
et bien trompé par le coq.
De colère et de fureur
il se met à maudire la bouche
qui parle quand elle devrait se taire.
Le coq répond : "Je dois faire comme toi :
maudire l'oil qui veut se fermer,
quand il devrait veiller et guetter
pour éviter un malheur à son seigneur !"
Ainsi font les fous : la plupart
parlent quand il faut se taire,
et se taisent quand il faut parler.
Avis au sot.

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

Et as-tu commencé un travail ?

5

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

Non, c'est ça le problème, je ne sais pas par quoi commencer et à quoi lier les changements que la fable a subis.

6

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

'Soir!
Répertorie les évènements d'abord ça pourra aider

A.

7

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

version esope 6e 7e siecle av J-C
Extrait du roman de renart 8 eme siecle
version de la Fontaine 17 eme siecle 1668
version de Marie de France 12 eme ou 13 eme siecle

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

Je crois qu'Aletheia veut plutôt parler de répertorier (de faire une liste) des évènements décrits par chacune des fables...

9

Différences entre trois versions de la fable Le Corbeau et le Renard

le corbeau qui tiens un morceau de fromage dans son bec (viande dans la version esope )
l'arrivé du renard qui veut lui arracher le morceau du fromage
il commence a lui parler avec hypocrisie en exaltant sa beauté et sa couleur
il lui demande de chanter pour écouter sa voix dans les autres versions le corbeau se met a chanter tout seul
le morceau du fromage tombe de la bec du corbeau
le renard empare le morceau du fromage et lui fait la leçon

la version de Marie de France est complètement différente des autres , elle a ré-écrit la fable d'une façon inversé et avec plusieurs changement par exemple le corbeau est devenu un coq malin qui va triompher du renard et lui fait la leçon a la fin du conte 

je sais que le texte est plein de faute je l'ai écrit avec diligence