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Que faire après un master de lettres modernes ?

En fait, je me demande si le capes n'est pas plus difficile que l'agrégation, dans le fond...

Que faire après un master de lettres modernes ?

Une suite possible : émigrer au Québec (relativement simple pour un Français), où la maîtrise permet d'enseigner dans les Cégeps. Ces établissements correspondent aux classes de 1ère et terminale des lycées français et ont pour vocation de préparer aux études universitaires, avec ceci que les élèves ont en moyenne un an de plus que leurs homologues français, comme le primaire dure plus longtemps. Le Québec manque de professeurs, c'est donc le moment pour qui se sent tenté. En revanche, il me semble que la titularisation ne vient qu'après quelques années de service.

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Que faire après un master de lettres modernes ?

Bonjour à tous,

Je réactive ce fil car la question qui fait office de titre me trotte dans la tête depuis 4 mois...
Je suis enseignante-stagiaire depuis septembre 2014, et j'ai juste envie de m'arracher les cheveux tant j'hésite à partir.

-La partie "enseignement" de ce métier me plaît beaucoup: c'est d'ailleurs pour cela que j'ai choisi cette profession. (même si, je dois l'avouer, corriger des copies commence vraiment à me saouler, non pour l'activité en soi, mais parce que je récupère des devoirs inintéressants et contenant 10 fautes par ligne, et honnêtement, je trouve que ça finit par rendre débile.)

-La partie "éducation", en revanche, me révulse et me pose problème. Je ne suis pas assez autoritaire; c'est galère pour obtenir le silence, ce qui fait que lorsque je l'obtiens, c'est de façon ponctuelle; et, d'une manière générale, les gosses sont hyper mal éduqués, impolis, irrespectueux, et tire-au-flanc.

Dans ma pratique du métier au quotidien, je suis donc plus flic que prof. J'en suis navrée, et cela ne me convient pas du tout. Je ne veux pas avoir à convaincre mes élèves de bosser, ni avoir à leur dire toutes les minutes "X, prends ton stylo, ça fait 5 minutes qu'on écrit! Y, tais-toi, lève la main si tu veux poser une question! Z, arrête de ricaner et travaille!". Je dois le dire 45 minutes sur les 55 que dure le cours. Ce n'est pas épanouissant pour moi. Pire, ça me fait déprimer.
Et quand je vois que mon bahut n'est pas catégorisé comme "difficile", qu'est-ce que ça va être l'an prochain?!
De plus, je ne veux pas devoir composer avec une administration lâche qui dit amen aux parents (la mère d'une élève que j'ai viré de mon cours parce qu'elle avait giflé sa voisine a dit "ben c'est très bien que ma fille sache se défendre! Je suis très fière d'elle!"    ok...), ni avec des gosses qui méprisent l'école et les profs.
Bien sûr, il y a des élèves avec qui il est agréable de travailler, mais je trouve qu'au mieux ils représentent 1/5ième de  la classe. Pour moi, ce n'est pas suffisant.
(et les autres stagiaires autour de moi ont le même ressenti, mais contrairement à moi , ils trouvent de la gratification quand un élève comprend un truc (ce n'est pas mon cas), et trouvent quand même, au fond, leurs élèves attachants (ce n'est pas mon cas bis).

DONC:
-l'an prochain, je suis mutée dans une académie pas très réputée, et mon apport minable en points ne risque pas de jouer en ma faveur. Si ça se passe mal et que je décide de "démissionner", la solution de revenir dans une région que je connaîs bien et d'y devenir contractuelle vous paraît-elle judicieuse?
J'ai entendu parler de la mise en disponibilité: quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment s'exerce ce "droit"?
-ensuite, quelles autres voies s'offrent à moi?
1) rester dans l'éducation: Quels sont les autres chemins empruntables? Enseigner à des ULIS (groupes réduits et volonté de réussir des élèves?)? Et le précédent message (celui d'Ursus), déjà daté de 2010, est-il toujours valable?
2) partir de l'éducation: concours de la fonction publique?

Merci d'avance pour vos aides et conseils. Je sais que lorsqu'on commence ce métier, c'est difficile, et qu'il faut s'accrocher en espérant des lendemains meilleurs. Mais je crois avoir un problème avec les ados&enfants, que je trouve insupportables, et l'évolution de l'école ne va pas dans le sens que je voudrais...

Que faire après un master de lettres modernes ?

2) partir de l'éducation: concours de la fonction publique?

Cela peut être une solution.
Il faut toutefois penser que les classes se succèdent au cours des années et ne se ressemblent pas forcément, que l'on peut demander sa mutation, pour un autre établissement, une autre région, différents niveaux (de la sixième à la classe préparatoire)

Que faire après un master de lettres modernes ?

Revenir comme contractuelle ne me paraît pas une bonne idée, c'est encore pire (tu débarques dans une classe en cours d'année, tu n'es que de passage, tu as tous les inconvénients sans les avantages...)
Certains pourront te donner d'autres pistes sans doute.
Ceci dit, est-ce urgent ? Si tu hésites à démissionner, ne faudrait-il pas attendre une autre expérience ? Tu serais sans doute mieux en lycée déjà, même si c'est un peu plus difficile à obtenir. Il sera toujours temps de démissionner après d'autres expériences, ne te précipite pas trop, même si je comprends ce que tu dis et que je l'ai parfois ressenti au début. Je n'ai plus du tout cette impression en enseignant à des 1ères, des terminales et des BTS.
Ceci dit tu trouveras peut-être une autre voie qui te convienne mieux. Attends d'avoir des pistes solides avant de perdre le bénéfice de ta réussite au concours

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Que faire après un master de lettres modernes ?

Merci gabiana et Ammy pour vos réponses.
Effectivement, il vaut mieux que je continue tant que je n'ai pas trouvé un autre projet/job.

Du coup, je me renseigne sur les autres possibilités qui s'offrent à moi, et je crois en voir une qui me tenterait bien. Il s'agit de travailler en détachement dans un secteur lié à l'éducation, comme on peut le voir sur le site "la ligue de l'enseignement" (comme par exemple au service culturel ou jeunesse et sport de la Fédération des Oeuvres Laïques).

Pour demander à être en détachement (c'est-à-dire, si j'ai bien compris, garder le bénéfice du concours sans continuer à enseigner), j'imagine qu'il faut être titulaire?
Quelqu'un a-t-il déjà travaillé dans un organisme du type la FOL?
J'aimerais avoir des informations plus concrètes et des témoignages que l'on ne trouve pas forcément sur les sites officiels... (ou, en tout cas, pas de façon aussi juste et vraie).

Merci d'avance!