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Hugo, Quatrevingt-treize - Sur la place, devant l'église, un groupe ahuri...

Bonjour je voulais savoir si ma problématique était correcte pour mon commentaire composé sur ce passage . Merci d'avance pour votre aide.

I. LA MORT PASSE
Ce soir-là, […]
Sur la place, devant l'église, un groupe ahuri, les yeux en l'air, regardait quelque chose descendre par la route vers le village du haut d'une colline. C'était un chariot à quatre roues traîné par cinq chevaux attelés de chaînes. Sur le chariot on distinguait un entassement qui ressemblait à un monceau de longues solives au milieu desquelles il y avait on ne sait quoi d'informe ; c'était recouvert d'une grande bâche, qui avait l'air d'un linceul. Dix hommes à cheval marchaient en avant du chariot et dix autres en arrière. Ces hommes avaient des chapeaux à trois cornes et l'on voyait se dresser au-dessus de leurs épaules des pointes qui paraissaient être des sabres nus. Tout ce cortège, avançant lentement, se découpait en vive noirceur sur l'horizon. Le chariot semblait noir, l'attelage semblait noir, les cavaliers semblaient noirs. Le matin blêmissait derrière.

Cela entra dans le village et se dirigea vers la place.

Il s'était fait un peu de jour pendant la descente de ce chariot et l'on put voir distinctement le cortège, qui paraissait une marche d'ombres, car il n'en sortait pas une parole.

Les cavaliers étaient des gendarmes. Ils avaient en effet le sabre nu. La bâche était noire.

La misérable mère errante entra de son côté dans le village et s'approcha de l'attroupement des paysans au moment où arrivaient sur la place cette voiture et ces gendarmes. Dans l'attroupement, des voix chuchotaient des questions et des réponses :

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

- C'est la guillotine qui passe.

- D'où vient-elle ?

- De Fougères.

- Où va-t-elle ?

- Je ne sais pas. On dit qu'elle va à un château du côté de Parigné.

- A Parigné !

- Qu'elle aille où elle voudra, pourvu qu'elle ne s'arrête pas ici !

Cette grande charrette avec son chargement voilé d'une sorte de suaire, cet attelage, ces gendarmes, le bruit de ces chaînes, le silence de ces hommes, l'heure crépusculaire, tout cet ensemble était spectral.

Ce groupe traversa la place et sortit du village ; le village était dans un fond entre une montée et une descente ; au bout d'un quart d'heure, les paysans, restés là comme pétrifiés, virent reparaître la lugubre procession au sommet de la colline qui était à l'occident. Les ornières cahotaient les grosses roues, les chaînes de l'attelage grelottaient au vent du matin, les sabres brillaient ; le soleil se levait, la route tourna, tout disparut. […]

J'ai mis : Comment Victor Hugo décrit la guillotine et quelle est la réaction du peuple face à ce cortège ?

C'est pratique quand personne ne répond !

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Hugo, Quatrevingt-treize - Sur la place, devant l'église, un groupe ahuri...

J'ai exactement le même devoir à faire et je suis largué...

Hugo, Quatrevingt-treize - Sur la place, devant l'église, un groupe ahuri...

J'ai mis : Comment Victor Hugo décrit la guillotine et quelle est la réaction du peuple face à ce cortège ?

Ce n'est ps une problématique.
En général, on trouve la problématique une fois que l'on a mené à bien l'analyse et dégagé les principaux thèmes.
Cherchez le problèmes, la contradiction.

Hugo, Quatrevingt-treize - Sur la place, devant l'église, un groupe ahuri...

J'ai exactement le même devoir à faire et je suis largué...

Largué ? Devant un texte de Victor Hugo parfaitement écrit et compréhensible ?
Le titre à lui seul est déjà évocateur.
On peut étudier la mise en scène du passage de l'engin de mort.
La question posée peut servir d'annonce de l'organisation du commentaire.
Mais elle ne met effectivement pas en évidence problème ou contradiction.

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Hugo, Quatrevingt-treize - Sur la place, devant l'église, un groupe ahuri...

Le passage de la guillotine : qui sont les vrais témoins ? les personnages ou les lecteurs ?
I. Un spectacle mis en scène
- un cadre géographique (de loin au près, de haut en bas)
- un temps choisi
- des témoins immobiles et un cohorte qui passe lentement

II. La guillotine ou l'allégorie de la mort
- la description
- le lexique dominant
- la dramatisation

III. Le regard de Hugo
- sur les témoins (effet produit par la partie dialoguée)
- sur le cortège
- sur la mère