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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

bonjour,
J'ai une question sur un corpus a réaliser:
Quelles images ce poète donnent-ils de la condition du poète? voici les 4 textes:

Texte A:

Musset, La nuit de mai

Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
Que les séraphins noirs t'ont faite au fond du cœur;
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu.

Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.


Texte B:

Baudelaire, L'Albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Texte C:

Ponge, Escargots

L'expression de leur colère, comme de leur orgueil, devient brillante en séchant. Mais aussi elle constitue leur trace et les désigne au ravisseur (au prédateur). De plus elle est éphémère et ne dure que jusqu'à la prochaine pluie.

Ainsi en est-il de tous ceux qui s'expriment d'une façon entièrement subjective sans repentir, et par traces seulement, sans souci de construire et de former leur expression comme une demeure solide, à plusieurs dimensions. Plus durable qu'eux-mêmes.

Mais sans doute eux, n'éprouvent-ils pas ce besoin. Ce sont plutôt des héros, c'est-à-dire des êtres dont l'existence même est œuvre d'art, — que des artistes, c'est-à-dire des fabricants d'œuvres d'art.

Mais c'est ici que je touche à l'un des points principaux de leur leçon, qui d'ailleurs ne leur est pas particulière mais qu'ils possèdent en commun avec tous les êtres à coquilles : cette coquille, partie de leur être, est en même temps œuvre d'art, monument. Elle, demeuie plus longtemps qu'eux.

Et voilà l'exemple qu'ils nous donnent. Saints, ils font œuvre d'art de leur vie, — œuvre d'art de leur perfectionnement. Leur sécrétion même se produit de telle manière qu'elle se met en forme. Rien d'extérieur à eux, à leur nécessité, à leur besoin n'est leur œuvre. Rien de disproportionné — d'autre part - - à leur être physique. Rien qui ne lui soit nécessaire, obligatoire.



Ainsi tracent-ils aux hommes leur devoir. Les grandes pensées viennent du cœur. Perfectionne-toi moralement et tu feras de beaux vers. La morale et la rhétorique se rejoignent dans l'ambition et le désir du sage.

Mais saints en quoi : en obéissant précisément à leur nature. Connais-toi donc d'abord toi-même. Et accepte-toi tel que tu es. En accord avec tes vices. En proportion avec ta mesure.

Mais quelle est la notion propre de l'homme : la parole et la morale. L'humanisme.


Texte D:

Jacques Roubaud, Le Lombric

Dans la nuit parfumée aux herbes de Provence,
Le lombric se réveille et bâille sous le sol,
Étirant ses anneaux au sein des mottes molles
Il les mâche, digère et fore avec conscience.
Il travaille, il laboure en vrai lombric de France
Comme, avant lui, ses père et grand-père ; son rôle,
Il le connaît. Il meurt. La terre prend l'obole
De son corps. Aérée, elle reprend confiance.
Le poète, vois-tu, est comme un ver de terre
Il laboure les mots, qui sont comme un grand champ
Où les hommes récoltent les denrées langagières;
Mais la terre s'épuise à l'effort incessant !
Sans le poète lombric et l'air qu'il lui apporte
Le monde étoufferait sous les paroles mortes.

Dans  le texte A

je sais que le poète souffre car le pélican est l'allégorie du poète
-lexique souffrance
-douleur présente  dans tout e poème ...

j'ai vu quelque chose a propos d'un sacrifice  mais j'ai pas trop compris

Dans le texte B

j'ai vu que Baudelaire était l'albatros
qu'il s'élevait au rang de dieu
que le poète était insociable

j'ai pas compris le texte  C

et le texte D j'ai trouvé que Roubaud faisait hommage à la langue Française

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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

Le poète souffrant
Le poète incompris
Le poète artiste
Le poète novateur laborieux

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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

Oui mais commet développer surtout pour le texte C je ne sais pas quoi dire.
J'aimerais dire qu'on ne peut pas tout développer en une trentaine de lignes

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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

bonjour,
J'ai une question sur un corpus a réaliser:
Quelles images ce poète donnent-ils de la condition du poète? voici les 4 textes:

Dans  le texte A
je sais que le poète souffre car le pélican est l'allégorie du poète
-lexique souffrance
-douleur présente  dans tout e poème ...
j'ai vu quelque chose a propos d'un sacrifice  mais j'ai pas trop compris
Dans le texte B
j'ai vu que Baudelaire était l'albatros
qu'il s'élevait au rang de dieu mais qu'il était incompris 
que le poète était insociable
j'ai pas compris le texte  C mais on m'a dit que le poète était un modèle
et le texte D j'ai trouvé que Roubaud voulait renouveler la langue Française

Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

Pourquoi poster à nouveau ce message ?

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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

parce qu'on ne m'a toujours pas répondu

Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

Même pas Floreale ?

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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

Pardon?

Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

Floreale ne t'a pas donné une brève réponse, avant-hier à 17h 16 ?
Tu lui as même répondu.

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Quelles images ce poète donne-t-il de la condition du poète ?

si bien sur "Oui mais comment développer surtout pour le texte C je ne sais pas quoi dire.
J'aimerais dire qu'on ne peut pas tout développer en une trentaine de lignes"