Apollinaire, Rhénanes

Bonjour à tous, je me pose une question sur les Rhénanes d'Apollinaire, je ne comprends l'image qu'il essaye de donner à Annie Playden, avec l'évocation de la sorcellerie, je ne comprends vraiment pas l'image de la femme recherchée...
Merci d'avance 

Apollinaire, Rhénanes

Bonsoir,
Pourrais-tu reformuler plus clairement ta question ? D'autre part, attention à ne pas confondre l'univers poétique et la réalité, surtout chez Apollinaire.

Apollinaire, Rhénanes

Je cherche à comprendre l'image de la femme dans le cycle rhénan.

Apollinaire, Rhénanes

Je vous donne quelques pistes, car c'est un travail que vous pouvez faire en lisant attentivement les poèmes concernés.
- La femme-sirène : envoûtante mais dangereuse ; ainsi "ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été" (NR) qui procurent au locuteur un ivresse qui s'achève dans l'ambiguïté (dernier vers). (Ces fées sont l'avatar des Ondines aux cheveux colorés par le Rhin dont elles gardent l'or).
- La femme aux pouvoirs magiques dont elle peut elle-même être la victime (toujours d'après les légendes germaniques) ; "Il y avait à Bacharach une sorcière blonde..." ; "Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley/Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé", mais aussi : "Mon cœur devient si doux c'est mon amant qui vient/Elle se penche alors et tombe dans le Rhin" (LL)
La poésie, à l'instar des Ondines et des "nixes" se fait incantatoire...
- La femme plus "humaine" enfermée dans une certaine solitude de l'amour : "Tu seras loin Je pleurerai/ J'en mourrai peut-être" (LC) (Transfert sur la femme des sentiments du locuteur ? cf aussi LL)
- Ne pas oublier la vieille femme, assagie, élément de stabilité dans la famille : "- Encore un peu de café Lenchen s'il te plaît/ Lotte es-tu triste O petit cœur - Je crois qu'elle aime/- Dieu garde - Pour ma part je n'aime que moi-même/Chut A présent grand-mère dit son chapelet" (F)   
Le ton est ici plus léger, l'humour perce parfois.

Apollinaire, Rhénanes

Merci beaucoup