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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Bouvard avait pensé que vingt mille francs...

Salut à tous,

Je m’entraîne pour l'oral de français, et je m’intéresse notamment à mes textes complémentaires.
Dans la séquence sur le roman, j'ai un extrait du roman de Bouvard et Pécuchet, écrit par Flaubert :

Bouvard avait pensé que vingt mille francs, c’est-à-dire plus de quatre fois le prix du fermage, suffiraient au début. Son notaire de Paris les envoya.
Leur exploitation comprenait quinze hectares en cours et prairies, vingt-trois en terres arables, et cinq en friche situés sur un monticule couvert de cailloux et qu’on appelait la Butte.
Ils se procurèrent tous les instruments indispensables, quatre chevaux, douze vaches, six porcs, cent soixante moutons – et comme personnel, deux charretiers, deux femmes, un valet, un berger, de plus un gros chien.
Pour avoir tout de suite de l’argent ils vendirent leurs fourrages. – On les paya chez eux ; l’or des napoléons comptés sur le coffre à l’avoine leur parut plus reluisant qu’un autre, extraordinaire et meilleur.
Au mois de novembre ils brassèrent du cidre. C’était Bouvard qui fouettait le cheval et Pécuchet monté dans l’auge retournait le marc avec une pelle. Ils haletaient en serrant la vis, puchaient dans la cuve, surveillaient les bondes, portaient de lourds sabots, s’amusaient énormément.
Partant de ce principe qu’on ne saurait avoir trop de blé, ils supprimèrent la moitié environ de leurs prairies artificielles, et comme ils n’avaient pas d’engrais, ils se servirent de tourteaux qu’ils enterrèrent sans les concasser, – si bien que le rendement fut pitoyable.
L’année suivante, ils firent les semailles très dru. Des orages survinrent. Les épis versèrent.
Néanmoins, ils s’acharnaient au froment, et ils entreprirent d’épierrer la Butte. Un banneau emportait les cailloux. Tout le long de l’année, du matin jusqu’au soir, par la pluie, par le soleil, on voyait l’éternel banneau avec le même homme et le même cheval, gravir, descendre et remonter la petite colline. Quelquefois Bouvard marchait derrière, faisant des haltes à mi-côte pour s’éponger le front.
Ne se fiant à personne, ils traitaient eux-mêmes les animaux, leur administraient des purgations, des clystères.
De graves désordres eurent lieu. La fille de basse-cour devint enceinte. Ils prirent des gens mariés ; les enfants pullulèrent, les cousins, les cousines, les oncles, les belles-sœurs. Une horde vivait à leurs dépens ; – et ils résolurent de coucher dans la ferme, à tour de rôle.
Mais le soir, ils étaient tristes.

Je dirais que ce texte met en avant des réflexions naïve et une mauvaise interprétation des action à mené pour avoir une ferme.
De ce fait, même si d’apparence il maîtrise l'art agricole, il ne s'agit que d'une illusion !!
Je dirais également qu'il s'agit d'un texte à visé satirique, et ironique ...

Je ne comprend pas trop le sens de cet extrait à vrai dire ...

De plus je me demande si Bouvard et Pécuchet, sont des anti-héros, des héros négatifs ... ?

Enfin, je me demande la rapport avec mes autres textes, de bac :
--> La princesse de clève :http://www.weblettres.net/blogs/article … e_id=46389
--> Germinal : http://www.culture-cpge.com/index.php/b … tre-v.html
--> Le père Goriot : http://www.bacdefrancais.net/pere_portrait.php
---> Aurélien : https://www.etudes-litteraires.com/foru … ragon.html


Merci d'avance ...