Baudelaire, Au lecteur

Bonjour Sorciere ,

Je vous remercie encore une fois .
J'aimerai vous poser d'autre petites questions :

Que veut dire :"Et nous alimentons nos aimables remords ,
                       Comme lees mendions nourrissent leurs vermines"

Que veut dire : "Lese tenebres qui puent"

Que veut dire :"pressons comme une vieille orange"

Que veut dire:
"Et ,quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend ,fleuve invisible avec de sourdes plaintes"

Et enfin pourquoi une majuscule a "Mort" ?

Meci en avance

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Baudelaire, Au lecteur

Nous alimentons nos aimables remords comme les mendients nourrissent leurs vermines : les poux qui se nourrissent du sang sont peut-être ici représentés et se rapportent aux remords qui s'attrappent comme tels (c'est une idée comme une autre !).

Les ténèbres sont une référence à Satan ; qui puent comme on dit maintenant qui craignent !

Pressons comme de vieilles oranges : jusqu'au bout, jusqu'à la dernière goutte.

Une majuscule à Mort, comme une majuscule à Mal : c'est une façon de personnifier en poésie mais je pense que là c'est une façon de déïfier.

Je le répète il faut voir le pêché ici comme une addiction on peut d'ailleurs faire le lien avec le houka et, de là, avec la Mort qui descend dans les poumons...

bon week-end à tous !

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Baudelaire, Au lecteur

cc !! vs oubliez que beaudelaire ne cesse de faire références aux faiblesses de l'hommes , et qu'il ne cesse de l'attaquer .
Je pense que ce sujet devrais être argumenter un peu plus

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Baudelaire, Au lecteur

Je dois étudier l'image du poète dans ces 3poèmes: L'Albatros, L'Alchimie de la douleur & L'Héautontimorounéros, tout issu des Fleurs du Mal de Baudelaire? Je dois expliquer s'il s'agit de la même représentation & donc quelle est la fonction donnée à la poésie.


j'aimerai un peu d'aide, car après plus de 3jours de travail, je n'arrive qu'a quelques lignes sans grand sens.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.


(Message édité.)

Nous donner ces "quelques lignes sans grand sens" aurait été mieux que rien...

Baudelaire, Au lecteur

Qu'as tu fait pour l'instant?

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Baudelaire, Au lecteur

Bonjour,

Voila j'aurais besoin de votre aide concernant ce poème.

Il n'y a qu'une seule question ou plutôt deux (qui parait pourtant simple) où je bloque un peu, c'est :

Quelles sont les expressions utilisées dans ce poème pour désigner l'homme? quel sentiment inspire-t-il?

je vous remet le texte

Au lecteur.

La sottise, l'erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.

C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère!

Merci d'avance pour votre aide

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Baudelaire, Au lecteur

bonjour,
je suis actuellement sur un devoir concernant Au lecteur de Baudelaire, la question étant quelle relation y a t'il entre le poete et le lecteur... le probleme c'est que ce que je fais c'est plus une analyse du texte qu'un reponse precise... j'ai deja dis que l'auteur inclut le lecteur avc "nous", "nos"... mais j'ai beau chercher, je ne trouve rien d'autre... 

Baudelaire, Au lecteur

Bonjour.
J'ai une dissertation à faire sur le sujet suivant : Est-on d'accord avec Baudelaire quand il dit : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère" ?

Je sais que dans une partie je dois répondre oui puis dans une autre non mais j'ai du mal à trouver des passages qui le prouve. Quelqu'un peut-il m'aider ?  Merci d'avance.

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Baudelaire, Au lecteur

Bonjour, dans au lecteur, baudelaire met une place une esthetique sanatiste. Mais je ne comprends pas pourquoi .. on retrouve le champs lexical de la mort, de la religion, et du mal. Mais pourquoi represente t-il l'esthetique sanatiste?
Pourriez-vous m'expliquer?
MerciBonjour, dans au lecteur, baudelaire s'adresse directement au lecteurs. Il ne les critique pas. Il les interpelle par : '' hypocrite lecteur '' mais aussi par '' mon semblable mon frère''
Je ne comprends pas pourquoi il utilise deux adjectifs opposés : hypocrite puis il dit semblable.

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Baudelaire, Au lecteur

Bonjour,

Les deux adjectifs ne sont pas opposés.
Le lecteur à qui sont destinées les Fleurs du mal est un semblable de Baudelaire justement parce qu'il est hypocrite comme lui.
Il faut alors rechercher l'acception probable du mot. Elle se situe d'abord dans ce goût pervers et transgresseur pour les beautés du péché, dans la "religion travestie", et enfin dans la dualité des sentiments, ceux du dandy qui veut faire illusion alors qu'il est habité d'un désespoir secret.Pour le satanisme de Baudelaire, regarde cette discussion ici
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