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Durkheim, L’Éducation morale - Représentez-vous […] un être affranchi de toute limitation extérieure...

Bonjour à toutes et à tous !!
J'ai besoin de vous !!
Voilà j'ai fais la question 1 mais le reste, est difficile !! Je ne comprends pas !!
HELP !! Et merci du coup de main que vous pourrez me filé !!

Auteur : DURKHEIM

Représentez-vous (…) un être affranchi de toute limitation extérieure, un despote plus absolu encore que ceux dont nous parle l'histoire, un despote qu'aucune puissance extérieure ne vienne contenir et régler. Par définition, les désirs d'un tel être sont irrésistibles. Dirons-nous donc qu'il est tout-puissant ? Non certes, car lui-même ne peut leur résister. Ils sont maîtres de lui comme du reste des choses. Il les subit, il ne les domine pas. En un mot, quand nos tendances sont affranchies de toute mesure, quand rien ne les borne, elles deviennent ellesmêmes tyranniques, et leur premier esclave, c'est le sujet même qui les éprouve. Aussi, vous savez quel triste spectacle il nous donne. Les penchants les plus contraires, les caprices les plus antinomiques (1) se succèdent les uns aux autres, entraînant ce souverain soi-disant absolu dans les sens les plus divergents, si bien que cette toute-puissance apparente se résout finalement en une véritable impuissance. Un despote est comme un enfant : il en a les faiblesses, et pour la même raison. C'est qu'il n'est pas maître de lui-même. La maîtrise de soi, voilà la première condition de tout pouvoir vrai, de toute liberté digne de ce nom.

DURKHEIM

(1) antinomique : contradictoire.

QUESTIONS :

1° Dégagez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.


a) Pour quelle raison croit-on qu'un despote absolu serait tout-puissant? (lignes 1 à 3)
b) expliquez :"leur premier esclave, c'est le sujet même qui les éprouve". Dites pourquoi "cette toute-puissance apparente se résout finalement en une véritable impuissance".

3° Pour être libre, faut-il être maître de soi ?

QUESTION 1)
d'une part que l'homme est l'esclave de ses propres désirs et pulsions ; et d'autre part que le meilleur moyen de sortir de cet état n'est pas d'avoir plus de moyens ou de pouvoir mais bien d'améliorer sa "maitrise de soi"

2 (Modifié par Jehan 29/09/2018 à 18:22)

Durkheim, L’Éducation morale - Représentez-vous […] un être affranchi de toute limitation extérieure...

Bonjour tout le monde, j'aimerais un peu d'aide pour répondre à ces question, je n'est pas trop compris le texte. Est ce que quelqu'un aurait la gentillesse de m'aider s'il vous plait ?
J'ai déjà trouver la thèse il me manque plus que le problème a expliquer
En vous remerciant

Représentez-vous (…) un être affranchi de toute limitation extérieure, un despote plus absolu encore que ceux dont nous parle l'histoire, un despote qu'aucune puissance extérieure ne vienne contenir et régler. Par définition, les désirs d'un tel être sont irrésistibles. Dirons-nous donc qu'il est tout-puissant ? Non certes, car lui-même ne peut leur résister. Ils sont maîtres de lui comme du reste des choses. Il les subit, il ne les domine pas. En un mot, quand nos tendances sont affranchies de toute mesure, quand rien ne les borne, elles deviennent elles mêmes tyranniques, et leur premier esclave, c'est le sujet même qui les éprouve. Aussi, vous savez quel triste spectacle il nous donne. Les penchants les plus contraires, les caprices les plus antinomiques (1) se succèdent les uns aux autres, entraînant ce souverain soi-disant absolu dans les sens les plus divergents, si bien que cette toute-puissance apparente se résout finalement en une véritable impuissance. Un despote est comme un enfant : il en a les faiblesses, et pour la même raison. C'est qu'il n'est pas maître de lui-même. La maîtrise de soi, voilà la première condition de tout pouvoir vrai, de toute liberté digne de ce nom.
DURKHEIM
(1) antinomique : contradictoire.

Questions :

1- Quel est le problème du texte ? Quelle est la thèse que développe Durkheim pour répondre à ce problème ? Avec quel raisonnement justifie-t-il cette thèse ?

2- Expliquer :

A) Pourquoi " quand nos tendances sont affranchies de toute mesure, quand rien ne les bornes, elles deviennent elles-mêmes tyranniques esclave c'est le sujet même qui les éprouves", en précisant comment "cette toute-puissance apparente se résout finalement en une véritable impuissance"

B) Pourquoi : "la maitrise de soi, voila la première condition de tout pouvoir vrai, de toute liberté digne de ce nom" ? Montrer que cette idée constitue la thèse du texte.

3 (Modifié par Jehan 16/11/2019 à 19:43)

Durkheim, L’Éducation morale - Représentez-vous […] un être affranchi de toute limitation extérieure...

Hey voilà j'ai une explication de texte à rendre lundi. Pourriez-vous me pré-corriger ma copie s'il vous plaît. Je n'ai pas fait la conclusion par contre. Thanks 

A réfléchir à la maîtrise de soi, cela correspond à une particularité de la raison humaine. La maîtrise de soi correspond à une domination ou un contrôle que l'on exerce sur nous- même. En effet, les hommes sont capables d'exercer leur raison pour éviter les désirs qui sont nuisibles et de dépendre d'eux. De plus, si rien ne borne nos désirs, ils deviennent tyranniques. En effet, dans l'Education morale de Durkheim écrit en 1903, l'auteur se penche sur les désirs tyranniques et la maîtrise de soi. Il affirme que la maîtrise de soi est la première condition de liberté et de pouvoir vrai. Ici, la liberté prend le sens de l’antonyme de la servitude.
Néanmoins, cette thèse n'est pas évidente car on pourrait penser que certains hommes peuvent ne pas se maîtriser et être tout de même libres. En effet, le sens de liberté peut très bien  prendre le sens d'agir sans contraintes extérieurs.
Un homme peut très bien être libre dans ce sens qu'il n'a pas de contraintes extérieurs pour agir. Dom Juan, qui est un hédoniste agit indépendamment et sans contraintes. Donc, ce dernier peut très bien réaliser ses désirs sans aucune contrainte. Cependant, dans ce texte, un homme qui n'a pas de maîtrise de soi pour réaliser ses désirs n'est pas libre.  La thèse présente  des enjeux pour ceux qui exercent la maîtrise d'eux-même. S'ils se maîtrise trop, ils peuvent être frustrés.
Après nous avoir penché sur une expérience de pensée qui nous montre qu'un despote absolu à obligatoirement des désirs irrésistibles de la ligne 1 à 5, il généralisera son expérience de pensée à tout les hommes. Ensuite, Durkheim nous montrera les conséquences des désirs tyranniques sur le despote de la ligne 7 à 11. Pour finir, il énoncera sa thèse à la fin du texte à la ligne 12.

Au début du texte, l'auteur fait appel à notre pensée et à notre imagination « Représentez-vous » (l.1). On imagine un être qui ne possède aucune limitation extérieure pour freiner ses désirs, soit « un despote des plus absolus » (l.1). Ici, le despote est libre dans le sens qu'il n'a aucune contrainte extérieure extérieure pour agir « qu'aucune puissance extérieure ne vienne contenir et régler » (l.2-3). Cela à pour conséquence qu'il possède des désirs tyranniques. En effet, Durkheim tire de ces induction un argument inductif « Par définition, les désirs d'un tel être sont irrésistibles »(l.3). De ce fait, un despote qui ne possède aucune limite extérieure à ses désirs aura les désirs les plus fous, les plus tyranniques comme une grande soif de richesse ou de territoire. Cependant, la puissance du despote est vite raillée par «  Non, certes, car lui-même ne peut leur résister. Ils sont maîtres de lui comme du reste des choses ». (l.4-5).  Le terme « maître » est associé à la servitude des désirs irrésistibles par le despote. Cela peut s’illustrer avec Louis XIV, ce fut un roi qui
réalisa tous ses désirs dont les plus tyranniques comme la construction du somptueux château de Versailles alors qu'il possédait déjà un château à Paris. Son désir de gagner du territoire et donc plus de pouvoir en allant à la guerre est aussi équivalent à un désir irrésistible propre aux despotes. Ainsi, les désirs tyranniques dominent même les plus grands despotes.

Après avoir fait une expérience de pensée avec un  despote pour nous mettre en contexte, Durkheim ne se penche plus sur un cas, mais généralise ce qu'il a imaginé à l'ensemble des hommes. 
Un despote correspond à un souverain absolu qui gouverne avec autorité. Par définition, un despote domine les hommes. On pourrait donc se demander
si le despote se fait dominer par ces désirs irrésistibles, est-ce également le cas pour un  homme sans pouvoir ? De la ligne 6 à 8, Durkheim généralise l'expérience de pensée à tout les hommes « En un mot » (l.5), il énonce par la suite un argument inductif qui reprend les faits imaginés sur le despote pour arriver à une information générale sur les hommes « quand nos tendances sont affranchies de toute mesure, quand rien ne les bornent, elles deviennent elles-mêmes tyranniques » (l.5-6). Le désir est la tendance qui porte à vouloir obtenir un objet connu ou imaginé. Ainsi, un désir est tyrannique si et seulement si on porte à tout le temps vouloir obtenir quelque chose de vain. Un désir vain, correspond chez les épicuriens, à un désir qui ne peut pas être comblé d'atome et dont leur accomplissement augmente encore plus le désir de les réaliser, c'est donc un cercle sans fin. Ainsi, ces désirs ne  peuvent être jamais satisfaits durablement étant donné qu'ils ne seront jamais comblés d'atomes. De plus, les désirs tyrannique ne sont pas capable d'être satisfaits aussi durablement Ainsi, lorsque nous n'avons aucune limite extérieur, nos désirs deviendraient vains et donc tyranniques. Cela vaudrait donc pour tout les hommes.  Ensuite, il nous affirme que les victimes des désirs tyranniques sont ceux qui les éprouvent «  et leur premier esclave, c'est le sujet même qui les éprouve »(l.5-6). Or, le mot esclave est l'antonyme de la liberté. De ce fait, les  victimes des désirs tyranniques sont dans une situation de servitude de ces désirs.  Par exemple, la cigarette est un désir tyrannique, car on en redemande tout le temps et cela est vain car ce désir ne peut pas être comblé d'atome et donc incapable d'être satisfaits, selon Epicure.


Durkheim nous à montré que les désirs tyranniques s'applique à tout les hommes qui n'ont pas de limites extérieures. Ensuite, il imagine les conséquences des tyranniques sur le despote. Les conséquences des désirs tyranniques  sont péjorative. En effet,  « Vous savez quel triste spectacle » (l.7) nous réinvite à utiliser notre imagination  pour imaginer les conséquences des désirs tyranniques sur le despote, ceci est un argument par conséquence. Il multiplie les crises et les caprices qui se succèdent. Les désirs tyranniques contrôlent ainsi les hommes qui perdent la raison en faisant des caprices . La puissance correspond ici à la domination. Or,, la puissance du roi n'est qu'une apparence, car il est dominé par quelque chose, ses désirs tyranniques. « Les penchants les plus contraires, les caprices les plus antinomiques se succèdent les uns aux autres, entraînant ce souverain soi-disant absolu dans les sens les plus divergents, si bien que cette toute puissance s'apparente se résout finalement en une véritable impuissance » (l.8-10). De plus, la raison correspond à la faculté qui permet à l'être humain de connaître, de juge et d'agir conformément à des principes. De ce fait, le despote ne juge et n'agit plus à des principes. Finalement, ce dernier qui paraît puissant est en réalité impuissant  à cause des désirs tyranniques qui le rendent esclave. Ensuite, il y a une comparaison entre un despote et un enfant car les deux ne se maîtrisent pas « Un despote est comme un enfant ; il en a les faiblesses, et pour la même raison. C'est qu'il n'est pas maître de lui-même »(l.10-11), c'est un raisonnement par analogie. Or, la maîtrise de soi est la qualité d'une personne qui sait se contrôler. Donc, un despote et un enfant de possèdent pas cette qualité. Néanmoins, la comparaison entre un despote et un enfant n'est pas à interpréter dans le sens de la faiblesse  du manque de force ou de vigueur physique. Par exemple, un despote absolu, s'il n'est pas malade, , n'a pas la faiblesse physique d'un enfant. Ces derniers sont faibles dans la mesure ou ils n'ont pas de résistances face aux désirs tyranniques.

Ensuite, après avoir montré les conséquences des désirs tyranniques d'un souverain, il énonce sa thèse à la ligne 12 « La maîtrise de soi, voilà la première condition de tout pouvoir vrai, de toute liberté digne de ce nom ». Cette dernière correspond à la solution pour échapper aux désirs tyranniques. Pour Durkheim, la vrai liberté correspond à la non-servitude des désirs tyranniques. Ici, le terme « condition » est comme un prérequis pour avoir un vrai pouvoir. En effet, sans ça, le pouvoir vrai et la liberté digne de ce nom est impossible. Le pouvoir vrai est associé à la domination des désirs tyranniques. Ce pouvoir à plus de valeur que celui des despotes. De plus, cette thèse est en accord avec On pourrait comparer ceci à la thèse épicurienne qui consiste à ne pas s'adonner aux désirs vains, mais uniquement aux désirs naturels nécessaires et naturels mais non-nécessaires. Ces désirs doivent être comblés d'atomes pour être satisfaits, selon Epicure.
De plus, on peut également comparer ceci aux stoïciens. La maîtrise de soi est un trait de la raison et cela dépend de nous. Or, les désirs tyranniques ne dépendent pas de nous. Il ne faut  pas s'en préoccuper afin de n'être pas malheureux. La citation suivante d'Epictète s'appuie sur  la thèse stoïcienne pour renoncer aux désirs tyranniques « Il n’y a qu’une route vers le bonheur, c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté. ». Par exemple, si on ne cède pas à l'envie de fumer, nous ne sommes pas en situation de servitude face à la cigarette, nous sommes donc libres et possédons le pouvoir de dominer ce désir.  Ainsi, selon Durkheim, la maîtrise de soi est le prérequis pour ne dépendre d'aucun désir.
Toutefois, la maîtrise de soi, qui correspond ici au contrôle de nos désirs, peut avoir pour conséquence la frustration. La frustration est l'empêchement de la réalisation d'un désir. Or, l'empêchement est l'antonyme de la liberté. De ce fait, la maîtrise de soi n'a pas toujours pour conséquence la liberté lorsqu'elle est excessive.

Je vous donne le texte:

Représentez-vous (...) un être affranchi de toute limitation extérieure, un despote plus absolu encore que ceux dont nous parle l'histoire, un despote qu'aucune puissance extérieure ne vienne contenir
et régler. Par définition, les désirs d'un tel être sont irrésistibles. Dirons-nous donc qu'il est tout-
puissant ? Non certes, car lui-même ne peut leur résister. Ils sont maîtres de lui comme du reste des choses. Il les subit, il ne les domine pas. En un mot, quand nos tendances sont affranchies de toute mesure, quand rien ne les borne, elles deviennent elles-mêmes tyranniques, et leur premier esclave,
c'est le sujet même qu'il les éprouve. Aussi, vous savez quel triste spectacle il nous donne. Les
penchants les plus contraires, les caprices les plus antinomiques se succèdent les uns aux autres,
entraînant ce souverain soi-disant absolu dans les sens les plus divergents, si bien que cette toute- puissance apparente se résout finalement en une véritable impuissance. Un despote est comme un
enfant: il en a les faiblesses, et pour la même raison. C'est qu'il n'est pas maître de lui-même. La
maîtrise de soi, voilà la première condition de tout pouvoir vrai, de toute liberté digne de ce nom.

Durkheim, L'Education morale (1903)

4 (Modifié par Jehan 16/11/2019 à 19:41)

Durkheim, L’Éducation morale - Représentez-vous […] un être affranchi de toute limitation extérieure...

Bonsoir.

Le rôle de ce forum n'est pas de "pré-corriger" les copies  (presque) entièrement rédigées, mais d'apporter des aides ponctuelles...

Durkheim, L’Éducation morale - Représentez-vous […] un être affranchi de toute limitation extérieure...

Trop long...