1

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

Pendant ces vacances je dois rédiger une question de corpus. Sur un texte de Robespierre, Hugo et Camus.  https://fr.wikisource.org/wiki/Discours … rre,_1791) : lien du texte a   



texte b:

Condamné à mort !
Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !
Autrefois, car il me semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C’étaient des jeunes filles, de splendides chapes d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C’était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort !
Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu’on m’adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m’obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau.
Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant :
Ah ! ce n’est qu’un rêve ! - Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s’entre ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l’horrible réalité qui m’entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille : - Condamné à mort !


texte c :
Peu avant la guerre de 1914, un assassin dont le crime était particulièrement révoltant (il avait massacré une famille de fermiers avec leurs enfants) fut condamné à mort en Alger. Il s’agissait d’un ouvrier agricole qui avait tué dans une sorte de délire du sang, mais avait aggravé son cas en volant ses victimes; l’affaire eut un grand retentissement. On estima généralement que la décapitation était une peine trop douce pour un pareil monstre. Telle fut, m’a t’on dit, l’opinion de mon père que le meurtre des enfants, en particulier, avait indigné. L’une des rares choses que je sache de lui, en tout cas est qu’il voulut assister à l’exécution, pour la première fois de sa vie. Il se leva dans la nuit pour se rendre sur les lieux du supplice, à l’autre bout de la ville au milieu d’un grand concours de peuple. Ce qu’il vit, ce matin là, il n’en dit rien à personne. Ma mère raconte seulement qu’il rentra en coup de vent, le visage bouleversé, refusa de parler, s’étendit un moment sur le lit et se mit tout d’un coup à vomir. Il venait de découvrir la réalité qui se cachait sous les grandes formules dont on la masquait. Au lieu de penser aux enfants massacrés, il ne pouvait plus penser qu’à ce corps pantelant qu’on venait de jeter sur une planche puis lui couper le cou.
Il faut croire que cet acte rituel est bien horrible pour arriver à vaincre l’indignation d’un homme simple et droit et pour qu’un châtiment qu’il estimait cent fois mérité n’ait eu finalement d’autre effet que de lui retourner le cœur. Quand la suprême justice donne seulement à vomir à l’honnête homme qu’elle est censée protéger, il paraît difficile de soutenir qu’elle est destinée, comme ce devrait être sa fonction, à apporter plus de paix et d’ordre dans la cité. Il éclate au contraire qu’elle n’est pas moins révoltante que le crime et que ce nouveau meurtre, loin de réparer l’offense faite au corps social, ajoute une nouvelle souillure à la première.



Donc voila j'ai fais la présentation des textes sans problème, j'ai donné le 1 er élément qui ai la volonté de convaincre dans les 3 textes après je suis coincé sur l'implication du locuteur dans son discours
merci de votre aide

2

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

Mais quelle est donc la question ?

Remarquez l'originalité du corpus : la progression de la politique à la littérature puisque l'on passe par ordre chronologique d'un homme politique (Robespierre) à un écrivain (Camus) en passant par un homme politique aussi écrivain (Hugo).

3

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

la question est : par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause? comparer leur genre, tonalité et l'implication du locuteur dans son discours

4

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

N'hésite pas à revoir les fonctions du langage de Jakobson.

5

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

Quelqu'un peut m'aider ?

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

Et bien, pourrais-tu identifier les genres et les registres employés dans les textes pour commencer ?

7

Par quels procédés les auteurs cherchent-ils à rallier leur auditoire à leur cause ?

le texte a est un discours, le texte b est un journal intime inventé et le texte c est un extrait de roman
le registre dans ces trois textes est le registre polemique