1

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Bonjour à tous,

je me permet de solliciter votre aide.
Je ne suis pas un professionnel de littérature, ni même étudiant dans le domaine.
Mais je me marie le mois prochain et j'ai voulu écrire un poème en alexandrins pour ma chérie.
L'idée est de commencer à le réciter comme si je faisais un discours normal - pas un poème donc - et de rapidement changer de style. Vous comprendrez en lisant  . J'y mélange un peu d'humour et des passages plus sérieux.
J'ai fini de le rédiger. Je ne suis pas satisfait par certaines parties mais je ne peux pas continuer à y travailler car la date fatidique approche et je dois encore l'apprendre par coeur.

Et donc voilà. Je ne demande pas à ce qu'on me le réécrive ni même à ce qu'on m'en transforme des passages entiers.
Simplement je voudrais avoir des idées. Si c'est très mauvais je préfère le savoir d'avance histoire de ne pas me couvrir de ridicule. Et éventuellement si l'une ou l'autre suggestion vous vient à l'esprit, je suis preneur.

Un grand merci à tous ceux qui prendront la peine de le lire.

Le poème

Bonjour à tous, bonjour à toutes et aux enfants.
Je me permet de prendre un peu de votre temps.
“Enfants” rime avec “temps”; voilà qui est commode.
Bon! Les alexandrins, ne sont plus trop de mode,
Mais qu’importe la mode et vive les poèmes.
La mode est inutile à qui veut dire “je t’aime”.
Au contraire les vers, courageux voyageurs,
Rentrent par les oreilles et vont frapper les coeurs.

Je lis sur vos visages un peu d’étonnement
Et je comprend fort bien qu’on ne voit pas souvent
Un homme déclarer sa flamme en poésie.
Vous m’excuserez donc, pour cette fantaisie.
Je sais bien qu’aujourd’hui, il faut que le marié
Pour surprendre sa belle, au moins sache danser.
S’avance en chantant, comme un prince charmeur
Irrésistiblement, lui ravisse le coeur.

Cette image pourtant, ne me va pas du tout
La danse et les chansons ne sont pas de mon gout.
Quand je danse mes pieds se transforment en sabots
Loin d’être gracieux, je n’ai l’air que d’un sot.
Et si pour Éloïse il me prend de chanter,
Un chant pour les petits, facile à entonner
Cette adorable enfant, m’écoute et me répond
D’un sourire indulgent, plein de compassion.
C’est donc pour préserver mon honneur, ma fierté
Que j'entrepris d’écrire, plutôt que de danser.

Ce n’était pas plus simple, il faut le préciser.
Écrire c’est un art, écrire c’est créer.
Il faut réconcilier, et le sens et la rime.
Il faut que les idées dans la langue s’expriment,
Et le fassent avec grâce et avec harmonie.
Le sens toujours s’oppose à la rime ennemie.
Ils agissent tous deux comme un vieux couple au lit.
L’un prend la couverture et l’autre s’enhardit
Et tire encore plus fort. Et l’autre découvert
Tire et de plus se venge à coups de pied pervers.
Et quand enfin les deux se sont réconciliés
Quand le texte est écrit, quand il est achevé,
Quand je me suis relu, quand tout est corrigé,
Je voudrais souffler mais… je n’ai pas terminé.
Car pour faire un poème, il faut pouvoir l’écrire,
Mais encore, et c’est pire : il faut le retenir.

Enfin! Nous voilà donc, moi et ma poésie,
La rime avec le sens est devenue amie,
J’ai tout relu cent fois et fais les corrections
J’ai même retenu, jusqu’aux ponctuations.
Mais il ne s’agirait que d’un vain bavardage,
Tout ceci ne serait qu’un mauvais verbiage,
Si l’amour, oui l’amour ne m’avait inspiré
Et comme disait Boileau, mon auteur préféré
Quand des élans du coeur, on veut peindre les feux
“C’est peu d’être poète, il faut être amoureux.”

Ma chérie, aujourd’hui, nous nous sommes mariés,
Et alors qu’à nos doigts les anneaux sont passés,
C’est Dieu! Le Tout Puissant, le Père, le Créateur,
Le Fils et l’Esprit-Saint, enfin, notre Seigneur,
Qui favorablement regarda notre union,
Et qui nous accorda sa bénédiction.
C’est Lui qui habitant nos coeurs à tous les deux
Sût, mieux que toi et moi, que toi et moi, c’est mieux.
Et qui pour me combler, fit entrer dans ma vie,
Celle qui est pour moi épouse et amie
Confidente, âme-soeur , qui écoute et comprend
Et pour nos deux enfants, la meilleure des mamans.

Mon amour en ce jour je voudrais te promettre,
Que je serai poli, que je serai honnête,
Que toujours sans râler, je ferai la vaisselle
Dans l’averse et le vent, de sortir les poubelles
Et je voudrais jurer que c’est bien terminé
De ne jamais baisser la planche des WC.
Et pour faire plus fort, je voudrais dire encore,
Que j’en ai bien fini de ronfler quand je dors
Et même, je dirais, pour devenir parfait
Que les draps seront propres et le lit sera fait
Les meubles et le buffet, les chaises et les divans
Tout sera nettoyé et tout brillera tant
Qu’afin de regarder ces nouvelles merveilles
A l’entrée on mettra des lunettes de soleil.
Et du buffet d’ailleurs, précédemment cité
Je sais que tu voudrais me voir me séparer
“Eh bien soit! j’y consent”, aimerais-je te dire
“Car tu avais raison, je le dis sans rougir”.
Enfin pour terminer de devenir parfait
Je promettrais aussi et cela sans délais
A la musculation de retourner bientôt
Être prêt à souffrir pour me rendre plus beau
Et à force d’efforts, de courage, de passion
Rendre émue Aphrodite et jaloux Apollon.

Je voudrais, j’aimerais, mais toutes ces promesses
Ces paroles et serments masquent mal ma faiblesse
Mes résolutions, mes bonnes intentions
Préludent trop souvent un bien triste abandon.
Cependant! Cependant, je peux quand même dire
Un serment où jamais je ne pourrais faillir
Cette belle promesse est d’être, mon amour
Toujours à tes côté, et de t’aimer toujours.

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

  Bien, je trouve que tu as eu une bonne idée et que tu l'as bien menée...plutôt dans l'humour...Tu sembles chanter plus la grâce de la poésie que celle de l'aimée...mais je suppose que, assuré d'une bonne complicité avec elle, tu es sûr de lui plaire ainsi...et le ton de l'humour ne t'engagera pas trop si tu as des difficultés à tenir certaines promesses....malin ça ! 
Permets-moi de te proposer, de t'offrir pour l'occasion ces deux vers (Tchin tchin !?), à substituer aux tiens, si ça t'arrange....sinon dépose-les sur la plage (Ebay ?)...la mer les emportera....

- En danse mes pieds semblent chaussés de sabots
- En poésie, je rime en rythme et rends ça beau
....Je dirais peut-être plutôt " Sous l'averse et le vent "...qu'on te sente un peu ployer  mais férocement déterminé dans ta mission...On ne dira jamais assez les "travaux d'Hercule" que nous accomplissons quotidiennement !

Autrement, il est difficile de faire mieux...tes doutes viennent peut-être de l'impression de ne pas avoir rendu au plus juste ta pensée ?...Rien ne me choque, c'est déjà du beau travail, et bon courage pour la scène de ménage au lit avec les coups de pieds pervers...avec les sabots ?....
Pourquoi ne pas lire plutôt que d'apprendre par cœur ?...bien sûr il faudra faire disparaitre l'anti-sèche après...à cause des promesses.
Je trouve donc cela parfaitement réussi...sauf si t'avais l'intention de faire une ode à l'aimée bien sûr...le ton est bon, mais il me semble, qu'en de telles circonstances, il est de bon ton d'adresser davantage qu'un bonjour à l'assemblée...les remercier d'être là et leur assurer le plaisir que tu en as...non ?

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Et donc voilà. Je ne demande pas à ce qu'on me le réécrive ni même à ce qu'on m'en transforme des passages entiers.
Simplement je voudrais avoir des idées. Si c'est très mauvais je préfère le savoir d'avance histoire de ne pas me couvrir de ridicule. Et éventuellement si l'une ou l'autre suggestion vous vient à l'esprit, je suis preneur.
Un grand merci à tous ceux qui prendront la peine de le lire.

J'ai lu et j'aime bien. Franchement.

Certains alexandrins sont faux. Peut-être accepteras-tu une correction qui ne modifie pas grand chose à ton propos...
Sinon, laisse en l'état.
Et puis, comme Jano, je te conseille de lire.

Le poème

Bonjour à tous, bonjour à toutes et aux enfants.
Je me permet de prendre un peu de votre temps.
“Enfants” rime avec “temps”; voilà qui est commode.
Bon! Les alexandrins, ne sont plus trop de mode,
Mais qu’importe la mode et vive les poèmes.
La mode est inutile à qui veut dire “j’aime”.
Au contraire les vers, courageux voyageurs,
Rentrent par les oreilles et vont frapper les coeurs.

Je lis sur vos visages un peu d’étonnement
Et je comprends fort bien qu’on ne voit pas souvent
Un homme déclarer sa flamme en poésie.
Vous m’excuserez donc, pour cette fantaisie.
Je sais bien qu’aujourd’hui, il faut que le marié
Pour surprendre sa belle, au moins sache danser.
S’avance, en chantant, comme un prince charmeur
Irrésistiblement, lui ravisse le coeur.

Cette image pourtant, ne me va pas du tout
La danse et les chansons ne sont pas de mon goût.
Quand je danse mes pieds se muent en lourds sabots
Loin d’être gracieux, je n’ai l’air que d’un sot.
Et si pour Éloïse il me prend de chanter,
Un chant pour les petits, facile à entonner
Cette adorable enfant m’écoute et me répond
D’un sourire indulgent, plein de compassi-on.

C’est donc pour préserver mon honneur, ma fierté
Que j'entrepris ces vers, plutôt que de danser.
Ce n’était pas plus simple il faut le préciser.
Écrire c’est un art, écrire c’est créer.
Il faut réconcilier, et le sens et la rime.
Il faut que les idées dans la langue s’expriment,
Et le fassent avec grâce et avec harmonie.
Le sens toujours s’oppose à la rime ennemie.

Ils agissent tous deux comme un vieux couple au lit.
L’un prend la couverture et l’autre s’enhardit
Et tire encore plus fort. Et l’autre découvert
Tire et de plus se venge à coups de pied pervers.
Et quand enfin les deux se sont réconciliés
Quand le texte est écrit, quand il est achevé,
Quand je me suis relu, quand tout est corrigé,
Je voudrais souffler mais… je n’ai pas terminé.
Car pour faire un poème, il faut pouvoir l’écrire,
Mais encore, et c’est pire : il faut le retenir.

Enfin! Nous voilà donc, moi et ma poésie,
La rime avec le sens est devenue amie,
J’ai tout relu cent fois et fais les corrections
J’ai même retenu jusqu’aux ponctuations.
Mais il ne s’agirait que d’un vain bavardage,
Tout ceci ne serait qu’un mauvais verbiage,
Si l’amour, oui l’amour ne m’avait inspiré.
Comme disait Boileau, mon auteur préféré
Quand des élans du coeur, on veut peindre les feux
“C’est peu d’être poète, il faut être amoureux.”

Ma chérie, aujourd’hui, nous  sommes mariés,
Et alors qu’à nos doigts les anneaux sont passés,
C’est Dieu! Le Tout Puissant, le Père créateur,
Le Fils et l’Esprit-Saint, enfin, notre Seigneur,
Qui favorablement regarda notre union,
Et qui nous accorda sa bénédicti-on.
C’est Lui qui habitant nos coeurs à tous les deux
Sut, mieux que moi et toi, que toi et moi, c’est mieux.
Et qui pour me combler, fit entrer dans ma vie,
Celle qui est pour moi et épouse et amie
Confidente, âme-soeur , qui écoute et comprend,
Et pour nos deux enfants, la reine des mamans.

Mon amour, en ce jour je voudrais te promettre,
Que je serai poli, que je serai honnête,
Que toujours sans râler, je ferai la vaisselle
Et jamais n'oublierai de sortir les poubelles.
Et je voudrais jurer que c’est bien terminé
De ne jamais baisser la planche des WC.
Et pour faire plus fort, je voudrais dire encore,
Que j’en ai bien fini de ronfler quand je dors
Et même, je dirais, pour devenir parfait
Que les draps seront propres et le lit sera fait
Les meubles et le buffet, les chaises et les divans
Tout sera nettoyé et tout brillera tant
Qu’afin de regarder ces nouvelles merveilles
Il nous faudra porter lunettes de soleil.
Et du buffet d’ailleurs, précédemment cité
Je sais que tu voudrais me voir me séparer
“Eh bien soit ! j’y consens”, aimerais-je te dire
“Car tu avais raison, je le dis sans rougir”.
Enfin pour terminer de devenir parfait
Je promettrais aussi et cela sans délai
A la musculation de retourner bientôt
Être prêt à souffrir pour me rendre plus beau
Et à force d’efforts, de courage, de passion
Rendre émue Aphrodite et jaloux Apollon.

Je voudrais, j’aimerais, mais toutes ces promesses
Ces mots et ces serments masquent mal ma faiblesse
Mes résoluti-ons, mes bonnes intentions
Précèdent trop souvent un bien triste abandon.
Cependant! Cependant, je peux quand même dire
Un serment où jamais je ne pourrai faillir
Cette belle promesse est d’être, mon amour
Toujours à tes côtés, et de t’aimer toujours.

Bravo à toi et meilleurs voeux à vous deux !

4

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Merci à tous les deux pour votre temps et vos conseils 

Jano, le but en fait était effectivement de faire une ode à l'aimée, ou au moins de parler d'elle, d'amour et du mariage.
Au vu de tes remarques, je me suis rendu compte que je me suis sans doutes trop étalé sur la poésie elle-même. Je vais sans doutes prendre encore un peu de temps pour rajouter une strophe ou deux histoire d'équilibrer la balance.
J'avais bien pensé à lire le poème plutôt qu'à l'apprendre par coeur mais :

  • je préfère regarder le public et ne pas regarder ma feuille

  • dans le poème je dis textuellement "Car pour faire un poème, il faut pouvoir l’écrire, Mais encore, et c’est pire : il faut le retenir." Du coup...

  • Si j'ai dans une main le micro, et dans l'autre les feuilles que je lis, j'ai déjà les deux mains occupées. Or, je ne suis pas italien, mais je pense que la gestuelle, les mimiques, les regards sont aussi importants...

Voilà pourquoi je préfère prendre la peine de l'apprendre par coeur...
Ta remarque sur le bonjour est tout à fait pertinente. Je devrais sans doutes les saluer et les remercier plus convenablement. J'y veillerai.
Merci pour tes encouragements

gabiana, un tout grand merci pour tes corrections. Je les appliquerai telles qu'elles à certains endroits, et j'en retravaillerai d'autres moi-même. Mais dans tous les cas merci de m'avoir montré les erreurs.
Juste à un endroit :
Quand je danse mes pieds se transforment en sabots
que tu as changé en
Quand je danse mes pieds se muent en lourds sabots
Quelle en était la raison ?

En tout cas j'ai été surpris et un peu déçu en lisant ce site (cette page précisément  https://www.etudes-litteraires.com/prosodie.php) de voir que je n'avais absolument pas respecté la disposition des rimes.
Mais bon, je n'ai plus le temps de faire autant de changements...

Encore un grand merci à tous les deux 

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Spirituel et bien conduit. Le vers 15, même ponctué, est toujours faux !

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Juste à un endroit :
Quand je danse mes pieds se transforment en sabots
que tu as changé en
Quand je danse mes pieds se muent en lourds sabots
Quelle en était la raison ?

Seulement pour arriver à douze syllabes.

Mais je suis franchement admirative.
Et tu sais pour faire un poème il faut pouvoir l'écrire, pas forcément le réciter par coeur. Garde ta feuille à proximité. Tu imagines, si dans l'émotion, tu avais un trou...Mais peut-être n'es-tu pas émotif.

Le vers 15, voyons quel est le vers 15 ?
Ah, voilà :
S’a/van/ce, en /chan/tant,/ com/me un /prin/ce /char/meur (11)
Oserais-je ?
Se présente en chantant comme un prince charmeur (12)

7

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Merci jacquesvaissier pour le signalement  Effectivement j'ai mal compté mes syllabes à cause de la virgule...

gabiana, concernant le vers que tu as corrigé pour arriver à 12 syllabes, j'en compte 12 dans les deux vers : le tiens et le miens.
Mais je me pose la question : si on doit faire la liaison pour les verbes qui finissent pas -ent, alors effectivement ma phrase a une syllabes en trop :
Quand/je/dan/se/mes/pieds/se/trans/for/men/t-en/sabots (ou quelque chose du genre).
Est-ce là la raison ?

Sinon je sais que faire un poème c'est d'abord l'écrire je mens un peu quand j'écris qu'il faut le retenir, ce n'est pas vraiment nécessaire. Sauf que dans ce cas-ci je préfère regarder les gens pour avoir leur attention plutôt que de regarder ma feuille.
Mais clair que j'aurai ma feuille dans ma poche pour le cas où........
(je ne suis pas spécialement émotif à condition que je connaisse parfaitement mon texte et que je l'aie intégré... sinon je risque de stresser par peur de me tromper)

Concernant le vers 15, j'aime bien ta proposition. Personnellement j'avais pensé à "se rapproche". Je lui trouve une connotation plus "rentre-dedans", plus franche que "se présente" qui fait un peu timide. Or je décris ici un charmeur, genre le mec sûr de lui avec un sourire d'Aladin d'une oreille à l'autre... 
http://blogs.disney.com.br/wp-content/u … mile-6.jpg

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Heydrickx a écrit :

Mais je me pose la question : si on doit faire la liaison pour les verbes qui finissent pas -ent, alors effectivement ma phrase a une syllabes en trop :
Quand/je/dan/se/mes/pieds/se/trans/for/men/t-en/sabots (ou quelque chose du genre).
Est-ce là la raison ?

Je me permets de répondre sur ce point : oui, la présence de la finale -ent devant en oblige à faire la liaison, ce qui fait qu'il y a une syllabe supplémentaire.

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Concernant le vers 15, j'aime bien ta proposition. Personnellement j'avais pensé à "se rapproche".

Mais oui, Aladin !

10

Poème de mariage - Demande d'avis et corrections

Re-bonjour à tous,

je tenais juste à remercier encore une fois ceux et celles qui avaient répondu à mon message.
Le mariage a eu lieu avant-hier et le poème a été apprécié par tout le monde, et spécialement mon épouse 
Vos avis et conseils m'ont été forts utiles car, outre qu'ils m'ont permis de corriger certains vers, ils m'ont surtout permis d'être plus confiant et plus sûr de moi. J'ai pu le réciter d'une traite, sans hésitation, avec assurance, et sans sortir d'anti-sèche (que je n'avais même pas pris la peine d'emporter avec moi d'ailleurs).
Je poste ici la version finale du poème, celle que j'ai lue. Il reste encore quelques fautes, mais l'ensemble est, il me semble et de l'avis général, déjà très bien.

Encore un ENORME merci à tous ceux qui ont prit la peine de m'aider sur ce forum 

Le poème (version finale) :


Bonjour à tous, bonjour à toutes et aux enfants.
Je me permet de prendre un peu de votre temps.
“Enfants” rime avec “temps”; voilà qui est commode.
Bon! Les alexandrins, ne sont plus à la mode,
Mais qu’importe la mode et vive les poèmes.
La mode est inutile à un homme qui aime.
Contrairement aux mots, courageux voyageurs,
Qui rentrent par l’oreille et vont frapper le coeur.

Je lis sur vos visages un peu d’étonnement
Et je comprend fort bien qu’on ne voit pas souvent
Un homme déclarer sa flamme en poésie.
Vous m’excuserez donc pour cette fantaisie.
Je sais bien qu’aujourd’hui il faut que le marié
Pour surprendre sa belle, au moins sache danser.
Se rapproche en chantant, comme un prince charmeur
Irrésistiblement, lui ravisse le coeur.

Cette image pourtant, ne me va pas du tout
La danse et les chansons ne sont pas de mon goût.
Quand je danse mes pieds se transforment en sabots
Loin d’être gracieux, je n’ai l’air que d’un sot.
Et si pour Éloïse il me prend de chanter,
Un chant pour les petits, facile à entonner
Cette adorable enfant, m’écoute et me répond
D’un sourire indulgent, plein de compassion.
C’est donc pour préserver mon honneur, ma fierté
Que j'entrepris d’écrire, et non pas de danser.

Ce n’était pas plus simple, il faut le préciser.
Écrire c’est un art, écrire c’est créer.
Il faut réconcilier, et le sens et la rime.
Afin que les idées dans la langue s’expriment,
Et le fassent avec grâce et avec harmonie.
Le sens toujours s’oppose à la rime ennemie.
Ils agissent tous deux comme un vieux couple au lit.
L’un prend la couverture et l’autre s’enhardit
Et tire encore plus fort et le premier, fâché,
Grogne et râle et lui met quelques bons coups de pieds..
Et quand enfin les deux se sont réconciliés
Quand le texte est écrit, quand il est achevé,
Quand je me suis relu, que tout est corrigé,
Je voudrais souffler mais… je n’ai pas terminé.
Car pour faire un poème, il faut pouvoir l’écrire,
Mais encore, et c’est pire : il faut le retenir.

Enfin! Nous voilà donc, moi et ma poésie,
La rime avec le sens est devenue amie,
J’ai tout relu cent fois et fais les corrections
J’ai même retenu, jusqu’aux ponctuations.
Mais il ne s’agirait que d’un vain bavardage,
Tout ceci ne serait qu’un mauvais verbiage,
Si l’amour, oui l’amour ne m’avait inspiré
Comme disait Boileau, mon auteur préféré
Quand des élans du coeur, on veut peindre les feux
“C’est peu d’être poète, il faut être amoureux.”

Ma chérie, aujourd’hui, nous nous sommes mariés,
Et alors qu’à nos doigts les anneaux sont passés,
C’est Dieu! Le Tout Puissant, le Père Créateur,
Le Fils et l’Esprit-Saint, enfin, notre Seigneur,
Qui favorablement regarda notre union,
Et qui nous accorda sa bénédiction.
C’est Lui qui habitant nos coeurs à tous les deux
Sût, mieux que toi et moi, que toi et moi, c’est mieux.
Et qui pour me combler, fit entrer dans ma vie,
Celle qui est pour moi, et épouse et amie
Confidente, âme-soeur , qui écoute et comprend
Et pour nos deux enfants, la reine des mamans.

Mon amour en ce jour je voudrais te promettre,
Que je serai poli, que je serai honnête,
Que toujours sans râler, je ferai la vaisselle
Dans l’averse et le vent, de sortir les poubelles
Et je voudrais jurer que c’est bien terminé
De ne jamais baisser la planche des WC.
Et pour faire plus fort, je voudrais dire encore,
Que j’en ai bien fini de ronfler quand je dors
Et même, je dirais, pour devenir parfait
Que les draps seront propres et le lit sera fait
Les meubles et le buffet, les chaises et les divans
Tout sera nettoyé et tout brillera tant
Qu’afin de regarder ces nouvelles merveilles
Il nous faudra porter lunettes de soleil.
Et du buffet d’ailleurs, précédemment cité
Je sais que tu voudrais me voir me séparer
“Eh bien soit! j’y consent”, aimerais-je te dire
“Car tu avais raison, je le dis sans rougir”.
Enfin pour terminer de devenir parfait
Je promettrais aussi et cela sans délais
A la musculation de retourner bientôt
Être prêt à souffrir pour me rendre plus beau
Et à force d’efforts, d’ardeur et de passion
Rendre émue Aphrodite et jaloux Apollon.

Je voudrais, j’aimerais, mais toutes ces promesses
Ces mots et ces serments masquent mal ma faiblesse
Mes résolutions, mes bonnes intentions
Préludent trop souvent un bien triste abandon.
Cependant! Cependant, je peux quand même dire
Un serment où jamais je ne pourrais faillir
Cette belle promesse est d’être, mon amour
Toujours à tes côtés, et de t’aimer toujours.